Guerres & Histoires HS No. 4

Guerres & Histoires, le nouveau trimestriel de la gamme Science & Vie, met l’accent sur les principaux conflits qui ont marqué notre histoire. Il s’attache ainsi à livrer une explication claire sur les protagonistes des grandes guerres, leurs stratégies et leurs technologies d’armement.

País:
France
Idioma:
French
Editor:
Reworld Media Magazines
Periodicidad:
Bimonthly
US$ 6,24
US$ 28,79
6 Números

en este número

3 min.
édito

La pensée militaire du XXe siècle, et celle du nôtre, repose, pour beaucoup, sur deux grands théoriciens, Carl von Clausewitz et Antoine de Jomini. Or, le Prussien comme le Suisse sont des acteurs des guerres napoléoniennes, le premier, contre la France, le second, avec elle jusqu’en 1813. Tous deux ont bâti leur oeuvre considérable sur l’observation et l’analyse des campagnes du Corse. Voilà déjà une raison forte de lire ce quatrième hors-série de Guerres & Histoire. Une deuxième raison tient à la possibilité de prendre – en un seul numéro et avec une cartographie repensée – une vue globale des éléments de la guerre napoléonienne. Citons-les pêle-mêle, en sachant que chacun a fait couler des flots d’encre et mobilisé les enseignants des écoles de guerre dans le monde entier durant…

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6 min.
la 1 re campagne d’italie   1796-1797

Spécialiste de l’histoire militaire napoléonienne, Stéphane Béraud a publié une étude stratégique sur la première campagne d’Italie. Il a entamé une tétralogie sur la révolution militaire napoléonienne (2 volumes parus) qui ambitionne de dresser un panorama complet de tous les compartiments de l’art de la guerre durant l’Empire. UNE CAMPAGNE FULGURANTE ET STUPÉFIANTE À la veille de la campagne d’Italie de 1796, le Directoire a atteint ses objectifs militaires. Après quatre années de guerre, la République a réussi à affaiblir la 1 coalition des monarchies européennes et à occuper toute la rive gauche du Rhin. Il reste cependant à briser la volonté autrichienne pour faire accepter la prépondérance française. Dans ce but, Carnot conçoit un plan fondé sur une offensive principale en Allemagne et une opération secondaire de diversion en Italie. Ce…

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5 min.
premières victoires, de montenotte à mondovi

L’ouverture de la première campagne d’Italie est marquée par la topographie accidentée et cloisonnée du théâtre d’opérations des Alpes et des Apennins. Du fait de la guerre de montagne qui en résulte, les premières victoires de Bonaparte ne prennent pas la forme d’une bataille au sens classique du terme impliquant une unité de lieu, de temps et d’action. Elles se composent d’une succession de combats se déroulant sur plusieurs sites, lors de différentes journées et n’impliquant qu’une fraction des armées en présence. Le génie militaire de Bonaparte consiste à articuler ces combats pour en obtenir un résultat stratégique dans les mêmes conditions que pour une bataille décisive classique. Le premier objectif de Bonaparte est de briser l’alliance entre Sardes et Autrichiens en s’emparant du point de jonction entre les deux armées…

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5 min.
lodi, une manoeuvre sur les arrières qui crée la légende

L’armistice de Cherasco garantit la sécurité des arrières de l’armée d’Italie et permet son renforcement. Bonaparte dispose maintenant de 40 000 hommes contre 25 000 Autrichiens. Ce rapport de forces favorable autorise une ambitieuse manoeuvre sur les arrières visant la destruction de l’armée ennemie. Elle consiste à déborder l’un de ses f ancs pour intercepter ses lignes de communications et l’obliger à reculer de façon précipitée et en ordre dispersé. Le repli de Beaulieu sur la rive gauche du Pô suppose, pour assurer le succès de la manoeuvre, de régler préalablement la question déterminante du point de franchissement du f euve (voir encadré ci-dessous). Bonaparte prévoit de déborder la gauche de l’armée autrichienne, le plus à l’est possible, en contournant les rivières qui descendent des Alpes et en coupant ses…

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1 min.
pour franchir les cours d’eau, tout le monde est sur le pont

La campagne d’Italie est marquée par de multiples combats pour le franchissement de cours d’eau. Le théâtre d’opérations de l’Italie du Nord est en effet structuré par le Pô et ses affluents qui constituent autant d’obstacles naturels impliquant des moyens adaptés de franchissement. Bonaparte, qui ne dispose pas d’équipages de ponts, organise ses manoeuvres à partir des infrastructures existantes. Lors du franchissement du Pô à Plaisance, le chef de bataillon Andréossy, directeur des ponts de Bonaparte, fait passer l’avant-garde sur des bateaux capturés, puis établit un pont volant permettant de faire passer 500 hommes toutes les heures. Pour accélérer le débit des troupes, Andréossy lance un deuxième pont flottant. Résultat: quand l’avantgarde autrichienne est au contact, la tête de pont française est assez forte pour la repousser. Issu de l’école d’artillerie…

5 min.
à castiglione, le triomphe de la position centrale

En juin 1796, la situation de Bonaparte est loin d’être assurée malgré ses récentes victoires contre Beaulieu. L’Autriche ne désarme pas et prof te de la passivité française sur le front allemand pour reconstituer, sur le théâtre italien, une nouvelle armée placée sous les ordres du général Wurmser. Celui-ci dispose de 47 000 hommes pour délivrer Mantoue et reconquérir la Lombardie. En face, l’armée française comprend 40 000 hommes dont une partie doit être immobilisée pour investir la forteresse de Mantoue. Les Autrichiens peuvent attaquer les plaines italiennes par trois voies d’accès possibles. À l’ouest, la route de la Chiese qui présente l’avantage de déboucher à Brescia sur la ligne de communications française vers Milan. À l’est, la route de la vallée de la Brenta, qui aboutit dans les plaines…

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