Guerres & Histoires No. 53

Guerres & Histoires, le nouveau trimestriel de la gamme Science & Vie, met l’accent sur les principaux conflits qui ont marqué notre histoire. Il s’attache ainsi à livrer une explication claire sur les protagonistes des grandes guerres, leurs stratégies et leurs technologies d’armement.

País:
France
Idioma:
French
Editor:
Reworld Media Magazines
Periodicidad:
Bimonthly
US$ 6,24
US$ 28,79
6 Números

en este número

3 min.
édito

Ce dossier no 53 repose sur la notion de théâtre d’opérations, sans la définir. Pour Clausewitz, l’espace, les obstacles naturels donnent à un théâtre de guerre ses frontières et lui assurent une sorte d’indépendance vis-à-vis des autres théâtres. « Chaque théâtre, écrit-il, n’est pas une simple pièce d’un tout, mais un petit tout complet en soi. » Ce dernier point ne signifie pas qu’un théâtre constitue un isolat mais que chaque théâtre possède des caractéristiques propres, du fait des belligérants qui s’y affrontent, du type de guerre qu’on y mène, de la géographie, etc. Par exemple, il est certain, de ce point de vue, qu’inclure la guerre sinojaponaise et celle du Pacifique dans un même ensemble comme on le fait souvent gomme d’énormes différences, que la notion de théâtre fait,…

23 min.
suez, 1956: mission commando sur port-saïd

G&H: Pourquoi choisissez-vous d’entrer à l’École navale ? Jean-Louis Macary : Un peu par hasard. Je suis attiré par une école d’ingénieur mais à Brive, où j’habite, il n’y a pas de grandes écoles ni d’université. Un fils d’amis de mes parents était entré à l’École navale, et ce qu’il m’en raconte me donne envie. Vue de province, en 1949, à 17 ans, Navale c’était l’inconnu, l’aventure, et avec l’Indochine, on baignait encore dans une ambiance guerrière. J’entre donc en classe de préparation Flotte, au lycée Saint-Louis à Paris, puis à l’École navale, en face de Brest, dans la baie du Poulmic. C’est une décision curieuse puisque je suis né en 1932 dans un milieu plutôt artistique. Mes deux parents avaient fait les Beaux-Arts et mon père était architecte. Vous étiez déjà…

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1 min.
de la nationalisation… à l’humiliation

26 juillet 1956 : Nasser annonce la nationalisation du canal de Suez. Fin août 1956 : 45 000 Britanniques, 34 000 Français et 150 bâtiments de guerre sont rassemblés à Chypre. Le nom de code de l’opération qui se prépare est Mousquetaire. 29 octobre : Israël attaque l’Égypte, qui refuse de quitter le canal. 31 octobre : début de l’opération Mousquetaire. 2 novembre : la marine et l’aviation égyptiennes sont mises hors de combat. 5 novembre : début d’Amilcar, première opération aéroportée interalliée dont le but est de prendre les villes de Port-Saïd et Port-Fouad. 6 novembre : opération amphibie sur les deux ports en soutien de l’opération aéroportée. Les troupes franco-britanniques entament la descente le long du canal. Nuit du 6 au 7 novembre : l’URSS et les États-Unis font pression pour stopper l’opération. La…

1 min.
une victoire pour rien

Monté en secret entre Paris, Londres et Tel-Aviv, l’assaut contre l’Égypte combine des forces de ces trois pays. Tandis que les Israéliens mènent une attaque foudroyante contre le camp adverse dans le Sinaï, les Franco-Britanniques opèrent des débarquements et des largages aéroportés à l’entrée nord du canal de Suez (voir G&H no 19, p. 18). L’armée égyptienne s’effondre, mais les alliés n’ont rien gagné, à part provoquer la colère et l’intervention des États-Unis et de l’URSS, qui les contraignent à un retrait piteux. Pour Paris, il en allait certes de ses intérêts dans le canal mais, aussi et surtout, du soutien que Nasser accordait à la rébellion algérienne. Sur ces deux points, l’échec est complet.…

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12 min.
actus

DES SS BELGES ONT MITRAILLÉ DES JUIVES DEVANT LA BALTIQUE On sait depuis longtemps les SS « européens » diversement impliqués dans les crimes de masse du nazisme, en particulier à l’Est, même si les preuves documentées sont rares et souvent allusives. C’est une pierre nouvelle que vient de jeter dans la mare mémorielle le journaliste belge de la RTBF Gérald Vandenberghe après une minutieuse enquête sur les traces d’un ancien membre de la légion « Wallonie » (ci-dessus à gauche, Léon Degrelle, son fondateur, en avril 1944). Il s’avère que la participation de SS belges, tant flamands que wallons et bruxellois, est avérée par des documents officiels allemands lors du massacre de Palmnicken, en Prusse orientale (auj. Iantarny, dans l’oblast russe de Kaliningrad). Fin janvier 1945, face à l’approche de…

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6 min.
les canons de l’élégance

ÉBLOUIR Les Italiens maîtrisaient le damasquinage – un fil de métal précieux enchâssé dans une plaque d’acier – à la perfection. Le décor en argent de cette armure italienne permet de l’attribuer au futur roi de France Henri II, fils de François Ier . On y retrouve les couleurs du prince, sable (noir) et argent, le monogramme HC pour Henri et Catherine de Médicis, sa femme, et les trois croissants entrelacés des Valois. L’exubérant décor végétal est directement inspiré des fresques vaticanes de Raphaël. La présence sur le casque de deux dauphins indique la place d’Henri dans l’ordre de succession et permet de dater la pièce entre 1536, mort de son frère aîné François, et 1547, mort du roi son père. Forgée sur mesure, loin de n’être qu’un ornement, son…

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