Guerres & Histoires HS No. 10

Guerres & Histoires, le nouveau trimestriel de la gamme Science & Vie, met l’accent sur les principaux conflits qui ont marqué notre histoire. Il s’attache ainsi à livrer une explication claire sur les protagonistes des grandes guerres, leurs stratégies et leurs technologies d’armement.

País:
France
Idioma:
French
Editor:
Reworld Media Magazines
Periodicidad:
Bimonthly
US$ 6,24
US$ 28,79
6 Números

en este número

3 min.
édito

Ce dixième hors-série de Guerres&Histoire plonge à deux mains dans les boulons et la graisse chaude. L’idée d’étudier les armes par couple vient du bimestriel, dont nous reprenons d’ailleurs six articles, en leur ajoutant une illustration « en écorché ». Les chars, navires, avions et armes d’infanterie analysés ici se sont affrontés durant les guerres du XXe siècle, ou auraient pu, à quelques mois près, se retrouver nez à nez comme dans le cas du fusil français MAS 40 et du Mauser 98 K. Que le lecteur habitué de notre magazine ne s’effraie point: nous ne cédons pas aux sirènes du pur militaria. Compter les patins de chenille à longueur de pages sans se montrer capable d’élargir le débat n’est pas notre tasse de thé. Dans ce numéro, les armes…

13 min.
hiryu contre enterprise le duel qui résume la guerre du pacifique

Tout système d’armes est un compromis résultant des contraintes du temps, qu’elles soient économiques, politiques ou technologiques… Et cette affirmation s’applique plus que jamais aux porte-avions USS Enterprise et Hiryu qui s’affrontent le 4 juin 1942 à Midway par avions interposés (voir encadré p. 44). Tous deux résultent en effet des règles imposées en 1922 par le traité de Washington, qui limite le déplacement des flottes de porte-avions à 137 200 t* pour l’US Navy et 82 300 t pour la marine impériale. Chacune des deux forces s’organise en conséquence – avec une remarquable synchronicité. On construit d’abord deux petits navires expérimentaux, exemptés par le traité, l’USS Langley et le Hosho, livrés en 1922. Puis, en 1927, chaque marine reçoit deux navires de ligne convertis en porte-avions de plus de…

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6 min.
hiryu vs enterprise, dragon volant contre fantôme gris

HIRYU: Commandé en 1934, le Hiryu (« dragon volant ») est mis sur cale le 8 juillet 1936, lancé le 16 novembre 1937 et admis au service le 5 juillet 1939. Il forme alors avec le Soryu la 2e division de porte-avions qui rejoint la « force d’assaut » (kido butai) pour multiplier les victoires: Pearl Harbor (7 décembre), Wake (21 décembre), les Indes néerlandaises (janvier-mars 1942), le raid dans l’océan Indien (31 mars-10 avril), où ses avions aident à couler deux croiseurs et le porte-avions léger Hermes. Il est coulé à Midway le 5 juin 1942. 1 - DES GÈNES DE CROISEUR LOURD Le Hiryu trahit des caractéristiques de croiseur lourd, auquel il emprunte sa coque allongée (227,3 m de longueur, 22,3 m de largeur, 7,8 m de tirant d’eau) et ses…

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1 min.
un porte-avions, c’est aussi des avions…

Un duel entre flattops, c’est d’abord un duel d’aviations. À Midway, l’Enterprise embarque 77 appareils: 36 bombardiers en piqué SBD Dauntless, 27 chasseurs F4F-4 Wildcat, 14 TBD-1 Devastator. Le Hiryu, lui, en héberge 57: 21 chasseurs A6M2 (Zéro, ou Zeke en jargon allié, voir G&H no 13, p. 86), 18 bombardiers en piqué D3A1 (Val), 18 avions torpilleurs B5N2 (Kate). Si le nombre est américain, la qualité du matériel est japonaise. Le Zéro surclasse le Wildcat, sauf en protection et en vitesse de piqué. Le Kate est très supérieur au Devastator, obsolète et doté d’une torpille défaillante. Seul le Dauntless, armé d’une bombe de 450 kg, rivalise avec le Val, muni d’un projectile de 250 kg seulement. En qualité humaine, l’avantage devrait être japonais, avec des pilotes supérieurement motivés, formés…

1 min.
de la vitesse pour donner des ailes

Un flattop doit aller vite, c’est inscrit dans ses gènes. Lancer et récupérer des avions implique en effet de venir face au vent et d’y ajouter la vitesse d’avancement pour générer sur le pont d’envol un « vent relatif » minimal de 25 noeuds (46,3 km/h). Grâce à ce bonus de « vitesse immobile », un bombardier SBD Dauntless chargé d’une bombe de 450 kg décolle en 173 m (c’est-à-dire un peu plus des ⅔ du pont de l’Enterprise), contre 373 m sans vent relatif. La nécessité de venir face au vent explique la trajectoire en apparence erratique des porte-avions sur la carte des batailles. Elle explique aussi l’apparente lenteur avec laquelle les avions décollent sur les films d’époque. À noter enfin que l’Enterprise dispose dès sa conception d’une catapulte…

12 min.
bismarck contre richelieu, un combat inégal

Bismarck contre Richelieu? 16 à 4. S’il s’agit du choix de maquettes disponibles, pas de doute, le premier l’emporte facilement. La surcote accordée aux armes allemandes y est, comme toujours, pour quelque chose. Mais ce qui attire les modélistes vers le Bismarck est surtout la dramatique histoire de son unique sortie dans l’Atlantique, du 18 au 27 mai 1941: la destruction du Hood le 24 après 8 minutes de combat, le torpillage du cuirassé allemand par un avion Swordfish de l’Ark Royal le 26 qui le rend impotent (voir G&H no 31, p. 6) et sa destruction (payée de la mort de plus de 2 000 de ses marins) le lendemain par une escadre de la Navy. Cette extraordinaire épopée, où le Bismarck affronte, en plus du Hood, trois cuirassés…

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