On savait que les Romains avaient la folie des grandeurs. De nouveaux modĂšles permettent dĂ©sormais dâestimer lâimpact climatique de cette dĂ©mesure antique. Selon une Ă©tude parue cet automne, lâEmpire aurait ainsi provoquĂ©, Ă son apogĂ©e, vers lâan 100, un rĂ©chauffement de 0,15°C spĂ©cialement en Afrique du Nord, en GrĂšce et au Proche-Orient, mais aussi un refroidissement entre 0,17°C et 0,46°C centrĂ© plutĂŽt sur lâEurope de lâEst. La hausse des tempĂ©ratures obtenue est liĂ©e Ă la dĂ©forestation Ă outrance âqui a, entre autres, rĂ©duit les phĂ©nomĂšnes de turbulences dans lâatmosphĂšreâ, Ă©claire Anina Gilgen (Ăcole polytechnique fĂ©dĂ©rale de Zurich), Ă la tĂȘte de ces travaux. Le refroidissement, lui, est provoquĂ© par le nuage dâaĂ©rosols Ă©mis dans lâair par les feux de bois ou de charbon de bois pour la cuisine, le chauffageâŠ
