Feuillage, Ă©corce, la femme Armani a quelque chose dâun Ă©lĂ©ment. LâĂ©vidence dâune prĂ©sence se mesure Ă lâessentiel. «Ăter, toujours ĂŽter», scande le maestro comme il dirait ancrer, toujours ancrer. La femme quâil imagine ou plutĂŽt quâil respecte est une terre, un accueil. Giorgio Armani ne lui crĂ©e pas un genre. Il ne la dĂ©core pas. Il ne souhaite ni la rebondir ni lâaplanir. Pourquoi ? Parce quâelle est monde, et donc parce quâelle est tout, naturelle dâabord, puissante en mĂȘme temps, agitĂ©e quand il faut. Elle est, mĂȘme immobile, celle qui danse malgrĂ© tout. Elle nâest pas toile Ă peindre ou pĂąte Ă modeler. Elle est profonde, intime, elle nâest jamais hostile. Câest une terre qui revient, chaque saison, avec ses formes Ă elle sur lesquelles, comme des pluies, desâŠ
