La tradition remonte Ă 1919. Un an aprĂšs lâarmistice et la fin de la boucherie de la Grande Guerre, Raymond PoincarĂ©, alors prĂ©sident de la RĂ©publique, demande aux Français dâaller fleurir les sĂ©pultures des soldats tombĂ©s pour la patrie avec un chrysanthĂšme. Auparavant, nos aĂŻeux, modestes, dĂ©posaient, dĂ©but novembre, des bougies sur les pierres tombales. Du coup le chrysanthĂšme, littĂ©ralement la « fleur dâorâș» en grec, est devenu symbole funĂšbre sous nos latitudes, alors quâen Asie, en Chine notamment, le ju hua (chrysanthĂšme, en mandarin) incarne la longĂ©vitĂ©. Remarquez, les deux notions se rejoignent un peuâș: dans nos cimetiĂšres, le repos est Ă©ternel, donc forcĂ©ment un peu long.
EmblĂšme de mort chez nous, la «âșfleur dâorâș», dans lâempire du Milieu, est aussi consommĂ©e en infusion pour ses nombreuses vertus mĂ©dicinales.âŠ
