ELLE France

ELLE France HS No. 30

Depuis plus de soixante ans, chaque semaine, dans ELLE, les femmes s’informent sur l’actualité, les tendances, la mode, la beauté. ELLE est un magazine hebdomadaire qui a le souci de soi et des autres. C’est un magazine féminin où toutes les générations de femmes se retrouvent.

Lire plus
Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
CMI Publishing
Fréquence:
Weekly
2,37 €(TVA Incluse)
41,52 €(TVA Incluse)
52 Numéros

dans ce numéro

2 min
ēdito

Nous, vous, toutes et tous, aspirons à plus de sens, d’engagement, de respect. En mars, une étude révélait ce chiffre fou: 76 % des Français estiment désormais que « la sobriété de nos modes de vie est incontournable pour répondre aux enjeux climatiques et environnementaux »*. Un cap, un pic, une sortie de route même, qui explique sans doute le succès de la première édition de ce hors-série ELLE GREEN inauguré l’an dernier. Dans ce deuxième opus, nous vous aidons une nouvelle fois à mettre votre vie au diapason de ces convictions. D’abord au quotidien. Au programme: un guide du zéro déchet, des décryptages et enquêtes sur les dessous du bio, la malbouffe dans les cantines, le bilan carbone des fripes, la tendance de l’upcycling, la folie de la pâtisserie…

6 min
christophe brusset “les normes bio sont trop laxistes”

Repenti des grands groupes agroalimentaires, pour lesquels il a longtemps travaillé, Christophe Brusset dénonce, de livre en livre, la voracité et les abus de l’industrie. Dans son dernier ouvrage, « Les Imposteurs du bio » (éd. Flammarion), il s’attaque à ce que l’on pensait être la valeur sûre pour manger mieux et plus propre. Entre greenwashing et normes absconses, comment s’y retrouver? Ses solutions. ELLE. Bio et « naturel », ça n’est pas synonyme du tout? CHRISTOPHE BRUSSET. Les produits biologiques doivent simplement respecter un cahier des charges officiel, une convention en constante évolution et pour le moins discutable. Si ce cahier des charges fait constamment référence au « naturel », il évite soigneusement de définir ce terme et, surtout, autorise des pratiques et des substances qui, de toute évidence, n’ont rien…

8 min
la rebelle verte

À sa publication, en 1974, « Le Féminisme ou la mort » fait peu de bruit en dehors des milieux militants. Le livre de Françoise d’Eaubonne ébauche pourtant une notion fondamentale, qui se révélera d’une clairvoyance incroyable: l’écoféminisme. Ce concept, qui met sur un même plan exploitation des femmes et de la nature par les hommes, est théorisé pour la première fois, mais seuls les pays anglo-saxons se feront l’écho de cette pensée. En France, son nom était en passe de sombrer dans l’oubli. C’était sans compter une nouvelle génération qui a commencé à exhumer ses livres. Réédition de l’ouvrage en octobre 2020 aux éditions Le Passager clandestin, publication d’une biographie par la féministe Élise Thiébaut en mars dernier (« L’Amazone verte », éd. Charleston), réalisation d’un documentaire par Manon…

7 min
les naturalistes sortent de l’ombre

Pour démontrer à quel point la biodiversité s’étiole sous nos yeux, Bruno David, président du Muséum d’histoire naturelle, docteur en paléontologie et biologiste marin, prend souvent l’exemple du hérisson, une espèce des plus familières sous nos latitudes. « Si vous avez le sens de l’observation et un peu de mémoire, vous pouvez vous rendre compte que l’on croise moins de hérissons écrasés sur les routes, lance-t-il de sa voix posée. Et ce ne sont pas les voitures qui les ont tués. Ce sont les systèmes agricoles, le défrichage des haies, et le fait que l’on décime des insectes qui sont leur nourriture. » Dans cette crise historique de la biodiversité, il y a donc moins de hérissons, d’oiseaux, de lapins de garenne, de papillons… Des déclins d’abondance, avec moins d’individus…

10 min
efficace, le bio anti-âge

Fondatrice de la marque Odacité, Valérie Grandury est installée à Los Angeles depuis dix ans et en connaît parfaitement les nouvelles tendances: « Il faut se rendre sur Montana Avenue, à Santa Monica, on y trouve de tout! Le rituel hebdomadaire consiste à faire un tour chez Whole Foods, pour acheter ses légumes bio, puis chez Detox Market, pour y trouver des cosmétiques bio, et on finit chez Nurse Jamie, pour y faire quelques injections de Botox. » En Californie comme ailleurs, les consommatrices férues de bio ne sont plus des militantes, elles utilisent des sérums naturels certes, mais elles vont aussi chez le dermato de temps en temps pour faire retoucher leurs rides: bref, elles exigent des résultats, et sur-le-champ. Consommer de la cosmétique bio s’est normalisé depuis plusieurs…

6 min
brésil, congo, martinique… la voix des peuples

Quand Malcom Ferdinand publie « Une écologie décoloniale » (éd. Seuil) en 2019, il s’agit d’une adaptation de sa thèse de recherche. Un texte pointu, qui rencontre rapidement un certain écho, jusqu’à être distingué par le prix de la Fondation de l’écologie politique. Le docteur en philosophie politique et chercheur au CNRS y expose sa pensée: « L’écologie décoloniale articule la confrontation des enjeux écologiques contemporains avec l’émancipation de la fracture coloniale, avec la sortie de la cale du navire négrier. C’est une écologie qui met sur le même plan l’exigence de préservation des écosystèmes et l’exigence de dignité, d’égalité des minorités, des peuples colonisés. » Quand on fait le parallèle entre protection de l’environnement et minorités, des combats écologiques se rappellent à nous. Ces dernières années, la figure emblématique…