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Chasseur d'images

TIMELAPSE LA VIDÉO EN MODE ACCÉLÉRÉ

La nuit tombe sur la ville de Valence, ici photographiée depuis la montagne de Crussol.

Le terme anglais “timelapse” caractérise une séquence vidéo tournée en accéléré. Le format 8K, quant à lui, permet d’enregistrer des vidéos constituées d’images de 33 Mpix, là où un enregistrement en ultra haute définition, 4K donc, se contente de modestes images de 8Mpix. Sachant qu’il n’existe aucun écran ou projecteur pour visionner de telles vidéos, à quoi cela peut-il bien servir? C’est cette question qui nous a poussés, Fabien et moi, à tenter l’expérience de la vidéo accélérée avec le Nikon D850.

La tombée du jour

Nous avons recherché un sujet très accessible, facile à filmer et pour lequel un enregistrement accéléré présente un intérêt. Je me rends souvent au sommet de la montagne de Crus-sol, toute proche de Valence, et je sais que les lumières crépusculaires y sont très belles. D’habitude, je me tourne plutôt vers l’Ardèche pour profiter du soleil couchant qui disparaît derrière le plateau. Mais, une fois n’est pas coutume, je pourrais tourner mes objectifs vers la ville qui s’étend au pied de la montagne. Lorsque le jour s’estompe et laisse place à la nuit, les lumières de la ville s’allument progressivement. Nous devrions pouvoir saisir cette plongée nocturne en accéléré et enregistrer une séquence intéressante.

Préparation minutieuse

C’est décidé, malgré le froid de ce mois de février, nous allons passer une soirée au sommet de la montagne. Nous préparons notre matériel avec soin et choisissons d’emporter en priorité des grands-angles pour cadrer toute la ville. Le superbe Sigma 14mm f/1,8 Art que Fabien a acquis pour prendre des photos du ciel étoilé sera de la partie ainsi que mon 24 mm. Afin de pouvoir varier les cadrages, nous emportons également un 35 mm, un très classique 50 mm f/1,8 et un court téléobjectif de 105 mm.

Côté accessoires, nous choisissons d’emporter des trépieds photo, plus légers que les modèles conçus pour la vidéo. De toute façon, la souplesse des têtes vidéo est sans utilité lorsqu’on enregistre une vidéo en accéléré. En effet, pour bouger l’appareil pendant un timelapse, il faudrait pouvoir réaliser des mouvements au ralenti. Sans accessoires motorisés sophistiqués, l’enregistrement d’un timelapse doit être statique. Aucun mouvement de caméra n’est donc possible? Ce n’est pas tout à fait exact et nous verrons plus loin pourquoi. Ensuite, il y a le problème des batteries. Les appareils vont enregistrer de longues séquences dans le froid. Heureusement, nos deux boîtiers, un Nikon D850 et un D800E, sont équipés de leur grip chargé avec un accu haute capacité (la batterie EN-EL18b du D5).

Enfin, un enregistreur Atomos Ninja Assassin est aussi de la partie afin de comparer ses fonctions d’enregistrement de timelapse avec celles des boîtiers Nikon.

Le confort des photographes étant essentiel, nous emportons des vêtements chauds, des gants fins qui permettent de manipuler le matériel dans le froid et des lampes frontales… il faudra bien redescendre de la montagne à la nuit tombée!

Vidéo accélérée: le principe

Le principe du timelapse consiste simplement à enregistrer des images à une fréquence beaucoup plus faible qu’une caméra pour ensuite les assembler en une vidéo classique à 25 images par seconde. Un appareil photo est naturellement mieux adapté qu’un camescope pour enregistrer une série de clichés fixes espacés dans le temps. Ainsi, si on capture des images à la fréquence d’une par seconde et qu’on les restitue en vidéo à 25 i/s, la scène sera accélérée 25 fois. Si on prend une photo toutes les 4 secondes, l’accélération passe à 100 fois (4x25) et ainsi de suite. C’est la raison pour laquelle les photographes sont tous bien équipés pour le timelapse, souvent sans même le savoir.

Modes opératoires

Nous sommes partis vers le sommet de la montagne de Crussol en milieu d’après-midi, bien avant que le soleil disparaisse derrière l’horizon, car nous voulions tester les différents modes opératoires possibles. Il y en a trois.

Le premier, et le plus simple à mettre en œuvre, consiste à utiliser la fonction dédiée au timelapse du Nikon D850. En bas du menu de paramétrage vidéo, on trouve la fonction vidéo accélérée. Plusieurs paramètres peuvent être ajustés: l’intervalle entre les prises de vues, la durée de l’enregistrement, les réglages de la vidéo à créer (résolution, cadence). En bas de l’écran, l’appareil affiche la durée de la vidéo accélérée correspondant aux réglages courants ainsi que l’espace requis sur la carte mémoire. On peut aussi activer ou non l’utilisation de l’obturateur électronique (mode silencieux). Ce dernier paramètre peut sembler surprenant alors que nous nous trouvons dans le menu vidéo de l’appareil. Sa présence est due au fait que le D850 prend bien des photos pour créer un timelapse et qu’il les assemble ensuite en une vidéo. À ce sujet, il est important de garder à l’esprit que ce sont les réglages photo qui sont utilisés pour enregistrer une vidéo accélérée et pas ceux du mode vidéo. Je me suis fait surprendre lors de la première utilisation de cette fonction sur mon D850. En effet, j’ai activé la vidéo pour effectuer un cadrage avec précision sur l’écran arrière. J’en ai profité pour régler le temps de pose et ajuster l’exposition. Ensuite, j’ai lancé l’acquisition de la vidéo accélérée. Trente minutes plus tard, à la fin de l’enregistrement, j’ai été surpris de découvrir une vidéo, certes accélérée, mais surtout fortement sous-exposée. L’appareil avait repris les réglages vitesse/ouverture de la section photo. Il faut donc bien garder à l’esprit que la vidéo accélérée est un mode “photo” rangé dans le menu “vidéo”. Autre point étrange: il n’est pas possible de sélectionner une résolution supérieure à 4K-UHD en vidéo accélérée. La publicité de Nikon serait-elle mensongère? Pas tout à fait.

Pour enregistrer un timelapse 8K, il faut avoir recours à un deuxième mode opératoire. Il s’agit ici d’activer l’intervallomètre pour prendre une série de photos. On règle l’intervalle entre chaque déclenchement et le nombre de vues qu’on désire prendre. Il faut faire le calcul de la durée de la vidéo qu’on obtiendra soi-même. Par exemple, si vous prenez 250 photos, vous pourrez créer une vidéo accélérée de 10 secondes. À cet exercice, le Nikon D800E fait quasiment jeu égal avec le D850. Son intervallomètre propose les mêmes fonctions et ses 36 Mpix permettent d’enregistrer du “quasi” 8K. Une image de D800E compte 7360 pixels sur sa longueur alors qu’il faut 7680 pixels pour faire du 8K vidéo et 8192 pixels pour du 8K cinéma.

La principale supériorité du D850 sur le D800E est ailleurs. Elle réside dans l’obturateur électronique. Le travail sur des vidéos accélérées conduit inexorablement à prendre un grand nombre de photos. Au cours de notre soirée au-dessus de Valence, nous avons pris 6000 photos au total. Si on répète régulièrement ce type de séance, l’obturateur du Nikon D800E va s’user très vite. Et puis, l’appareil consomme davantage d’énergie. Mis à part cette différence pratique importante, les deux appareils ont été parfaitement complémentaires et ils nous ont permis de varier les cadrages en travaillant simultanément avec les deux boîtiers.

Il existe un dernier mode de travail qui nécessite d’avoir recours à un accessoire externe. Au fil des ans, Atomos est devenu un des leaders du petit marché des enregistreurs vidéo. Et depuis l’arrivée des modèles 4K, la marque propose des fonctionnalités dédiées à l’enregistrement de timelapses. Nous avons utilisé un Atomos Ninja Assassin, modèle assez ancien, remplacé successivement par le Ninja Flame puis par l’Inferno. Les fonctions très orientées vidéo de l’Atomos fournissent davantage de souplesse que celles disponibles sur les reflex. La vidéo est visible pendant l’enregistrement sur un grand écran Full HD. L’affichage des données est très complet et l’enregistreur est capable d’intégrer une série d’images pour gérer finement l’effet de flou de bougé sur les objets en mouvement dans la vidéo accélérée. Un must pour qui pratique souvent le timelapse… mais avec une grosse limitation ! Cet enregistreur vidéo est de fait limité au 4K, résolution maximale des vidéos produites par les appareils. Une contrainte réelle en ce qui concerne les possibilités en post-traitement.

Choix de la vitesse

En décrivant le fonctionnement de l’enregistreur Atomos, on note qu’il permet de gérer le flou de mouvement dans les timelapses. Pourquoi est-ce utile?

Les timelapses qui illustrent cet article accélèrent les mouvements 50 fois, voire 100 fois pour certaines scènes. Les voitures par exemple se déplacent alors très vite sur les routes. Si on choisit un temps de pose court, chaque voiture sera représentée dans l’image crépusculaire par le point lumineux créé par ses phares. Mais, entre deux vues successives, la voiture se déplace beaucoup. Résultat: une vidéo saccadée dans laquelle des points lumineux apparaissent et disparaissent sur la route. Si, par contre, on a pris soin de sélectionner un temps de pose long, les voitures se déplaceront pendant la pose. Les phares produiront alors des traits lumineux suivant le tracé de la route. Une fois la vidéo accélérée assemblée, l’effet sera bien plus graphique car les filés se mêleront pour former un serpentin lumineux le long de la route. Pour nos timelapses à la tombée du jour, nous avons sélectionné des temps de pose au minimum équivalent à la moitié de l’intervalle entre deux images. Par exemple, lorsque nous avons pris des images toutes les 4 secondes, le temps de pose était au minimum de 2 secondes. Avec l’obturateur électronique du Nikon D850, il est même possible de choisir un temps de pose égal à l’intervalle entre les images. L’appareil enregistre alors des données en permanence.

Exposition et balance des blancs

Il faut également prêter attention aux autres paramètres de prise de vue. En particulier, les variations des réglages au cours de l’enregistrement des clichés avec l’intervallomètre peuvent produire des effets disgracieux difficiles à compenser en post-traitement. Pour éviter de tomber dans ces pièges, il n’y a qu’une seule solution: tout régler manuellement. Ainsi, il est fortement conseillé de régler l’exposition en mode M. On peut prendre quelques photos de test avant de lancer l’intervallomètre et contrôler l’histogramme avec soin pour ajuster au mieux l’exposition. Dans le cas particulier de nos séquences qui montrent la tombée du jour, nous avons délibérément choisi de régler l’exposition du début de l’enregistrement en limite de surexposition. En effet, le jour tombant rapidement pendant l’enregistrement, ce réglage permettait d’obtenir le meilleur compromis d’exposition. Nous aurions pu choisir de laisser l’appareil en mode d’exposition automatique. Nous l’avons testé. Le posemètre compense alors à l’excès l’arrivée de la nuit, si bien qu’on a l’impression que le jour ne tombe pas sur la vidéo accélérée.

Il en est de même pour la balance des blancs qui doit être présélectionnée manuellement. L’appareil peut réagir de façon inattendue à des changements d’éclairage au cours de l’enregistrement. Il ne faut pas oublier que les timelapses nous conduisent à prendre des photos pendant 30 ou 40 minutes, voire davantage.

Enfin, en ce qui concerne le Picture Control, il est conseillé de choisir le rendu le plus neutre possible, NL sur le D800 et FL “uniforme” sur le D850. Ce Picture Control FL est conçu pour la vidéo. Bien sûr, ce réglage peut être effectué ultérieurement si vous travaillez en Raw, mais je conseille vivement d’enregistrer les timelapses en Jpeg. Sinon, vous risquez de remplir prématurément vos cartes mémoire et le traitement de milliers de fichiers Raw peut vous gâcher le plaisir de la découverte des vidéos accélérées.

Création de la vidéo accélérée

De retour de notre soirée au sommet de la montagne de Crussol, nous découvrons que nous avons pris chacun 3000 clichés en plus des vidéos accélérées enregistrées directement avec la fonction intégrée au D850. Nous avons pris soin de créer un nouveau dossier sur nos cartes mémoire pour chaque série de photos. L’importation des photos sur le SSD de l’iMac Pro que nous allons utiliser pour le posttraitement prend plusieurs minutes.

Il faut ensuite consulter chaque séquence en échantillonnant quelques photos afin de déterminer si une correction globale sur tous les clichés de la série est nécessaire. Pour cela, il faut utiliser la fonction de traitement par lot d’un logiciel photo (DxO, Lightroom, Photoshop, etc.). Pour nos séquences à la tombée du jour, ce n’était pas requis car nous avons réglé nos appareils avec soin sur le terrain. Nous sommes donc passés directement à la phase de création des vidéos.

Il s’agit de l’étape la plus simple. Si vous ne disposez pas d’un outil de montage, vous pouvez utiliser un logiciel gratuit comme Time Lapse Assembler pour Mac OS. On sélectionne les photos, on choisit un format de sortie et un niveau de qualité et on lance la conversion. Quelques instants plus tard, la vidéo est disponible.

Avec les logiciels de montage comme Adobe Premiere Pro, c’est encore plus simple. Il suffit d’ouvrir la fenêtre d’importation, de sélectionner le premier fichier de la séquence et de cocher l’option Séquence d’images. Une vidéo accélérée apparaît immédiatement dans la fenêtre du projet.

Les avantages du 8K

Comme nous n’avons pas fait de recadrage, nos vidéos accélérées sont constituées d’images de 45 Mpix (D850) ou 36 Mpix (D800E) au ratio 3:2. Lorsqu’une telle vidéo est insérée dans une séquence 4K dans Premiere Pro, seule une petite portion du centre de la vidéo accélérée apparaît. En effet, la séquence 4K est faite d’images de 8 Mpix seulement au ratio 16:9. Pour occuper toute la largeur de la vidéo 4K, il faut réduire l’échelle de la vidéo accélérée du Nikon D850 dans un ratio de 47%. En pratique, cela ouvre de nombreuses possibilités. On peut zoomer sur une partie de la vidéo accélérée. On peut créer un mouvement de caméra en déplaçant le cadre de la vidéo 4K dans le grand fichier 8K enregistré par le reflex. Pour le dernier plan de notre petit film qui part des lumières de la ville et qui monte vers la lune, nous nous sommes même permis d’enregistrer un timelapse en cadrage vertical avec le 14 mm. Les clichés du D800E ayant une largeur de 4912 pixels, nous avons sélectionné une portion horizontale en 16:9 du bas de l’image en 4K (3840x2160 pixels). Ensuite, à l’aide de vues clés qui agissent sur la position de l’image 4K, nous avons créé un mouvement de caméra vers le haut jusqu’à apercevoir la lune. Cela illustre bien pourquoi l’enregistrement de timelapse en haute résolution est utile. Il permet de créer des effets de zoom ou des mouvements de caméra qui dynamisent les vidéos accélérées.

Bien sûr, une limitation subsiste. Puisqu’on ne fait que recadrer dans une vidéo en très haute définition, on ne change jamais de point de vue. Pour cela, il faudrait utiliser des accessoires motorisés qui déplacent l’appareil pas à pas entre chaque déclenchement. C’est alors une affaire de spécialiste !

Montage sur ordinateur

Si vous avez monté vos vidéos à l’aide de Time Lapse Assembler, vous pouvez utiliser un logiciel grand public pour procéder à l’assemblage de plusieurs séquences. Sur Mac, iMovie est très efficace.

Dans le cas de notre vidéo, nous avons rencontré des difficultés que seuls des logiciels de montage haut de gamme permettent de contourner.

Par exemple, nous avions optimisé l’exposition pour que le début de nos timelapses soit à la limite de la surexposition. Eh bien, malgré cette précaution, la tombée rapide du jour produisait un effet trop marqué et l’apparition des lumières de la ville ne produisait pas tout à fait l’effet saisissant recherché. Pour cela, il était nécessaire d’éclaircir progressivement les tons sombres dans la vidéo accélérée au fur et à mesure que la nuit enveloppait la ville. Heureusement, le logiciel Premiere Pro dispose d’un effet Ombres / Tons clairs qui fonctionne sur les mêmes principes qu’un filtre de Photoshop. La différence avec Premiere Pro tient au fait qu’il est possible de faire varier les réglages dans le temps, alors que la nuit tombe. Cette fonction a été utilisée pour ajuster les tons de plusieurs scènes de nuit.

Notre expérience de timelapse à la tombée du jour a été concluante et nous avons monté une séquence de deux minutes (visible à l’adresse suivante: https://vimeo.com/258506964)qui montre comment il est possible de créer des mouvements de caméra. Pour cela, le nouveau D850 n’est pas indispensable. Le D800E s’en est très bien sorti et il ne lui manque finalement que l’obturateur électronique. Un peu de making of a été inséré dans la vidéo pour vous donner envie de suivre cet exemple et de vous exercer à votre tour au timelapse.

Appareil devant les lumières de la ville

Le boîtier Nikon est ici équipé de l’objectif grand-angle très lumineux Sigma 14 mm f/1,8 Art. Utilisé à f/2 en pleine nuit, il a permis d’enregistrer un timelapse 8K sur lequel la ville, le ciel étoilé et la lune sont visibles. Ensuite, une vidéo horizontale de résolution 4K-UHD a été recadrée dans l’image 8K verticale du Nikon. Un mouvement de caméra qui monte de la ville illuminée jusqu’à la lune a été créé en post-production en déplaçant le cadre de la vidéo 4K dans la grande image 8K.

Le bon temps de pose

L’illustration ci-dessous montre un gros plan sur une séquence enregistrée à l’aide de la fonction Vidéo accélérée du Nikon D850. Le rendu sur la route est agréable car les phares des voitures créent des filés. Pour produire cet effet, il est nécessaire de sélectionner un temps de pose long. Ici, il était de 3 secondes alors que la vidéo accélérée enregistrait une image toutes les 4 secondes. Afin d’éviter toute mauvaise surprise, l’exposition est réglée en mode manuel.

Editing d’un timelapse 8K du Nikon D850

L’enregistrement d’un timelapse 8K avec le Nikon D850 se fait via l’utilisation de l’intervallomètre intégré au boîtier. On obtient ainsi une série de fichiers de 45 Mpix qu’il faut assembler en une vidéo unique. Il faut bien sûr 25 photos pour créer une seule seconde de film. L’opération se fait très simplement avec le logiciel de montage Adobe Premiere Pro CC via la fenêtre d’import. Il suffit de sélectionner la première photo et de cocher l’option Séquence d’images . Premiere Pro crée automatiquement une séquence 8K et l’insère dans le projet en cours. La fenêtre de travail d’Adobe Premiere Pro CC ci-dessous montre certains des avantages apportés par le timelapse au format 8K. D’abord, pour afficher toute la largeur des images capturées par le D850 dans une séquence 4K, il faut réduire l’image à l’échelle de 47% (1). On peut donc créer à loisir des effets de zoom avant ou arrière, en sachant qu’à 100% on ne visualise qu’un quart de l’image enregistrée par le reflex. L’image étant plus grande que nécessaire pour une vidéo 4K, on peut aussi réaliser des mouvements de caméra. Ici, une translation verticale a été paramétrée (2). Enfin, Premiere Pro offre de nombreux effets vidéo. Ici, l’effet ombres / tons clairs est appliqué sur la scène où la nuit envahit progressivement la ville. Le cercle (3) entoure la courbe qui permet d’ajuster l’augmentation progressive de la correction des tons sombres. Cela permet d’ajuster avec précision la tombée du jour et l’apparition des lumières de la ville.

Le soleil tombe derrière l’horizon

Cette scène dans laquelle le soleil couchant passe derrière la montagne en quelques secondes est agréable à regarder car les arbres du premier plan sont flous. Ce rendu est très facile à doser avec les fonctions de timelapse de l’enregistreur externe Atomos. Ici, il s’agit du premier modèle 4K du constructeur australien, le Ninja Assassin. La ligne 1 (surlignée en gris) est un paramétrage classique qui ne permet pas de créer du flou de bougé sur les feuilles agitées par le vent. Dans ce cas, l’enregistreur ne capture qu’une seule image du signal vidéo du Nikon chaque seconde. La ligne 2 représente des paramètres qui eux permettent de créer du flou de bougé. L’Atomos Ninja Assassin intègre deux secondes d’enregistrement pour créer chaque image du timelapse (durée de capture), générant ainsi du flou. Ici, il répète l’enregistrement toutes les 5 secondes pendant 50 minutes, créant au final un timelapse de 24 secondes accéléré 125 fois.

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