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ELLE France

N’EN JETEZ PLUS !

L’AMI SAUVAGE Vite, un sac léopard pour dompter la jungle des cocktails branchés. Sac « Rémi » en cuir imprimé, Jérôme Dreyfuss.

Des habits neufs lacérés, déchirés, brûlés. Ces derniers mois, des marques comme Celio ont été montrées du doigt pour le sort qu’elles réservent aux invendus. Vent debout contre ce gaspillage textile, la fondation Emmaüs a obtenu une première victoire. D’ici à 2019, les marques auront l’interdiction de jeter ou de détruire leurs stocks et devront nouer des partenariats avec des associations. Si cette mesure, présentée par le gouvernement dans sa feuille de route sur l’économie circulaire, a des contours flous (quid des sanctions pour les réfractaires ?), Valérie Fayard, directrice générale adjointe d’Emmaüs, salue cette politique éthique : « Cela permet aux marques d’avoir à la fois un impact environnemental, mais surtout un impact social. Nous employons 2 200 salariés pour collecter, trier et vendre 110 tonnes de textiles par an. C’est une activité gagnant-gagnant. Mais nous n’avons aucune idée de la masse que les invendus représentent, des chiffres fantaisistes circulent. Nous réclamons un état des lieux aux marques. » Sans compter que cette mesure ne prend pas en compte la marée de vêtements que nous achetons chaque année (en moyenne 30 kg par an et par personne). Les donner, oui, mais pour leur offrir quel destin ? Elsa Haharfi a mené l’enquête dans son documentaire « Vêtements, n’en jetez plus ! ». Elle est catégorique : « Si l’État veut s’attaquer au gaspillage textile, il faut plus de transparence pour inciter les gens à donner. Il faut aussi industrialiser notre système de tri de vêtements, comme aux Pays-Bas. » Allez, encore un effort.

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