Presse Masculine
L'Officiel Hommes Paris

L'Officiel Hommes Paris

No. 69

L'Officiel Hommes est un magazine sincèrement différent. Moderne, il traite de toutes les nouvelles tendances, tout en confirmant les essentiels et incontournables de la mode masculine par-delà les saisons. Elégant, sélectif, différent…

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Les Editions Jalou
Fréquence:
Biannually
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dans ce numéro

2 min.
édito

Prenons un extra-terrestre, avec précaution, et disposons-le devant un ordinateur. Partons du principe qu’il sait lire l’alphabet latin et maîtrise nos technologies. Laissons-le 24 heures à découvrir ainsi notre monde, au terme desquelles nous le retrouvons, sans doute prostré, réclamant des doses massives de Xanax ou de Laroxyl, à moins qu’il ne se soit échappé pour repartir vers sa planète, ce dont on ne saurait lui tenir rigueur. Les premiers voyages à bord des vaisseaux imaginés par SpaceX se profilent à brève échéance, suivant d’un demi-siècle (a priori) l’envoi des disques gravés sous l’intitulé Voyager Golden Records, qui se proposaient de présenter à d’éventuelles civilisations nées hors de notre système solaire un aperçu complet des cultures terrestres. On y voit une centaine d’images offrant une panorama attrayant de la vie…

2 min.
contributeurs

Laissons la parole à Noémie Lecoq, journaliste indépendante, spécialisée en musique, sa grande passion depuis toujours. “Je passe pas mal de temps dans des salles de concerts ou des festivals. J’écris pour Jalouse (depuis 2012), Les Inrocks (depuis 2005), je suis aussi la correspondante française du site Europavox (sur les musiques fabriquées en Europe), entre autres... Interviewer des gens dont les œuvres ont bouleversé ma vie, c’est l’un des aspects que je préfère dans ce métier. J’organise des concerts dans mon salon depuis quelques mois, une expérience très addictive ! Ma résolution pour 2020 ? Vivre encore plus d’aventures qui me transportent de joie, loin du quotidien et de l’ordinaire.” Après Octavian en décembre, elle a interrogé pour nous Bakar. Adepte des stratégies obliques, cut-ups, cadavres exquis et autres exercices créatifs,…

2 min.
sous influence bowie

Parmi les plus belles et tardives chansons de Bowie, Where Are We Now (présente sur The Next Day, publié en 2013) multipliait les références à Berlin. Les couplets, comme des ponctuations proustiennes, dont celle-ci : “Sitting in the Dschungel/On Nürnberger Straße/A man lost in time/Near KaDeWe/ Just walking the dead”, rappelaient avec pudeur allusive l’importance de son séjour berlinois, entre 1976 et 1979. Fasciné par l’expressionnisme, excité par la découverte du Krautrock et la musique de Kraftwerk, soucieux de s’éloigner des tentations opiacées (Berlin ne semblant pourtant pas une option idéale pour se sevrer…), il s’y pose, en compagnie d’Iggy Pop, qui a lui aussi bien besoin de changer d’air (ou de dealers). En l’espace de trois ans, dope ou pas, le cerveau de Bowie est en ébullition : entre Low,…

2 min.
l’arme fatale

En près d’un siècle et demi, Glashütte Original (à prononcer avec l’accent) a acquis une renommée de sérieux et de travail (très) bien fait que personne ne lui conteste. Surtout depuis que la maison saxonne est passée dans le giron du groupe Swatch, à l’aube des années 2000. Jusqu’à l’an passé, sa gamme comportait quatre collections : Senator, la plus classique ; Pano, plus contemporaine avec ses cadrans asymétriques ; Vintage, avec des montres inspirées des années 1960 et 1970, et enfin Ladies. Désormais, il faut compter avec Spezialist, une nouvelle ligne faisant écho aux nombreuses montres instruments dont la manufacture allemande s’est fait une spécialité au fil de son histoire. Un retour aux sources inauguré par une montre de plongée baptisée SeaQ, inspirée d’un modèle de 1969 développé par Glashütte…

1 min.
talent noir sur blanc

Pas exactement oublié, mais pas non plus sanctifié, le photographe avait pourtant tout saisi de la beauté de la déambulation urbaine et des vertus du Leica, qu’il sera l’un des premiers à utiliser pour ses capacités vagabondes. De banlieues en campagnes, de campagnes en terrains vagues, André Kertész invente la flânerie photographique, l’errance du regard attentif, une nouvelle façon de penser le cadre et la captation. Ce livre magnifique, publié pour accompagner une récente exposition à la Maison de la Photographie Robert-Doisneau, nous embarque littéralement dans ses pas, juxtaposant notre regard au sien, nous offrant la richesse de ces motifs délicats, se révélant avec pudeur. André Kertész, marcher dans l’image. Éditions André Frère, 2019. Textes de Cédric de Veigy et Matthieu Rivallin. 240 pages, 39 euros.…

1 min.
ce que disent les cartes

“Je me rappelle les cartes de la Terre Sainte. En couleurs. Très jolies. La mer Morte était bleu pâle. J’avais soif rien qu’en la regardant”, dit Estragon à Vladimir dans En attendant Godot. C’était cela, une carte, autant la trace d’un savoir, incomplet parfois, éventuellement farfelu, que ce qui nous enseigne le recul historique, attestant que la progression de l’humanité a suivi son cours en zigzaguant. Affaire autant de politique que de science, de certitudes ou de conjectures, entre mythologies et folles aventures, l’art de la cartographie nous renvoie le reflet de l’humanité dans ce qu’elle a de plus chatoyant et émouvant. *Cartes: explorer le monde, éditions Phaidon, 352 pages, env. 30 euros. Auteur Adrian Forlan / Photo Yale University Library, New Haven, Connecticut…