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Actualité et politiques
Le Point

Le Point 19 novembre 2020

L'hebdomadaire français d'information de référence.Avec rigueur, conviction et ouverture, Le Point analyse et prolonge en toute indépendance l'actualité politique, économique, sociale et culturelle en France et dans le monde.

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Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
SEBDO
Fréquence:
Weekly
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26 Numéros

dans ce numéro

4 min.
sarkozy, le retour ?

« Emmanuel Macron sera réélu à la présidence parce qu’il n’y a personne en face. » Alors qu’il peut se targuer de bons sondages, c’est une phrase que l’on entend de plus en plus et dont l’ineptie ne fait aucun doute quand on prend la peine de regarder l’histoire récente. Souvenez-vous : il y a quatre ans, avant la dernière présidentielle, c’était le candidat de la droite qui devait l’emporter. Aux États-Unis, à la même époque, tous les augures se retrouvaient Grosjean comme devant après avoir prédit la victoire de Hillary Clinton contre un candidat loufoque, Donald Trump. Notre prochaine présidentielle se déroulera dans peu de temps, un an et demi, mais c’est un siècle si l’on songe que la France est aujourd’hui confrontée à trois crises systémiques. Comment imaginer qu’elle restera paisible…

4 min.
la marche national-islamiste d’erdogan

Il est déchirant, le spectacle de la déroute : des colonnes de réfugiés, des maisons incendiées pour ne pas les laisser à l’adversaire, les adieux à un monastère qu’ils ne reverront plus (voir p. 56)… Les Arméniens ont perdu la nouvelle guerre du Haut-Karabakh et ont dû concéder des territoires. Des milliers d’entre eux s’enfuient. Non sans raisons. Car les vainqueurs, eux, affichent une joie qui suinte la haine. Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a prononcé cette phrase qu’il ne s’agit pas d’oublier : « J’avais dit qu’on chasserait [les Arméniens] de nos terres comme des chiens et nous l’avons fait. » Le président turc a envoyé des armes à Bakou et a même organisé le transfert de mercenaires issus des rangs de ses supplétifs djihadistes de Syrie. Le sultan d’Ankara…

1 min.
ce qu’il ne fallait pas faire en 2020

Ouvrir un restaurant chinois à Chinatown. Avoir un grand prix littéraire. Être ministre de la Santé. Prendre un abonnement à l’Opéra. Tomber amoureux d’une aide-soignante. Se prostituer à plus d’un kilomètre de chez soi. Être supporter de football. Souffrir d’asthme. Être libraire. Racketter un bar ou une boîte de nuit. Bosser dans l’événementiel. Avoir un préservatif sur soi mais pas de test Covid-19. Investir dans l’immobilier à Beyrouth. Se faire voler sa bicyclette sur la place de l’Hôtel-de-Ville. Mourir d’une maladie orpheline. Créer une maison d’édition. Être critique de cinéma. Avoir le premier rôle dans une pièce de théâtre. Être juré Renaudot. Fêter son anniversaire dans une famille nombreuse. Chercher une chambre d’hôtel pour l’après-midi. Être dirigeant syndical. Être pauvre. Embrasser son épouse sur le masque. Rire de tout mais pas tout seul. « Avoir un préservatif sur soi mais pas de test Covid-19. »…

4 min.
le vaccin, ce succès de la mondialisation libérale

La prouesse scientifique que constitue la mise au point, en un temps record, du premier vaccin contre le Covid-19 est le fruit de la mondialisation libérale. La start-up allemande qui l’a présenté la première n’aurait pu ni le développer ni le tester aussi vite sans le capitalisme, sans le marché et même sans « Big Pharma » : l’un de ses partenaires est l’américain Pfizer, géant mondial de la pharmacie, l’autre est le chinois Fosun Pharma. Grâce à leur coopération, on peut enfin envisager la sortie de crise. La lumière est au bout de la seringue. Tout dans cette histoire souligne le rôle clé de la libre circulation du savoir, des capitaux et des hommes pour repousser les limites du possible. Le vaccin est fondé sur les recherches d’une scientifique hongroise…

3 min.
pourquoi la dette est hautement toxique…

Comme lors du premier confinement, où l’organisation des vacances d’été avait constitué une préoccupation majeure, les Français semblent aujourd’hui avant tout soucieux de la bonne tenue des fêtes de fin d’année. Ce qui révèle peut-être le haut degré de résilience du pays face à la pandémie, certainement aussi sa culture très développée du loisir, mais surtout un déni de la réalité économique, celle d’une récession sans précédent que le reconfinement va encore aggraver. Le soutien financier massif de l’État pour limiter la baisse des revenus explique le faible ressenti de la crise par les Français : selon l’Insee, les deux tiers des ménages estiment que, malgré le plongeon du PIB, leur situation financière est restée stable cette année. Le recours à l’endettement public, indolore à court terme, contribue aussi à ce…

5 min.
… mais ne doit pas être une fatalité

Au nom du nouveau mantra présidentiel, « quoi qu’il en coûte », notre dette publique est en train d’exploser dans un assourdissant silence, passant en un an de 98 à 120 % du PIB. La perte de contrôle de la situation sanitaire, de la récession et de l’ordre public occulte ainsi celle des finances publiques. L’envolée des dépenses et des dettes marque même le retour en force de l’État, qui, en plus de ses interventions, socialise les pertes de production, de revenus et d’emplois du secteur privé. Ce consensus national en faveur de la dette repose sur un certain nombre de réalités. Le double choc provoqué par l’épidémie et par la chute de l’activité du fait des mesures sanitaires ne laisse pas d’autre choix que d’interposer le bilan de l’État pour…