Marie Claire - France

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Le Monde, la Mode, la Vie… Vous souhaitez…décoder toutes les facettes du monde sans tabou ni prisme déformant, découvrir les tendances mode et beauté les plus signifiantes, anticiper l’évolution de la vie des femmes. Alors chaque mois, profitez de Marie Claire !

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Marie Claire Album
Fréquence:
Monthly
2,07 €(TVA Incluse)
19,72 €(TVA Incluse)
12 Numéros

dans ce numéro

2 min
les maux pour le dire

Comment ça va ? » Cette formule de politesse fait souvent office de bonjour plus que de véritable question. Sinon, certains jours, on répondrait: « Mal. Je me sens fragile, je doute, j’ai peur, j’angoisse. » Comment ça va avec la douleur? En cet automne, les esprits tanguent encore des mois de violent ressac que nous avons collectivement traversés. Les femmes en particulier morflent. « À vouloir tenir coûte que coûte, [elles] finissent par s’écrouler. On a vu des femmes décompenser pendant le confinement », nous confie la Dre Fatma Bouvet de la Maisonneuve dans l’enquête « Santé mentale, un tabou qui fait mal » (lire p. 132). Car le plus douloureux est peut-être ceci: 87 % des Français·es souffrant de mal-être psychique ne l’ont jamais confié à leur famille(1).…

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3 min
contributeur-rices

Djeneba Aduayom, photographe Basée à Los Angeles, elle a saisi l’artiste Claire Tabouret au travail, dans son atelier de la Cité des anges. D’OÙ VENEZ-VOUS ? Je suis un mix d’origines africaines, françaises et italiennes, et j’ai toujours été entourée de gens de toutes origines et backgrounds. POURQUOI FAITES-VOUS CE MÉTIER ? Mais parce que je l’adore absolument ! VOTRE MOMENT PRÉFÉRÉ PENDANT LE REPORTAGE ? Il y en a eu plusieurs. D’abord, j’ai été accueillie par le chien de Claire, George, et il était tellement adorable ! Il m’a donné tant d’amour que j’étais très triste de le quitter. Et puis j’ai apprécié de voir travailler Claire. J’ai beaucoup aimé ses peintures et les médiums qu’elle utilise. Et ses sculptures sont si belles! Être dans son studio a été une vraie joie. VOTRE FEMME PRÉFÉRÉE ? Ma mère. Rafal…

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1 min
coulisses

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2 min
stefania tejada

“JE FAIS SOUVENT CE RÊVE ÉTRANGE ET PÉNÉTRANT… » Les héroïnes de Stefania Tejada semblent rendre grâce à Verlaine, tant leur regard énigmatique illustre à merveille son célèbre vers, convoquant un imaginaire poétique foisonnant. Des femmes puissantes, dont l’expression peuplée de songes nous transperce et nous hante. Et qui font désormais figure de repères forts dans le travail de cette jeune artiste au succès grandissant. Née à Tuluá, petite ville de Colombie entourée de montagnes, Stefania Tejada, 31 ans, a été élevée dans une famille où la curiosité régnait en maître, encouragée par sa mère à toucher à tout : littérature, mathématiques, musique, peinture… D’abord tentée par la mode, elle entame des études de stylisme à Bogotá et à Mexico, multiplie les voyages. Jusqu’à ce que, bientôt, peindre s’impose comme un…

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3 min
tocades

1 UNE PEINTRE CULTE Georgia O’Keeffe n’avait jamais eu les honneurs d’une rétrospective en France: voilà qui est réparé. Et nous donne la chance de contempler une centaine d’œuvres (ci-dessus, Jimson Weed/White Flower No. 1, 1932) de l’artiste américaine, figure de l’émancipation des femmes, morte en 1986 à 98 ans. Ses fleurs, érotiques, ses paysages, cosmiques, ses ossements, mystiques: tout y est. Prouvant que son art, baigné de sensualité et de mystère, résonne plus puissamment que jamais. Centre Pompidou, jusqu’au 6 décembre 2021. centrepompidou.fr 2 DES SENTEURS FESTIVES Pour les 60 ans de Courrèges, le directeur artistique Nicolas Di Felice a repensé l’univers parfumé de la maison. Avec des flacons redessinés, une signature olfactive inédite autour de l’ambrox, un accord évoquant la peau, et trois nouvelles fragrances, dont Slogan, un jus qui célèbre «…

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3 min
“face à la maladie, la lucidité nous permet de redevenir reines de nos vies”

« Ce qu’on préférait, c’était se lover dans la légèreté, pas de temps à perdre dans les conflits, les orages, les mauvaises nouvelles. À l’affrontement hostile, on répondait par un joli silence. On nous avait parfois reproché de mettre un peu trop souvent la tête dans le sable, de fuir une réalité trop aride, mais loin de nous offusquer, on trouvait que cela sonnait comme un compliment. On faisait du déni notre plus belle tenue, et on se répétait sans cesse, dès qu’un souci pointait le nez : “Ce dont on ne parle pas n’existe pas.” L’esprit serein, on naviguait de soirées en réunions, convaincue que rien ne pourrait jamais nous arriver. Alors, évidemment, lorsqu’on a commencé à sentir que, dans notre corps, quelque chose n’allait pas, on n’a pas…

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