Marie Claire - France No. 794

Le Monde, la Mode, la Vie… Vous souhaitez…décoder toutes les facettes du monde sans tabou ni prisme déformant, découvrir les tendances mode et beauté les plus signifiantes, anticiper l’évolution de la vie des femmes. Alors chaque mois, profitez de Marie Claire !

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Marie Claire Album
Fréquence:
Monthly
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12 Numéros

dans ce numéro

1 min
edito

Tskaltubo, Kazbegi, Tbilissi Un samedi à 16 heures, dans les bâtiments de l’ancien hôpital Laennec, nous étions là avec Anne-Sophie Thomas et sa fille, Valentine, pour découvrir la présentation Balenciaga printemps 2019. Pendant qu’elles sont aux toilettes, je discute vacances avec Justine Delplanque, la responsable de la presse. «Tu pars où cet été?» «En Géorgie.» Révélation, vision. Le romantisme et la puissance des montagnes et des bois, les traces soviétiques, les ruines, la rugosité, la vie après. Notre Spécial mode se fera là-bas. Elina Kechicheva, qui est née et a grandi de l’autre côté de la mer Noire, accepte le projet. L’aventure commence à l’aéroport de Beauvais, trois semaines plus tard. Tskaltubo, Kazbegi, Tbilissi: la ville d’eau et des bains déserte, les papiers peints fleuris et arrachés, les œufs durs et…

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3 min
contributeurs

Christine Angot, écrivaine Alors qu’elle effectuait les ultimes corrections d’Un tournant de la vie, son nouveau roman, Christine Angot est partie à la rencontre de Karl Lagerfeld. Résultat: une entrevue dans la librairie parisienne du maître, vive et chaleureuse, entre deux personnalités très différentes. D’où venez-vous ? J'ai vécu dans plusieurs villes de province. Je vis à Paris depuis vingt ans. Ce qui vous a le plus marquée pendant cette interview ? La vitesse, le sentiment de sécurité. Et puis la douceur, le sourire qui change, quand j'ai eu posé mon stylo. Votre plus grande émotion professionnelle ? Quand j’ai reçu le premier coup de fil de mon premier éditeur. Un mot pour vous définir. Je ne peux pas répondre à cette question. Nicolas Rey, écrivain Régulièrement présent dans nos pages, le romancier Nicolas Rey franchit un…

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1 min
coulisses

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1 min
marie et claire, par thomas lévy-lasne

«Souvent, en regardant mon amoureuse se maquiller dans la salle de bain, j’y reconnais un regard terrible. L’eye-liner dans la main, j’ai l’impression qu’elle juge presque scientifiquement son apparence avec la dureté de toutes les personnes qu’elle va croiser dehors. Marie et Claire, elles, sont à la fête et s’acceptent. Elles sont habillées de fripes et de marques. Est-ce l’enjeu de leurs vies? Non. Elles acceptent les injonctions contradictoires inhérentes à la fin du patriarcat. C’est long, ces histoires. Impossible de conjuguer les enfants, la vie professionnelle, la vie intérieure, la vie amoureuse, alors elles surfent, nagent et parfois se noient, et très précieusement se croisent autour d’une table pour parler légèrement de tout ça.» Thomas Lévy-Lasne Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2004, Thomas Lévy-Lasne est un peintre figuratif de…

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3 min
les privilèges

«Si l’on me dit “privilège”, tout de suite, j’entends le mot corollaire: “injustice”, de manière réflexe, sans conscientiser. Je pense immédiatement à cette fois où je sors du “four” de Clignancourt: je viens d’acheter 50 € de matériel (haschich, ndlr), je me fais contrôler par la Bac, ils veulent m’emmener au poste. On discute un peu, et au mot “écrivain” je sens tout de suite l’atmosphère changer. Ils finissent par me rendre mon bout en me le remettant eux-mêmes dans la poche avant de me laisser partir. C’est ça, pour moi, un privilège: un avantage indu sur les autres. Je ne me fais jamais contrôler parce que je suis blonde et blanche. Et la seule fois où ça m’arrive, la résolution est positive à cause d’un statut. Le monde s’est comporté différemment…

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11 min
les vaillantes des trois vallées

Certains paysans les appellent les vaillantes. Dans le Haut-Béarn, patrie du vieux berger taiseux à béret, on se méfie plutôt de ces filles de la ville qui jouent à la bergère. Bon, on se méfie encore plus des « pelluts », ces poètes qui rêvent d’un retour mystique à la nature. Et de ces néoruraux qui voudraient bien interdire aux cloches de sonner tous les quarts d’heure au village. N’empêche, la méfiance envers les bergères s’accroche, mais le respect progresse. Car elles sont de plus en plus nombreuses dans les trois vallées d’Aspe, d’Ossau et du Barétous : soixante-dix, sur les trois cents bergers transhumants. « C’est depuis qu’il y a l’électricité et des sanitaires dans les cabanes d’estive », jasent les vieux. En attendant, elles ont à peine 30 ans,…

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