Marie Claire - France 824

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Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Marie Claire Album
Fréquence:
Monthly
2,07 €(TVA Incluse)
19,72 €(TVA Incluse)
12 Numéros

dans ce numéro

2 min
édito

Pour avoir grandi avec Charlotte Gainsbourg, nombre d’entre nous l’avons vue se débattre avec les affres de son existence, avec la douleur fracassante de la perte. Qu’est devenue cette douleur ? « C’est une notion a priori négative mais dont je me sers beaucoup. J’ai appris à faire des choses négatives – la douleur mais aussi la timidité ou mon manque de confiance en moi – une force », nous confie-t-elle dans un entretien délicat (lire p. 70). « Le bonheur et le malheur dansent ensemble comme un couple d’opposés», appuie Boris Cyrulnik en préface d’un traité de sagesse signé du psychiatre flamand Dirk De Wachter, L’art d’être malheureux(1) . Un essai réconfortant (dont le titre était celui initialement choisi par Paul Éluard pour son Capitale de la douleur) qui…

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4 min
contributeur · trices

GÉRALDINE DORMOY-TUNGATE, JOURNALISTE Elle a enquêté pour nous sur ces nouvelles poétesses, jeunes et engagées, qui renouvellent le genre. D’OÙ VENEZ-VOUS ? Je suis née à Paris mais j’ai grandi en banlieue, dans la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, entre une mère assistante de direction et un père directeur commercial. J’ai une sœur un peu plus jeune que moi. Petites, on se battait comme des chiffonnières, aujourd’hui, on s’entend tellement bien que je déménage pour habiter près d’elle. POURQUOI FAITES-VOUS CE MÉTIER ? Pour écouter les histoires des gens. Ils m’apprennent à vivre. VOTRE MOMENT PRÉFÉRÉ PENDANT L’ÉCRITURE DE L’ARTICLE SUR LES POÉTESSES? Mon échange par téléphone avec Cécile Coulon, la cheffe de file des nouvelles poétesses françaises. Une voix forte, sensible et accessible qui me réconcilie avec un genre qui, jusque-là, me laissait froide. VOTRE FEMME PRÉFÉRÉE? Joan Didion. FRED…

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1 min
coulisses

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1 min
anna muller

UN BÂTON DE COLLE, UNE PILE DE MAGAZINES, UNE PAIRE DE CISEAUX et comme une irrésistible envie de jouer: voilà qui a permis à la photographe Anna Muller de s’imposer dans l’art du collage, jusqu’à y exceller. Née en 1981 à Izhevsk, en Russie, elle étudie la photographie à Moscou et vient compléter ses études à Paris en 2012, à l’école internationale de photographie Spéos. Coup de foudre : elle n’a plus quitté le sol français depuis. Photographe passionnée de nature morte, elle a perfectionné en parallèle sa maîtrise du collage, « un art qui n’apporte que de la joie, un processus de création très libre et spontané qui permet de dépasser certaines frontières visuelles et fait jaillir des surprises, comme lorsqu’on joue, enfant », confie celle qui, petite, aimait…

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3 min
tocades

1 UNE COLLABORATION ONIRIQUE Pour la deuxième fois, J.W. Anderson a imaginé une série de vêtements pour Moncler, dans le cadre de la collection Moncler Genius. Et c’est tout l’esprit du créateur qui vibre dans ces pièces, jouant entre l’abstrait et le concret, inspirées par les tenues des pêcheurs irlandais autant que par l’allure folle de Giulietta Masina dans La strada. Avec ce lancement, Moncler inaugure aussi une série de podcasts* et une sélection de films sur MUBI. (*) Moncler Genius Podcast, sur Spotify, renseignements sur moncler.com 2 UN SPOT MYTHIQUE Le Festival de Cannes n’aura pas lieu cette année en mai, mais il n’est pas interdit de rêver aux endroits cultes qui en font le sel et la légende. L’hôtel du Cap-Eden-Roc, sa piscine (ici photographiée par Slim Aarons, en 1976), ses jardins,…

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3 min
“à travers un animal, nous faisons l’expérience de l’altérité”

« On s’était retrouvé là presque par hasard. On était juste venu pour accompagner un·e ami·e, comme dans les histoires où l’on va soutenir un copain qui passe un casting et où, finalement, le réalisateur nous choisit pour le premier rôle. C’est ce qui s’était passé, il nous avait désigné·es, ne nous laissant aucune échappatoire possible. Dans ce chenil, au détour d’une cage, ses grands yeux noirs ont été des revolvers. Il nous a fait le coup du regard qui tue. Les pattes un peu appuyées vers l’arrière, il nous attendait, exprimant déjà son irrépressible fidélité. Pourtant, on répétait depuis toujours qu’on ne voulait pas de chien et qu’on n’était pas là pour ça. Trop conscient·es qu’avec un animal, c’est surtout la contrainte permanente qui allait nous tenir compagnie. Mais…

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