DÉCOUVRIRBIBLIOTHÈQUE
searchclose
shopping_cart_outlined
exit_to_app
category_outlined / Actualité et politiques
Valeurs ActuellesValeurs Actuelles

Valeurs Actuelles HS Dec 2016

Retrouvez chaque semaine, dans Valeurs Actuelles, l'essentiel de l'information politique et financière.Sous le double signe de la réflexion et du sérieux de l'information, Valeurs Actuelles vous donne un point de vue unique, sans conformisme, sur l'actualité.

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Valmonde et Cie
Lire pluskeyboard_arrow_down
J'ACHÈTE CE NUMÉRO
4,73 €(TVA Incluse)
JE M'ABONNE
106,65 €(TVA Incluse)
52 Numéros

DANS CE NUMÉRO

access_time2 min.
un art pour l’éternité

(PATRICK IAFRATE)Qu’est-ce qui distingue l’art sacré de l’art profane ? La foi en la vie éternelle. « Un crucifix roman n’était pas d’abord une sculpture », a observé l’historien de la philosophie Jean-Pierre Zarader, grand lecteur de Malraux : pas plus que la statue d’un saint ne peut se ramener à un simple “acte esthétique” ; c’est une manière pour l’artiste, peintre ou sculpteur, de transporter le spectateur « du monde profane au monde de l’éternité ». Autre essayiste, académicien, auteur de l’Homme et le Sacré, Roger Caillois a écrit quelques lignes superbes qui résument l’essentiel de notre propos : « Si les dieux n’ont pas créé l’homme immortel, celui-ci dispose d’un moyen de prouver qu’ils ont été timides et par ce biais, de mitiger la malédiction. » Et ce…

access_time12 min.
les lignes de notre paysage intérieur

Art sacréSens artistique mis au service de la transcendance, il occupe tout l’espace de dévotion, investit tous les champs de la création, emploie toutes les matières, s’impose par tous les genres. Si, au fur et à mesure, il glisse vers le profane, il n’en demeure pas moins une ode, un poème, une prière. Nous baignons depuis l’enfance dans ses représentations ; on peut ainsi dire qu’il nous façonne. (TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM)Reliefs de la Passion et de la Résurrection (Rome, vers 420-430, Londres, British Museum). Ils constituent la plus ancienne représentation narrative de la Passion du Christ. C’est avant tout sa divinité victorieuse qui y est affirmée.Aujourd’hui encore, les architectes majeurs avouent leur dette au roman, et plus encore au cistercien.L’évidence des racines chrétiennes de notre civilisation n’a jamais…

access_time3 min.
présence des arts sacrés

Le chœur de la cathédrale Saint-Étienne de Metz, orienté au nord-est. Surnommée “la lanterne du bon Dieu”, elle abrite une immense surface de vitraux (6 500 mètres carrés), dont certains ont été réalisés par Chagall. Sa construction a démarré en 1237 et a fait appel à tous ces corps de métier qui faisaient d’une cathédrale gothique non seulement le siège de l’évêque et la maison de Dieu, mais encore une arche regroupant tous les arts et mettant le Royaume à la portée du plus humble des fidèles. (BILDARCHIV MONHEIM GMBH /ALAMY) “En vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera.” “La Cène”, par Léonard de Vinci (1495-1498, Milan, fresque du réfectoire de Santa Maria delle Grazie). Elle représente immédiatement sur la gauche les apôtres Judas, Pierre et…

access_time10 min.
les visages du salut

“Le Christ, sauveur et juge”, par Petrus Christus (vers 1450, Birmingham Museum and Art Gallery). Le Christ glorieux porte encore les marques de sa Passion et les montre comme le prix de la rédemption du monde. (AKG-IMAGES)Comment les artistes, peintres et sculpteurs, ont-ils pu s’affronter au problème théologique de l’Incarnation, pour en tirer une représentation ? Quel visage donner à Celui qui prit sur lui les péchés de l’humanité pour lui apporter la rédemption, figure contradictoire de la victime innocente et du Dieu victorieux, de l’agneau immolé et du bon pasteur ? Différents regards peuvent être portés sur la figure du Christ, forgés par les siècles.Le premier est celui du signe et du symbole. La tradition juive n’admet pas, en effet, de représentation de Dieu. Et plusieurs siècles après…

access_time9 min.
sous le regard de la vierge

“La Vierge du lait” (1330), d’Ambrogio Lorenzetti, conjugue tendresse et réalisme. (AKG-IMAGES/MONDADORI PORTFOLIO/SERGIO ANELLI)« Les nations vont marcher vers ta lumière et les rois vers la clarté de ton lever ».Mère de Jésus, Marie jouit d’une prééminence absolue parmi les saints et a été représentée dès les premiers siècles du christianisme. Selon la légende, le premier portrait de la Vierge a été réalisé par saint Luc. Mais c’est sur les fresques et les mosaïques des catacombes que l’on trouve les premiers témoignages de la piété qu’elle suscitait. Dès la fin du II siècle se développe en effet un art symbolique très simple dans les cimetières chrétiens créés à Rome sous l’impulsion du pape Zéphyrin (199-217). Ces galeries creusées de “niches” renfermant la sépulture des chrétiens étaient ainsi décorées de…

access_time5 min.
un bréviaire pictural

Saint Matthieu (1489), par Alvise Vivarini, tableau provenant de l’église Saint-Pierre-Martyr, de l’île de Murano, Venise. (AKG-IMAGES/CAMERAPHOTO)Les représentations de Luc le montrent écrivant son Évangile sur un bœuf couché qui lui sert de pupitre.La Vulgate, le texte latin de la Bible établi par saint Jérôme à la fin du IV siècle, fixa un ordre définitif au corpus des Saintes Écritures : les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc, appelés “synoptiques” car leur récit procède du même point de vue, puis celui de Jean qui s’en distingue. À la suite d’Irénée de Lyon, le même Jérôme identifia les évangélistes aux “quatre vivants” de la vision du prophète Ézéchiel et associa les symboles contenus dans cette vision (homme, lion, bœuf, aigle) à chaque évangéliste. Les artistes suivant généralement à la lettre…

help