C’était en novembre dernier, sur la chaîne d’information CNews : le philosophe Michel Onfray assurait qu’une partie du réchauffement climatique, au moins, était due au multivers, c’est-à-dire à la coexistence de plusieurs univers parallèles dont les interactions et les frictions seraient source de chaleur. Cette dernière se diffuserait ensuite dans les différents mondes, d’où une augmentation de la température.
Mais pour bien le saisir, “il faut faire un peu d’astrophysique”, s’enorgueillissait-il. Las, cela ne semble pas être son cas. Déjà, contrairement à la Relativité d’Einstein, par exemple, le multivers n’est pas une théorie scientifique. “On ne sait même pas s’il existe, ce n’est qu’une hypothèse, qui n’a jamais été vérifiée à ce jour”, assène Éric Lagadec, astrophysicien à l’Observatoire de la Côte-d’Azur. Plus encore, aucune étude scientifique sérieuse n’a été menée…