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Micro Simulateur

READY TO RACE PACK OBJECTIF COMPÉTITION!

Ci-dessous (gauche) :Encore un freinage raté pour la P1 GTR, qui finit dans le sable…

Les extensions pour le simulateur de conduite italien permettent de varier les plaisirs et de tenter de nouvelles disciplines. On avait déjà eu des packs thématiques pour une marque – Porsche, pour ne pas la nommer – ou des déclinaisons plus géographiques, comme le Japanese Pack qui nous proposait les volants de bolides venus du pays du Soleil Levant.

D’autres déclinaisons se consacrent à l’Italie et ses voitures rouges, ou à des légendes historiques du monde automobile. Le « Ready to Race Pack » se démarque des autres offres par une approche nettement tournée vers la compétition, et ce de différentes manières. Même si l’offre standard d’Assetto Corsa comporte son lot de voitures de rêve et/ou de course, l’extension présentée ici présente quelques curiosités qui devraient permettre des expériences intéressantes.

La liste des véhicules disponibles est établie dans l’encadré ci-dessous, mais les seuls noms des véhicules ne suffisent pas à appréhender correctement leurs compor- tements – ni l’utilisation qu’on peut en attendre. De notre point de vue, trois types de pratiques peuvent être abordés à bord des bolides du pack.

Ci-dessous (droite) :À l’intérieur de la M12 GT1, de bons souvenirs pour les nostalgiques de GTR2 !

En solo…

Que celui qui n’a jamais apprécié le plaisir de rouler (virtuellement) seul sur une piste de compétition ou une route fermée nous jette la première pierre ! La simulation offre cette possibilité de se croire quelques instants au volant d’un véhicule différent, de rouler sans craindre les autres usagers et sans éprouver la peur des radars répressifs. En cas de sortie de route, plus de peur que de mal, on relance la partie ou on effectue un saut aux stands. On touche ici la philosophie première d’Assetto Corsa qui dès son lancement s’est positionné comme un simulateur différent, à mi-chemin entre GTR et la série arcade des Need for Speed, en proposant de tenir le volant de bolides exceptionnel aussi bien en contexte de compétition que de plaisir égoïste.

Deux des voitures du pack sont destinées avant tout à ce type d’utilisation. La Celica ST185 Turbo est la plus modeste – en apparence. Même bardée de logo de sponsors, elle aura du mal à concurrencer les modèles de luxe du simulateur. Mais sa configuration quatre roues motrices en fait une monture amusante pour certains tracés. C’est sur la route montagneuse de Trento-Botonne, en course de côte, qu’elle donne le meilleur d’ellemême. Le chuintement à chaque baisse de régime rappelle la présence de la turbine, les accélérations sont linéaires et efficaces, la voiture est stable et accroche bien la route. Si vous possédez l’extension du Nürburgring, elle pourra aussi y faire bonne figure par rapport à des voitures plus puissantes mais en propulsion.

Si la Celica fut une bonne surprise, on ne peut pas en dire autant de la McLaren 570S. Pourtant le constructeur britannique nous a habitués à du très haut de gamme et performant, qu’on se rappelle la F1 légendaire ou l’amusante MP4- 12C. Mais là, non, définitivement non… Impossible de savoir si les développeurs sont en cause ou si la voiture réelle est dotée du même défaut, mais le freinage est ridicule pour un tel bolide ! En performances pures, elle peut tenir tête aux autres GT de même catégorie (Audi R8, Porsche 918 Spyder, F458 Stage 3), elle présente une accélération puissante et une vitesse de pointe bien au-delà des 300 km/h. Mais le châssis est d’une stabilité erratique, le train arrière est très lourd et embarque en survirage. Et le freinage est dramatiquement inefficace, on doit anticiper très en avance et on perd le terrain gagné grâce à la vitesse et l’accélération. Dommage, on attendait mieux d’une voiture signée McLaren.

La McLaren 570S peut dépasser une R8 sans problème, mais perdra l’avantage au freinage.

La Celica, particulièrement douée pour les courses de côte.

La TT Cup est accessible aux débutants en compétition automobile.

Monotypes

Lorsque les détracteurs de compétitions automobiles se plaignent que ce sont les mécaniques qui font la différence, pas les talents des pilotes, il suffit de les placer devant une course monotype pour les faire taire. Tous les participants ont la même monture, en général avec des options de réglage limitées pour éviter des écarts de performances trop importants, et c’est parti pour 10, 20 ou 50 tours où le talent de conduite fait la différence (et aussi un peu la chance, il faut l’avouer). Qu’on les appelle monotypes, trophées ou cup races, ces compétitions sont simples à mettre en place dans Assetto Corsa, aussi bien en solo qu’en multijoueur.

Emblématique de ce type de discipline, la TT Cup reprend les bases du championnat officiel du petit coupé Audi : traction avant, moteur 2 litres de 310 ch, boîte automatique avec palets au volant, caisse allégée et gros aileron arrière. La voiture est d’une impressionnante stabilité et d’un comportement très neutre, avec un freinage particulièrement efficace et une boîte très linéaire. De plus, elle est équipée d’un équivalent de kers qui rajoute ponctuellement 30 ch pour un dépassement ou une accélération puissante. C’est un véhicule idéal pour débuter dans la discipline. Pour plus de sensations, on peut opter ensuite pour la version musclée, l’Audi TT RS. Extérieurement, la carrosserie est plus complexe, alors que l’intérieur est plus dépouillé. Même boîte auto, même freinage efficace, mais un châssis encore allégé qui rend le bolide plus joueur et surtout un moteur revu à 390 ch (et 550 Nm de couple) qui change la donne. Sur un tour à Imola, la TT RS prend jusqu’à dix seconde à sa petite soeur !

Les voitures du pack

Audi R8 LMS 2016

Audi R18 e-Tron Quattro

Audi TT Cup 2016

Audi TT RS VLN

Lotus 3-eleven

Maserati MC12 GT1

McLaren 570S

McLaren P1 GTR

Toyota Celica ST185 Turbo

Toyota TS040 Hybrid

Toyota ou Audi ? En proto, les différences se compt

La Lotus 3-Eleven est un concept étonnant, mélange de petite sportive et de prototype ouvert, décliné en version route ou compétition – c’est ce second choix qui est présent ici. Les chiffres sont éloquents : seulement 900 kg sur la balance, mais un moteur V6 surcompressé de 460 ch. Celle qu’on prenait pour un jouet se révèle une véritable bête de course qui n’a rien à envier à bon nombre de supercars, elle accélère très fortement mais sans chercher à se dérober, elle est légèrement sous-vireuse mais jamais dangereuse. Seul petit point faible, un freinage qui aurait mérité plus de mordant. C’est au milieu de ses consoeurs qu’elle s’éclate le mieux, et constitue une de très bonnes surprises du pack.

On ne peut malheureusement pas en dire autant de la McLaren P1 GTR, version course de la P1 « civilisée ». Certes c’est l’une des plus rapides du plateau, avec une vitesse de pointe largement supérieure à 300 km/h, des accélérations foudroyantes et un comportement plutôt stable. Mais comme la 570S, le freinage est déplorable, à plus forte raison pour une voiture destinée à la compétition. Durant nos essais, la meilleure solution pour ne pas finir dans le bac à sable ou contre la rambarde fut de reculer tous nos points de freinage de référence de 100 mètres – alors que ces repères sont quasiment identiques pour tous les autres véhicules. Même ainsi, les temps au tour, quel que soit le circuit, restent dans la veine de ceux d’une 911 GT1 de 1998, pourtant moins rapide mais plus efficace pour ralentir. Et ne songez pas à désactiver l’ABS, c’est le blocage de roues assuré dès qu’on effleure la pédale. Déception donc pour cette McLaren.

Ne vous fiez pas à son apparence, la 3-Eleven n’est pas un jouet mais une vraie bête de course.

Duels au sommet

Terminons l’étude du pack avec deux paires de voitures. C’est un choix de raison, car l’offre Ready to Race comporte deux couples de bolides faits pour se mesurer entre eux. Tout d’abord la Maserati MC12 GT1, un monstre italien dérivé de la Ferrari Enzo avec 580 ch sous la carrosserie. Rapide, puissante et efficace, elle reste d’un maniement un peu délicat. Pour la combattre, l’Audi R8 LMS de 2016 est une arme de choix, et peut-être la meilleure monture de tout le pack. Très nerveuse dans ses accélérations mais avec une boîte parfaitement étagée, très stable, équipée d’un freinage redoutable (vous avez entendu, les ingénieurs de McLaren ?), elle est un peu moins rapide en pointe mais accepte les trajectoires les plus serrées. Nous avions déjà dit tous le bien que nous pensions de cette GT pour Project Cars, celle d’Assetto Corsa correspond à nos espoirs, finalement la vraie R8 LMS doit être un régal à piloter. Si Monsieur Audi nous entend et qu’il veut bien nous en prêter une…

Autre duo à batailler sur les pistes, l’Audi R18 contre la Toyota TS040. Ici on entre dans un autre monde, plus de voiture de luxe ou de GT, mais bel et bien des prototypes taillés pour les records. Extérieurement les deux voitures se ressemblent (aérodynamisme oblige), mais les comportements sont assez différents. L’Audi dispose d’une boîte étagée très courte, on frôle sans cesse le surrégime ; le parti-pris des quatre roues propulsives permet une très bonne adhérence et une réponse immédiate du train avant, mais avec la contrepartie d’une voiture plus lourde au volant. Chez Toyota, c’est plus classique, plus linéaire mais tout aussi efficace. Lors de nos essais à Monza (le circuit le plus adapté d’Assetto Corsa pour ces monstres de vitesse), les différences de temps au tour tenaient dans un mouchoir de poche, moins d’une seconde entre les meilleurs temps de l’une et de l’autre – avec toutefois un très léger avantage à la Toyota hybride, encore qu’en simulation, le rejet de carbone virtuel n’a pas trop d’impact !

En courses monotypes, les départs son compacts !

contre (haut) :La TT RS, version musclée du « petit » coupé Audi.

Ci-contre (bas) :Duel impressionnant : la R8 LMS 2016 contre la MC12 GT1, deux philosophies différentes qui méritent de s’affronter.

Pour tous les goûts

Complète, c’est ce qui qualifierait le mieux cette extension. Pour débuter (Celica, Audi TT Cup), pour s’amuser (Lotus 3-Eleven, TT RS), pour s’améliorer (Audi R8 LMS et Maserati MC12), pour battre des records (R18 ou TS040), il y en a pour tous les publics avides de chercher de l’adrénaline lors d’affrontements virtuels. Les deux McLaren en revanche ne seront pas l’argument le plus vendeur… Finalement le seul regret concernant ce pack est l’absence d’un circuit supplémentaire, un bonus qui existe pour les autres extensions disponibles. Un tracé d’endurance aurait été très apprécié pour profiter pleinement de la R18e ou de la TS040. Nous avons gardé le meilleur pour la fin : le pack est proposé sur Steam pour seulement 7,99 euros (hors promotions), un tarif finalement tout doux pour pratiquer le sport automobile dans d’excellentes conditions !

Machine de test

• Intel Core i7-2600 3,4 GHz
• Carte mère Alienware 046MHW
• 8 Go RAM DDR3
• Carte graphique Nvidia GTX 980 Ti 2 Go
• Windows 7 64 Ultimate

L’avis d’expert

Apprécié

• Un pack pour tous les niveaux.
• L’esprit de la course.
• Leux prototypes, ça ne se refuse pas !

Souhaité

Un circuit en plus, comme pour les autres packs d’extensions ?

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