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Les Cahiers de Science & VieLes Cahiers de Science & Vie

Les Cahiers de Science & Vie No. 185

Tous les deux mois, Les Cahiers de Science & Vie vous proposent 100 pages d'histoire des civilisations anciennes.

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Societe Mondadori Magazines France
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8 Numéros

DANS CE NUMÉRO

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si loin, si proche

Dans son Histoire de l’art parue en 1950, le grand spécialiste de la question, l’Anglais Ernst Gombrich, situe l’art préhistorique sous l’étiquette : « Mystérieux débuts ». Les choses sérieuses commencent seulement ensuite avec l’art égyptien sous l’intitulé de chapitre « Un art pour l’éternité » et, bien sûr, l’art grec, avec le chapitre « Le grand éveil » (car, bien entendu, avant cette aurore, le monde était plongé dans un profond sommeil…). On a l’impression à lire Gombrich que l’origine de l’art ne commence vraiment qu’à ce moment-là et que les images des temps préhistoriques sont plus des curiosités que des œuvres à part entière. Un témoignage de ce préjugé persistant se retrouve en filigrane dans l’expression « chapelle Sixtine de la Préhistoire » parfois employée pour désigner Lascaux,…

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la grotte de balamku aux origines de chichen itza

Est-ce la présence d’un serpent corail, parmi les plus venimeux du monde, qui aurait poussé le premier explorateur de Balamku à murer cette grotte maya il y a plus d’un demi-siècle ? Toute trace de cette cavité, située à quelques kilomètres seulement des ruines de l’importante ville maya de Chichen Itza (750-1200) dans le Yucatan, avait en tout cas disparu après cette mystérieuse condamnation en 1966… La grotte rituelle a subitement refait surface l’an dernier alors que Guillaume de Anda, archéologue mexicain spécialiste des milieux souterrains, explorait des gouffres voisins situés sous la cité préhispanique. L’occasion pour lui d’explorer ces espaces hautement sacrés pour les Mayas, pourtant boudé par l’archéologie : « On a eu l’habitude de privilégier le matériel archéologique et l’architecture pour comprendre cette civilisation, mais ces grottes,…

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la nonne qui ne voulait pas rester au couvent

La respectable université de York (Angleterre) a conservé un trésor de papier de son passé médiéval : seize registres en latin des archives de l’archevêché local entre 1304 et 1405. Pour les universitaires plongés dans leur traduction, ils sont une mine d’informations unique sur cette époque troublée. Mais ils tombent parfois sur des histoires… inattendues, comme l’a découvert Sarah Rees Jones, du Département d’histoire de l’université. Quelques lignes de la plume de l’archevêque William Melton rajoutées dans les marges d’un tome de 1318 indiquaient, l’air de rien, d’« avertir Jeanne De Leads, récemment religieuse à la maison de Saint-Clément, à York, qu’elle devrait rentrer ». Approfondissant le sujet, l’historienne le trouva digne des Monty Python. De fait, Jeanne, nonne bénédictine, « a prétendu une maladie de corps et simulé la…

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le renard roux domestiqué il y a 4 000 ans

La domestication animale fut sans conteste l’une des étapes les plus importantes de notre histoire. Et c’est un thème qui réserve encore bien des surprises. La fouille des sites espagnols de Can Roqueta (Barcelone) et Minferri (Lleida), remontant à l’âge du bronze et vieux de plus de quatre mille ans, précise les liens entre domestiqueurs et domestiqués et montre une relation plus complexe que la simple servilité. Les humains partagent en effet régulièrement leur tombe avec leurs animaux: un vieil homme avec une vache et des pattes de chèvres, une femme avec deux bovins et deux chiens, etc. De quoi laisser présager des statuts sociaux différents, sans qu’on puisse encore expliquer la présence de ces canidés et bovins importants pour les communautés. Mais ces inhumations « mixtes » introduisent également des…

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du plomb, dans les ailes phéniciennes

Pour tenter de comprendre ce qui poussa les Phéniciens, peuple de commerçants venu du Liban, à fonder des colonies dans tout le bassin méditerranéen au premier millénaire avant J.-C., une équipe israélienne a eu l’idée d’examiner de plus près la provenance de l’argent dont ils faisaient un ardent commerce. Paradoxalement absent du territoire phénicien, le métal devait forcément être collecté ailleurs… L’archéologue Tzilla Eshel y a vu une piste pour retracer les voyages des Phéniciens : « On a souvent supposé que leur installation dans le bassin méditerranéen était guidée par la présence de métaux précieux, mais cette hypothèse n’avait jamais été prouvée. » Souvent mêlé au plomb dans les filons miniers, l’argent en contient une quantité qui varie selon la méthode employée : l’équipe de chercheurs a donc procédé…

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sur les traces d’alexandre le grand

Il a beau être l’une des figures les plus importantes de l’Antiquité, le célèbre conquérant macédonien n’a pour l’heure toujours pas de sépulture attribuée. Alexandrie, la ville qu’il a fondée, aurait accueilli sa dépouille rapportée de Babylone, là où il aurait trouvé la mort à l’âge de 32 ans, en 323 avant J.-C., disent les textes antiques. Mais c’est en vain que la cité égyptienne a été fouillée jusqu’à présent. L’archéologue grecque Calliope Lemnos-Papakosta est, elle, persuadée de pouvoir élucider le mystère. Et là où d’autres ont échoué, elle pourrait bel et bien approcher du but. Guidée par les textes de l’historien grec Strabon, par une carte d’Alexandrie du XIX siècle ainsi que par des technologies de pointe qui l’aident à déterminer où creuser, elle entreprit de fouiller, il y a…

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