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Movies, TV & Music
Classica

Classica No.211

Chaque mois, découvrez toute l'actualité de la musique classique au travers de nombreux portraits, reportages, enquêtes et interviews… Un regard neuf sur la musique

Country:
France
Language:
French
Publisher:
EMC2
Frequency:
Monthly
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5 Issues

in this issue

2 min.
haydn, prénom françois

Il n’y a pas que Berlioz dans la vie ! Si notre monument national écrase un peu tout sur son passage en ce début d’année, on peut, avec une loupe et quelques efforts, apercevoir un autre anniversaire, plus discret, moins symbolique, mais sacrément essentiel : celui des 210 ans de la mort de notre cher Joseph Haydn. Un « presque bicentenaire », donc. Mais, fût-il décédé en 1819, il est à parier que la célébration ne capterait pas davantage l’attention. Car la musique de Haydn n’attire désespérément pas la lumière. Son image reste celle d’un compositeur pour mélomanes avertis, à qui le grand public fera toujours la sourde oreille, lui préférant Mozart, qui l’éclipsa, puis Beethoven, qui le relégua encore davantage dans l’ombre. Comme si – rien à faire !…

2 min.
un dimanche à la campagne

Dans l’esprit du Jean Renoir de Partie de campagne et du Déjeuner sur l’herbe, mais aussi des tableaux impressionnistes d’Auguste, le père, Bertrand Tavernier réalise en 1984, avec Un dimanche à la campagne, une comédie dramatique un brin nostalgique sur le temps qui passe. D’après Monsieur Ladmiral va bientôt mourir, un roman de Pierre Bost, illustre scénariste du cinéma français, le film délivre dès les premières images un climat ambigu, entre félicité et décrépitude. Un vieil homme (Louis Ducreux), peintre amateur, reçoit dans son vaste domaine son fils (Michel Aumont), accompagné de son épouse et de leurs enfants. Quand arrive sa fille chérie (la pétulante Sabine Azéma), femme libre qui ne tient jamais en place et dont le caractère est tout le contraire de son frère, le film dévoile une…

3 min.
chers travestis d’opéra

Autant révéler la vérité : je vais écrire un texte d’homme. Impossible de recourir à une autre sensibilité pour décrire ce qui se produit quand, à l’opéra, une femme joue un homme! Souvent, des chanteuses incarnent les jeunes amants, Chérubin dans Les Noces de Figaro, Octave dans Le Chevalier à la rose, ou, sur mode plus léger, le fêtard Oreste dans La Belle Hélène ou ce jouisseur de prince Orlofsky dans La Chauve-Souris. Quel paradoxe ! Des compositeurs choisissent une femme pour représenter l’homme frais, vaillant, énergique, dépassé par ses appétits sexuels. Je ne me délecte du travesti qu’à l’opéra ; au théâtre, le travesti ne me convainc pas. Sarah Bernhardt s’empara des héros de Hamlet ou de L’Aiglon sans que cela imposât une tradition, et il suffit de lire sa…

6 min.
deux fois dix

Pourriez-vous définir en quelques mots vos lignes artistiques respectives? L.B. : Offrir une programmation correspondant au lieu exceptionnel qu’est Versailles, c’est-à-dire essentiellement les répertoires des xviie et xviiie siècles, qui seront aussi une bonne alternative aux spectacles auxquels le public d’Île-de-France assiste ailleurs. La multiplicité des espaces (Opéra royal, Chapelle, Galerie des Glaces) est aussi l’une de nos spécificités, qui offre de fantastiques opportunités pour faire revivre les œuvres – je pense au programme Stravaganza d’amore de Raphaël Pichon, récemment donné dans la Galerie des Glaces. M.F.: J’essaie, au TCE, de suivre les vœux de son fondateur, Gabriel Astruc : la diversité dans la programmation, un lieu qui soit à la fois une salle d’opéra, de concert et de ballet. J’ai coloré le répertoire de bel canto romantique (Roberto Devereux de Donizetti…

1 min.
les temps forts

AU THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES On entendra le Freischütz (octobre), une nouvelle production des Noces de Figaro par James Gray et Jérémie Rhorer (Sabine Devieilhe en Suzanne, du 26/11 au 7/12), Roberto Devereux mis en scène par David McVicar (mars 2020), un Couronnement de Poppée par Christophe Rousset et Stephen Langridge (juin 2020), ainsi que de nombreux ouvrages en version de concert (La Femme sans ombre par Yannick Nézet-Séguin, en février 2020). Grands noms du piano (Goerner, Sokolov, Say), du chant (Kaufmann, Garanca, Orlinski, Alagna, le duo Fleming/Kissin) et orchestres stars se succéderont. Anniversaire Beethoven oblige, on entendra une intégrale des Symphonies par l’Orchestre philharmonique de Vienne et Andris Nelsons et un Fidelio avec Nina Stemme (février 2020). À VERSAILLES Pour fêter deux anniversaires séculaires (les 350 ans de l’Académie royale de musique et…

2 min.
notes et fausses notes

COMÉDIE GRINÇANTE Il y a des jours où l’on est moins bon que d’autres. C’est ce que l’on pourrait croire à l’écoute de Jascha Heifetz et de son interprétation pour le moins surprenante du Quatrième Concerto pour violon de Vieuxtemps : les mains tremblent, l’archet glisse, le son grince et les démanchés en saccades révèlent chez son interprète une certaine nervosité. Le public – un groupe d’étudiants réunis en masterclasse – s’en trouve amusé, conscient que le numéro de leur professeur n’est qu’une plaisanterie. ➔ https://www.youtube.com/watch?v=QcIPk51WJQ8 Un opéra BRANCHÉ Après une sortie d’hôpital plutôt arrosée, Violetta Valéry se vautre dans le luxe et la démesure, endommageant au passage sa sublime Lamborghini. Qu’importe : le baron Douphol a de quoi satisfaire ce « joli rossignol »… Avec Instraviata, le dessinateur Léon Maret transpose La Traviata…