Sans cérémonie, ils se sont rassemblés, ce 22 décembre 1666, dans la bibliothèque du roi. Des savants illustres, comme Huygens, et d’autres plus obscurs. Vingt et un, en tout, pour la première réunion de ce qui ne s’appelle encore que “la Compagnie” ou “l’Assemblée”. Mais il y a déjà là l’embryon d’une future Académie royale des sciences, qui structurera et fera briller dans toute l’Europe la science française. Pour l’heure, la Compagnie n’a ni lettre patente ni règlement à faire valoir. Le roi en a voulu ainsi. Ce qui lui évite, persiflent les mauvaises langues, de s’imposer des obligations, en particulier financières, à son égard. Nul ne doute, néanmoins, de son entier soutien. Et tous s’en réjouissent.
Car la science, depuis que Copernic a commencé, il y a un siècle…