On ne le sait pas encore. La crue a touché des terres régulièrement inondées, mais aussi des zones normalement à l’abri. Friches industrielles, cultures, maisons, réserves de fioul, égouts… “Impossible de calculer la dynamique de la pollution pendant la crue, explique Julien Tournebize, hydrologue à l’Irstea. On peut suivre le nitrate, mais les contaminants les plus toxiques, comme les pesticides ou les métaux, exigent des prélèvements.” Or, les analyses prennent du temps. Le programme PIREN-Seine, piloté par l’Agence de l’eau de Seine-et-Marne, doit réaliser un bilan des répercussions de la crue sur la pollution de l’eau, dont les résultats ne seront pas disponibles tout de suite. Les friches industrielles des bords de Seine posent notamment question. Il existe peu de données fiables sur la contamination de leurs sols et les…