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    FESTIVAL À GOODWOOD
    Comme chaque année, l’événement anglais a été l’occasion de raviver la flamme de l’optimisme automobile. La voiture de sport n’est pas morte, merci pour elle !

    De Tomaso P72

    Radical Rapture

    BAC Mono R

    Ford GT Mk II

    Débutons ce feu d’artifice par la De Tomaso P72. Après avoir racheté la firme italienne en 2014, les Hongkongais, qui avaient aussi mis la main sur Gumpert, devenu Apollo, relance donc l’un des badges les plus emblématiques de l’automobile. On pouvait s’attendre à un hommage à la terrible Pantera, mais la P72, qui célèbre les 60 ans de la marque, est un clin d’œil à la P70, superbe proto à ciel ouvert des années 1960, fruit de la collaboration entre Carroll Shelby et Alejandro De Tomaso, et dessiné par Peter Brock. La P72 repose sur le châssis monocoque entièrement en carbone de l’Apollo IE, y compris les crash-box avant et arrière, avec doubles triangles aux quatre coins, mais pourrait faire l’impasse sur le V12. Produite à 72 unités, à un tarif hors taxes de 750 000 €, la magnifique auto en dira plus sur ses entrailles dans quelques mois, une fois l’homologation attribuée (ou non). Moins élégante, la Ford GT Mk II est une série limitée à 45 unités (produites par Multimatic, comme les GT de course), hélas non immatriculable. Le siège passager est optionnel, mais pas les sensations de conduite puisque, avec sa suspension ajustable sur cinq voies, son V6 3,5 litres biturbo poussé « à au moins 700 ch », ses pneus slicks Michelin de 19 pouces, son énorme prise d’air sur le toit et son arceau en acier chrome molybdène homologué FIA, la Ford, facturée 1,2 million de dollars, pousse le curseur de la performance un peu plus loin.

    Mais aussi spectaculaire qu’elle soit, la GT Mk II aura du mal à suivre le rythme de la BAC Mono R. La dernière itération du petit constructeur britannique, mue par un 2,5 litres atmosphérique de 345 ch (avec un rendement de 138 ch/l), est la première voiture de route à faire appel au graphène, un matériau extrêmement dur et ultra-léger. La Mono R chute à 555 kg, est à la fois 20 mm moins haute et 25 mm plus longue que la Mono normale, voit son rupteur décalé de 7 800 à 8 800 tr/mn, reçoit d’office des disques carbone/céramique et coûtait la bagatelle de 191 000 £ ! Coûtait, car les 30 uniques exemplaires prévus sont déjà tous vendus.

    Ponctuons ce florilège avec la Radical Rapture. Le constructeur de Peterborough persiste dans son style « barquette », mais ce modèle se veut encore plus accessible aux novices mais pas moins paramétrable avec, notamment, une suspension Nik Link censée optimiser l’absorption des irrégularités tout en annihilant le roulis. Les futurs propriétaires devront tout de même se méfier du 2,3 litres Ecoboost de 350 ch. Accouplé à une boîte séquentielle à six vitesses, il devrait permettre de flirter avec les 3’’ pour le 0 à 100 km/h. La marque annonce avoir d’ores et déjà reçu des commandes françaises et les premières Radical Rapture rouleront dès le début du mois d’août. ›