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Art et Architecture
L'Officiel Art

L'Officiel Art Mars-Avril-Mai 2016

Un voyage contemporain à travers une série de rencontres exceptionnelles se nourrissant d’autres pratiques culturelles (mode, design, architecture, lifestyle, cinéma, musique). L’Officiel Art ouvre ses pages en grand écran aux peintres, sculpteurs, photographes, architectes, designers, vidéastes, performers et à tous ceux qui les accompagnent dans cet élan. L’Art comme un style de vie et la vie comme art de vivre à fond son époque.

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Les Editions Jalou
Fréquence:
Quarterly
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24.24 CHF
4 Numéros

dans ce numéro

11 min.
collage de destruction massive simone fattal

NÉE à DAMAS, SIMONE FATTAL A GRANDI AU LIBAN, A ÉTUDIÉ EN FRANCE, PUIS S’EST ÉTABLIE EN CALIFORNIE AVANT DE REVENIR VIVRE à PARIS. SA PRATIQUE SE DÉPLOIE à TRAVERS DIffÉRENTS MÉDIUMS MAIS RESTE TOUJOURS IMPRÉGNÉE DE L’HISTOIRE DES RÉGIONS QUI COUVRENT L’ORIENT ARABE ACTUEL, ENTRE GÉNIE DES FORMES ET POÉSIE DE LA PENSÉE. ELLE A OUVERT LES PORTES DE SON ATELIER PARISIEN à L’OffiCIEL ART, ET S’ENTRETIENT ICI à PROPOS DE SON TOUT DERNIER COLLAGE. L'OFFICIEL ART : Peinture dans votre jeunesse, puis travaux littéraires, sculptures en céramique et en glaise, cinéma et collages… Au regard de votre parcours artistique, vous avez exploré de multiples médiums. De la glaise au papier, existe-t-il une matière première commune à toutes vos œuvres ? SIMONE FATTAL : La matière première qui sous-tend tout ce…

8 min.
robert longo chronique d’une dystopie

Longo rédige en quelque sorte la chronique d’un avenir dystopique dans lequel, en réalité, nous vivons déjà : un présent impensable dans lequel les “Black lives” ne comptent pas, où les politiciens les plus réactionnaires se servent de la liberté d’expression pour propager la haine. A l’occasion de sa prochaine exposition personnelle, “Luminous Discontent”, à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris en avril, Robert Longo livre à L’Officiel Art une série de dessins qui se fait le reflet d’une actualité mondiale tourmentée. La noirceur de ses réalisations n’a d’égal que l’obscurantisme dans lequel semble parfois plonger les sociétés contemporaines. Passé maître dans la technique du fusain, il applique une grande minutie dans le traitement des détails et des effets de clair-obscur, un hyperréalisme qui n’a rien à envier à la photographie…

3 min.
de new york à bruxelles

L’OFFICIEL ART : Qu’est-ce qui a incité à la création en 2010 du salon Independent à New York, quel est son apport ? LAURA MITTERRAND : L’initiative des fondateurs était d’organiser une foire pour et par les galeristes, en ayant comme idée principale de mettre au point un concept qui s’adapterait aux besoins des galeries et non pas l’inverse. Nous avons lancé le projet en décembre 2009 pour mars 2010 ! Depuis la première édition, nous avons fait en sorte que les espaces des galeries soient adaptés à leurs besoins, conçus en fonction de leurs présentations, en conservant une qualité d’accrochage identique à celle d’une galerie. Notre équipe est concise mais nous entretenons une relation privilégiée avec les galeries. Chaque année, nous faisons réaliser des plans par des architectes, qui…

8 min.
street life

L’OFFICIEL ART A RENCONTRÉ HERVÉ CHANDÈS, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA FONDATION CARTIER ET COMMISSAIRE ASSOCIÉ DE L’EXPOSITION. L’OFFICIEL ART : Vous avez organisé une première exposition de Moriyama en 2003, pourquoi renouveler la démarche aujourd’hui et comment décririez-vous la pratique de la couleur – initiée au début des années 2000 – de ce photographe, fortement associé au noir et blanc, qu’il décrit comme “moyen d’expression de [son] monde intérieur ”, quand la couleur “exprime ce [qu’il] rencontre, sans aucun filtre” ? HERVÉ CHANDÈ : Daido Moriyama n’est pas le premier artiste que l’on réinvite. C’est important à préciser, car je ne suis pas certain que l’on soit très nombreux à adopter cette démarche. Exposer un artiste est une bonne raison pour l’exposer à nouveau et développer quelque chose ensemble et construire…

7 min.
voyage au centre de la terre

L’OFFICIEL ART : Hennessy et vous, c’est presque une longue histoire, puisque vous y collaborez depuis une huitaine d’années. Quelles valeurs partagez-vous avec cette maison ? ARIK LÉVY : Je pense que la première est la valeur humaine. Je me sens très proche d’Hennessy via le prisme des relations qui règnent en interne. De la direction au maître de chais en passant par les différents employés, nous sommes là dans une relation très personnelle, presque émotionnelle. A la manière du sentiment que l’on éprouve lors du premier rendez-vous au sein d’une famille. Une famille, au cœur de laquelle j’aime passer du temps et discuter. Il s’agit d’une façon de travailler qui ne se résume pas à une cascade de consignes, elle est plutôt de l’ordre d’une invitation à la réflexion…

3 min.
édito

Espace de liberté, d’expression, de transmission, les pages de L’Offi ciel Art sont le lieu privilégié d’un dialogue complice avec les créateurs contemporains. Quoi de plus naturel donc, pour ce dix-septième opus, que d’avoir imaginé une véritable “exposition sur papier”, d’avoir fédéré la puissance créatrice des artistes autour d’un axe commun, d’une thématique, pour révéler, s’il le fallait encore, la richesse et la diversité de leurs regards. L’Offi ciel Art qui endosse ainsi le rôle de “curateur”, pris par l’urgent besoin de donner un sens encore plus profond à sa démarche d’arpenteur de son temps. Galvanisés par l’idée que les artistes sont des révélateurs du monde et autant de remparts contre l’obscurantisme, nous les avons interrogés, provoqués autour du concept de dystopie, littéralement contre-utopie. A l’heure où l’espoir d’un monde meilleur…