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狩猎和垂钓
Le Chasseur Français Hors Série

Le Chasseur Français Hors Série HS No. 105

Des dossiers complets et variés sur la chasse et la pêche avec des conseils pratiques et des astuces pour une parfaite réussite.

国家:
France
语言:
French
出版商:
Reworld Media Magazines
出版周期:
Bimonthly
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本期

2
faites-leur bon accueil

5 km par an ! À la faveur du réchauffement climatique, c’est le rythme moyen de progression de nos oiseaux vers le nord. Guêpier, serin cini ou fauvette mélanocéphale ont ainsi débordé de nos provinces du sud pour coloniser des territoires plus septentrionaux. En Nouvelle-Aquitaine, on admire désormais l’élégance de l’élanion blanc – petit rapace amateur de rongeurs –, jadis cantonné à la péninsule Ibérique. Les sites d’hivernage se déplacent aussi sur la carte de l’Europe: certains canards de l’Arctique (fuligule milouinan, eider à duvet…) passent moins souvent la mauvaise saison chez nous, parce qu’ils s’arrêtent déjà en mer Baltique. Au chapitre des bonnes nouvelles, le héron garde-bœufs, d’origine africaine, assure aujourd’hui sa descendance en… Picardie. Alors, est-il possible d’envisager que le roselin githagine – petit granivore du Maghreb qui…

5
où sont passés nos oiseaux ?

En 2018, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le Muséum national d’histoire naturelle (Mnhn) publiaient les résultats d’études sous le titre : Le printemps 2018 s’annonce silencieux dans les campagnes françaises. Des études indépendantes menées sur l’ensemble du territoire par le Mnhn et dans la Zone-Atelier Plaine et Val de Sèvre pour le CNRS. Derrière cet intitulé, la disparition inquiétante des oiseaux communs des campagnes qui ont perdu un tiers de leurs effectifs en quinze ans. Professeur au Muséum d’histoire naturelle et directeur scientifique de Vigie-nature, Romain Julliard confirme ces chiffres. « Ce bilan alarmant concerne une vingtaine d’espèces communes des campagnes, soit une majorité de la biodiversité aviaire. Certaines espèces sont plus touchées que d’autres, mais cette disparition intéresse l’ensemble des oiseaux : bruants, perdrix, linottes,…

3
faut-il les nourrir en été?

Le nourrissage peut commencer à partir de novembre, et s’impose bien plus encore lors des épisodes neigeux. À la fin de l’hiver, les oiseaux sont capables de trouver seuls leur nourriture. Il est préférable de diminuer peu à peu le nourrissage et de le supprimer dès la fin du mois de mars, lorsque commence la période des nichées. De mars à fin septembre, la nourriture naturelle est plus abondante et certains petits peuvent mourir d’ingérer des aliments non appropriés. La Ligue pour la Protection des Oiseaux conseille de nourrir les oiseaux uniquement en période de froid prolongé. L’été, lorsque la prédominance des maladies est plus forte qu’en hiver, le rassemblement de différentes espèces autour des points de nourrissage peut favoriser la propagation d’infections. Même en hiver, pensez à nettoyer régulièrement…

3
réchauffement climatique les gagnants et les perdants

Sous nos latitudes, c’est en montagne qu’on peut prendre la pleine mesure des menaces que le facteur thermique fait peser sur la survie des espèces, car la température y augmente plus rapidement qu’ailleurs (dans les Alpes françaises, la hausse en quarante années est de 1 à 3 °C). Pour exemple, la perdrix des neiges, ou lagopède, souffre du faible taux de survie de ses poussins. L’impact humain – dont celui du tourisme en montagne – joue probablement en sa défaveur. Les observations régulières se multiplient à 100 mètres au-dessus de la limite altitudinale antérieure de l’espèce, tant dans les Alpes du Nord que dans les Pyrénées orientales. Le nord en tant qu’expansion territoriale ou zone de repli Les oiseaux les plus thermophiles ne restent pas insensibles à la hausse des températures :…

2
migrer moins loin ou se sédentariser

Moins de grues rejoignent l’Espagne Des passereaux (fauvette à tête noire, rougequeue noir, pouillot véloce…) dont l’hivernage était invariablement centré sur le bassin méditerranéen ont commencé à s’en affranchir en passant la mauvaise saison dans le Sud-Ouest français. Chez les fauvettes à tête noire appartenant à des populations germaniques, une nouvelle tradition d’hivernage est apparue à la fin du siècle passé : en rupture avec une migration d’automne qui les menait préalablement vers le sud de l’Europe, elles mettent désormais le cap vers le nord-ouest pour hiverner en Grande-Bretagne! Leur survie y est favorisée par les hivers plus tempérés qu’autrefois et par l’abondance des mangeoires à oiseaux. En quelques générations seulement, cette orientation de vol est passée dans les gènes: de jeunes fauvettes allemandes, enfermées en octobre à l’intérieur d’un planétarium,…

2
deux milieux fondamentaux pour l’avifaune impactés par un nouveau contexte climatique

La taïga progresse vers le nord: les chevaliers applaudissent, car leur aire géographique s’élargit. La toundra recule face à l’avancée de la taïga: les bécasseaux font grise mine, car leur espace se rétrécit. Deux milieux d’un intérêt fondamental pour l’avifaune seront tout particulièrement impactés par un nouveau contexte climatique. Au nord, selon les projections mathématiques, 10 à 57 % de la toundra arctique (à végétation rase) seront remplacés par la taïga (à conifères et bouleaux). Or, la toundra circumpolaire est indispensable à la reproduction de 8,4 à 10,4 millions d’oies et bernaches et à 14 millions de limicoles (bécasseaux, tournepierres, pluviers, phalaropes…). L’extension de la taïga vers le nord sera par contre avantageuse pour plusieurs espèces de chevaliers. À moins que certaines régions arctiques soient reconverties en nouveaux greniers à grains de…