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Côté Sud

Côté Sud No. 180

D'une bastide provençale à un riad marocain, d'une ballade en Amérique à un savoir-faire italien, Maisons Côté Sud vous ouvre les portes d'un art de vivre ensoleillé et enchanteur.

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Country:
France
Language:
French
Publisher:
Cote Maison SAS
Frequency:
Bimonthly
$6.38
$32.51
6 Issues

in this issue

5 min
verre-lumière

À Lisbonne, la lumière est une composante de l’espace. Le nouveau studio du designer Emmanuel Babled, n’échappe pas à cette impression immédiate. L’éclat se joue dès l’extérieur, sur la façade habillée de carreaux couleur ciel d’un immeuble XVIIIe de style pombalin, en référence au marquis de Pombal, à l’origine de la reconstruction de la ville après le tremblement de terre de 1755. À l’intérieur, la lumière allume l’œuvre de verre en transparences, reflets et brillances. Voyageur polyglotte, Emmanuel Babled émaille ses phrases d’italien, d’anglais puis revient au français sa langue natale. L’ailleurs, les rencontres, les découvertes ont inspiré une vie de recherche. L’Italie bien entendu, pays des souvenirs d’enfance, Milan où il obtient son diplôme à l’Institut européen de Design et enfin sa lumineuse rencontre avec Ettore Sottsass qui l’invite…

5 min
maison d’explorateur

Inspirés par le style britannique des maisons géorgiennes de la capitale d’une des îles les plus sauvages de l’archipel des Baléares, Polls et Benito multiplient les projets de rénovation de maisons privées. Loin du flux touristique, le charme discret de Minorque et le port de Mahon offrent un véritable terrain d’expression à l’énergie créative du jeune duo. Ces deux passionnés de décoration et d’architecture d’intérieur, qui se sont rencontrés à Barcelone, ont fait de l’histoire leur cible. Attentifs aux sujets d’éthique qu’impose l’époque, à 25 ans pour le plus jeune, les décorateurs-ensembliers voient la transformation de l’existant comme une philosophie essentielle, et même nécessaire. Chez eux, la « récup’» est un langage inné, et non une trajectoire nostalgique. Chaque lieu revisité joue la fusion entre passé et futur, juxtapose les…

2 min
table en fête

1 min
les adresses d’emmanuel babled

Pour les meubles du designer Marco Sousa Santos qui allient savoir-faire et technologies de pointe, Branca Lisboa. Pour le travail de Fatima Durkee et ses nombreux rapprochements entre design et artisanat portugais, l’association Passo ao Futuro. Pour ses initiatives dédiées à la protection des savoirs, à l’artisanat et son travail sur la restauration, Fondation Do Espirito Santo Silva. Pour s’initier à la céramique, participer à des workshops, mais aussi acheter des pièces, Caulino Ceramics. Pour toutes ses porcelaines historiques et ses collaborations contemporaines avec des artistes et des designers, le museu da Vista Alegre.…

3 min
éloge de l’imperfection

Toute beauté est imparfaite, incomplète et impermanente, comme le flux même de l’existence. De cet axiome hérité du bouddhisme zen, les Japonais ont tiré une esthétique et un art de vivre singuliers, nommés wabi-sabi. Prônant la simplicité et l’authenticité, cette philosophie cherche l’inspiration dans la nature et l’harmonie de ses imperfections. Une branche de cerisier noueuse, un tabouret de bois usagé, un tablier de lin ravaudé avec soin, une dalle de pierre patinée par le temps acquièrent, par leur vécu unique, une valeur spirituelle. Art de la modestie et de la résilience, le wabi a pratiqué le surcyclage (upcycling en anglais) bien avant l’heure, en sublimant les cicatrices des matériaux et des objets: on connaît la délicate méthode du kintsugi, qui consiste à réparer les fêlures de la porcelaine avec…

3 min
jardin de sculptures

Au pays basque espagnol, c’était devenu un secret bien gardé: fermé en 2011, le musée de la Fondation Chillida ne s’ouvrait depuis qu’à de rares initiés, amoureux de l’œuvre du « sculpteur-forgeron ». Or, le destin en a voulu autrement. Grâce à l’aide de la galerie Hauser&Wirth, le parc verdoyant et sa maison du XVIe siècle, achetés dans les années 1980 puis aménagés et restaurés par l’artiste et sa femme Pilar, viennent d’être rendus au public, qui découvre à nouveau ce domaine extraordinaire. Chillida-Leku, «le lieu de Chillida», avait été pensé comme une expérience immersive, où, déambulant dans une forêt de sculptures ou sous la charpente de la ferme Zabalaga, le visiteur pouvait appréhender l’itinéraire créatif du sculpteur. Épaulée par l’architecte argentin Luis Laplace, la famille nous restitue le musée…