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Classica

Classica No.212

Chaque mois, découvrez toute l'actualité de la musique classique au travers de nombreux portraits, reportages, enquêtes et interviews… Un regard neuf sur la musique

Land:
France
Sprache:
French
Verlag:
EMC2
Erscheinungsweise:
Monthly
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2 Min.
l’illusionniste

Avouons-le tout de go : jamais aucun des spectacles lyriques de Krzysztof Warlikowski ne nous a convaincus. Et c’est un euphémisme. Depuis Iphigénie en Tauride de Gluck en 2006, nous n’avons jamais vu dans ses réalisations qu’indigence dramatique, faiblesse de la proposition, répétition confuse de procédés et d’obsessions person nelles, déclinés en autant de tics scéniques horripilants. Dans cette Iphigénie, vue et revue, on eut à observer un défilé de retraités dans un EHPAD, pendant que la fille d’Agamemnon s’efforçait de chanter, prostrée sous un lavabo. Plus tard, Le Château de Barbe-Bleue convoqua le magicien Mandrake le temps d’un prologue bavard, tandis qu’une scénographie ampoulée s’employait à annihiler l’extra ordinaire puissance de feu de la musique de Bartók ; l’héroïne, elle, n’échappait pas à sa vision continuellement dégradante de la femme,…

2 Min.
shall we dance

L’Entreprenant Monsieur Petrov (en V.F.) est le septième des dix films dansés du couple Fred Astaire et Ginger Rogers, sorti sur les écrans en 1937. George Gershwin qui, deux ans plus tôt, a vu la création de Porgy and Bess sur la scène de l’Alvin Theatre, à New York, en a écrit spécifiquement la musique, sur des paroles de son frère, Ira, mais la première rencontre entre le danseur et le musicien a eu lieu dès les années 1920, autour de comédies musicales destinées à Broadway et du duo que Fred formait avec sa sœur Adele, avant que cette dernière ne fasse ses adieux à la scène pour se marier. Ce film, chorégraphié par Hermes Pan, les place sur le devant, en vrais comédiens de cinéma et non plus comme…

3 Min.
le nom de la mer

A cause de son titre La Mer, trois esquisses symphoniques, nous écoutons l’œuvre de Debussy comme un tableau musical de la mer. Or il détestait les musiques descriptives. Du coup, les érudits nous proposent le terme « impressionniste » pour ne pas prendre l’ensemble au premier degré: il ne s’agit pas de « l’objet mer », mais du « ressenti de la mer » ; non des choses, mais de leurs impressions. Armés de cette conviction, nous prêtons l’oreille à La Mer en tâchant de sentir ce que nous sentirions en face de la mer… Et là, notre pensée devient confuse. Pourquoi Debussy a-t-il choisi La Mer comme titre? De quoi La Mer est-elle le nom? Dans sa correspondance, il répète continuellement : «Je veux écrire mon songe musical.» Pour ce, il…

5 Min.
spécial élections l’europe des baladins

Dès le xviiie siècle, compositeurs et musiciens sont cosmopolites, polyglottes et nomades. Ils sillonnent le continent, se déplacent de cour en cour au gré des sollicitations. Haendel, Mozart, Haydn résident dans toutes les grandes capitales culturelles de leur temps – Londres, Paris, Rome ou Vienne. Un siècle plus tard, les artistes font toujours fi des identités nationales, à l’instar de Chopin, autant polonais que français, ou d’Offenbach, allemand à l’origine de l’opérette française. Plus à l’est, dans le vaste Empire austro-hongrois, les musiciens cristallisent dans leurs œuvres toute la diversité culturelle du cœur de l’Europe. Au sein de cette mosaïque de peuples et de cultures, la musique de Janácek, Strauss, Liszt ou Mahler brasse les inspirations autrichiennes, allemandes, slaves ou yiddish. Au fil des siècles, les artistes ont donc anticipé…

2 Min.
notes et fausses notes

COMPLIMENTS D’OUTRE-TOMBE S’il est admis qu’Hamlet a vu sur les remparts de son royaume le spectre de son père, la rencontre réelle entre Roberto Alagna et Giuseppe Verdi, lors de la représentation d’Otello à Bastille, laisse dubitatif. Et pourtant, photo à l’appui sur son compte Twitter, le ténor apparaît bien en compagnie d’un vieil homme aux cheveux hirsutes, à la barbe poivre et sel, et au nez aquilin. Aucun doute, c’est bien lui le fantôme de Verdi ! La photo est accompagnée d’un tweet : « Quelle chance, ce soir le Maestro Verdi est là ! Il a l’air heureux. On va pouvoir lui demander si j’ai #lavoixdurôle. » ➔ https://twitter.com/roberto_alagna/ status/1109543604702400512 Concerto GRI(EG)SANT Hiver 1971. André Previn s’apprête à diriger le Concerto pour piano de Grieg. En guise de soliste, un humoriste anglais…

3 Min.
jules matton, l’art de la franchise

«Ma musique, il ne faut pas en par- « ler, il faut l’écou- ter ! » lâche Jules Matton avec un sourire. « Franc et engagé », voilà qui pourrait être la devise de notre compositeur. Car derrière son air tranquille et ses boucles blondes semble se cacher un tempérament bouillonnant, à l’image de sa musique, « nerveuse, angoissée, joyeuse, tragique, parfois sereine». Parmi les œuvres de cinq autres compositeurs, c’est donc son Trio pour violon, violoncelle et piano, tiré de son album Livre 1, qui a séduit la majorité des 3000 jeunes qui participaient au Grand Prix lycéen des compositeurs, après deux mois de rencontres et d’échanges. REFUS DES ÉTIQUETTES Né à Paris, c’est par le piano que Jules Matton entre dans le monde de la musique, « comme un enfant…