Des tenues aux couleurs éclatantes et aux formes singulières, des photographies, des films et des chansons… C’est à l’époque des indépendances de nombreux pays du continent africain que commence cette traversée. La mode est portée dans les défilés, les cérémonies, mais aussi dans la rue. Elle occupe les pages de magazines comme « Drum », lancé au Cap, en Afrique du Sud en 1951, tandis que les arts visuels, la musique, le théâtre et la littérature prennent leur essor – le Festival mondial des arts nègres, à Dakar en 1966, est l’un des jalons essentiels de ce phénomène. Comme le souligne Christine Checinska, commissaire de l’exposition, « ces vêtements dégagent un sentiment de liberté, d’affirmation, d’optimisme et de joie de s’habiller ». Des hommes politiques, tels que Léopold Sédar Senghor,…
