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Classica

No.210

Chaque mois, découvrez toute l'actualité de la musique classique au travers de nombreux portraits, reportages, enquêtes et interviews… Un regard neuf sur la musique

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
EMC2
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DANS CE NUMÉRO

access_time2 min.
contre la musique contemporaine ?

Faut-il continuer à utiliser l’expression « musique contemporaine » ? Non, lançait l’autre soir Renaud Capuçon aux Victoires de la musique, proposant « musique d’aujourd’hui » pour la remplacer,« parce que musique contemporaine, ça fait peur à tout le monde.» Fantasme, idée reçue, vérité criante ou bonnet blanc et blanc bonnet ? Encore faut-il savoir de quoi il est question.Yaurait-il une musique d’aujourd’hui qui ne serait pas contemporaine et, dans le même temps, une musique contemporaine encore plus contemporaine que celle d’aujourd’hui ? Bienvenue chez Kafka… ou chez Raymond Devos ! Pourtant, si l’on a l’impression de jouer sur les mots, c’est qu’en réalité ces deux termes jumeaux véhiculent des images mentales, et probablement des musiques, diamétralement opposées. L’une (la musique d’aujourd’hui) serait généreuse, ouverte, plurielle, curieuse de mille…

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ran

Kurosawa dont le premier film en tant que réalisateur, La Légende du grand Judo, date de 1943, vint très tardivement à la couleur, en 1970, avec Dodes’ka-den – qui marque aussi sa rencontre avec le compositeur Toru Takemitsu. Quinze ans plus tard, avec Ran, tous deux se retrouvent pour la plus longue partition cinématographique du musicien, parmi un riche catalogue qui en compte plus de quatre-vingt-dix. Homme-orchestre, du scénario au montage, Kurosawa, pour cette histoire inspirée du Roi Lear de Shakespeare transposée à l’époque médiévale, « travaille » l’image à la manière des peintres de la Renaissance, organisant plans et séquences selon un procédé de dégradés et de tonalités changeantes, leur attribuant une fonction dramatique. En outre, comme dans le théâtre japonais, il caractérise chacun de ses personnages par…

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michel, mon ami

«Bon, maintenant, ça suffit : il faut que nous devenions amis! » Voilà une des plus belles phrases qu’on m’adressât jamais. C’était Michel Legrand qui me téléphonait après avoir achevé l’un de mes livres, Oscar et la Dame rose. Il me lançait ces mots avec le courage crâne du gamin qui, dans la cour, s’approche d’un autre pour lui demander d’être son ami.Jusque-là, je ne l’avais fréquenté que d’une façon mondaine lors de premières théâtrales. Quelle aubaine! Je l’admirais, j’allais désormais l’aimer. De temps en temps, nous nous retrouvions donc pour déjeuner.Au-dessus de fruits de mer, je découvrais la place de la littérature dans sa vie, il découvrait celle de la musique dans la mienne. Parfois, nous rivalisions de mémoire : je fredonnais ses mélodies évidentes et raffinées,…

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extraits exclusifs alagna en vérité

(JEAN-BAPTISTE MILLOT / DG) ARGENT Je n’aime pas parler d’argent. J’ai d’ailleurs la chance d’avoir des personnes habilitées à le faire à ma place. Je sais que l’argent est nécessaire et quand j’en ai, j’en fais profiter ceux que j’aime. Personnellement, je n’ai besoin de rien. Je n’ai pas de voiture, pas de frais de toilettes, aucune envie de frivolités, je n’aime pas jeter l’argent par les fenêtres. Je n’ai jamais souffert du manque d’argent, même lorsque je n’en avais pas. BILAN Ce mot me rappelle ma formation de comptable. J’ai travaillé durant un an dans l’entreprise où mon oncle Salvatore était chef comptable. En même temps, je passais la fin de la journée et une partie de la nuit au cabaret comme chanteur de variétés. Je passais…

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ça se joue hors du monde

Le brillant critique musical Jacques Drillon explore la dualité entre la musique jouée et celle que l’on écoute. Cet amoureux de la langue française nous entraîne dans une réflexion savoureuse où Jankélévitch côtoie Kafka, Nietzsche ou Godard. Tous se concertent pour répondre à la difficile question : « Qu’est-ce que la musique? », au-delà de cette alchimie qui transporte celui qui joue hors du monde, dans un paradis (perdu?) suspendu au milieu de nulle part. Partisan d’une musique qui vit par elle-même, libérée des indications, titres, intentions qui l’enfermeraient dans l’enclos stérile de la reproduction musicale, l’auteur l’envisage comme une œuvre vivante, un temple, un mirage dont chaque interprétation serait une révélation, un instant d’absolu, insaisissable. ➔ La Musique comme paradis de Jacques Drillon, Buchet/Chastel, 80 p., 10 €.…

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souvenirs limpides

C’est l’histoire d’une admiration tournée en amitié, où se lit la compréhension intime d’un art au travers de l’affection portée à un être, et quel être ! Rudolf Serkin. L’absolu pouvoir de sidération de la « Hammerklavier » selon Serkin ou l’urgence de sa cadence du 5 Concerto Brandebourgeois auront décidé de cette nécessité : comprendre les secrets de ce musicien passé au travers des horreurs du siècle avec la famille Busch, qui préférait disparaître dans les œuvres et prônait le collectif de Marlboro avant la solitude du récital. Chapitres brefs, plume pudique, le portrait se compose par touches. Celui de l’auteur y paraît aussi, ombre dans celle du modèle peint avec tant de justesse en ces lignes trop brèves où les souvenirs expliquent l’art. ➔ Rudi. La Leçon de Serkin…

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