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Classica No.207

Chaque mois, découvrez toute l'actualité de la musique classique au travers de nombreux portraits, reportages, enquêtes et interviews… Un regard neuf sur la musique

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
EMC2
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DANS CE NUMÉRO

access_time2 min.
inaudible !

Saviez-vous que la langue française avait quelque chose de « mou comme un chewing-gum »? C’est ce qu’affirme sans ciller le compo siteur Michael Jarrell pour expliquer la Bérénice de Racine qu’il vient de mettre en musique au Palais Garnier. De cette tragédie canonique, dont il a tiré lui-même le livret, résulte un opéra « en quatre séquences » à la trame resserrée, s’avérant plutôt efficace à la lecture. Côté musique, c’est une autre affaire. Car voici les alexandrins passés à la moulinette d’un traitement vocal comme on n’en imagine plus : aucun air ni duo évidemment, mais un récit gris et inintelligible, où une prosodie aléatoire donne pendant une heure trente dans l’hystérie et la vocifération (si possible dans les extrêmes les moins confortables de la voix), le…

access_time4 min.
le chêne et le roseau

Elle est partie rejoindre les anges dont elle avait déjà la voix. Je crois que je n’ai jamais autant écouté une chanteuse. Une soif infinie, non rassasiée. De Mozart à Puccini, de Verdi à Strauss, de Gounod à Wagner, en passant par Bellini, Donizetti, Rossini, j’ai goûté le chant de Montserrat Caballé sans m’en lasser, car l’écouter, c’est fréquenter un mystère et un spectacle. Un mystère? Qui se montre capable de couvrir un orchestre de quatre-vingts musiciens, un chœur complet, des collègues aux gosiers athlétiques, puis, quelques secondes plus tard, de risquer un long murmure mélodieux qui hypnotisait même le silence? Forte et douce, puissante et fragile, glorieuse et tendre, victorieuse et soumise, Montserrat se révélait autant chêne que roseau. Elle surplombait, mais n’écrasait pas. Elle pliait, mais ne…

access_time6 min.
roberto alagna / aleksandra kurzak « l’instinct prend toujours le dessus »

Paris et ce disque Puccini vous réunissent cet automne, mais vous avez débuté chacun la saison de votre côté. Vous, Aleksandra, avec La Traviata à Paris et vous, Roberto, avec un nouveau Samson au Met. Après votre départ inattendu de Bayreuth, cet été, et les mille rumeurs qui ont suivi, comment allez-vous? Roberto Alagna : Très bien ! Bien sûr j’ai été blessé d’entendre dire que cette annulation était la conséquence d’un manque de préparation. Ma détermination était entière et mon travail acharné. En réalité je n’ai jamais étudié autant une partition que celle de Lohengrin. Aleksandra Kurzak: Ça arrive à tout le monde de devoir renoncer, quoi de plus normal? Et puis, tu n’en as pas fini avec Lohengrin, non?R. A.: Si je…

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actualités

« Puccini in love » par Roberto Alagna, Aleksandra Kurzak et le Sinfonia Varsovia dirigé par Riccardo Frizza vient de paraître chez SONY (voir p. 94), tandis que La Navarraise de Massenet est publiée par Erato (voir p. 92).Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak seront en concert, le 6 novembre à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées. Le ténor chantera ensuite Andrea Chénier à Berlin (du 28/11 au 5/12) puis Luisa Miller à Monte-Carlo avec Aleksandra Kurzak (15/12). Ils se retrouveront par la suite dans Carmen à New York (du 9/01 au 9/02/19) puis dans Otello à l’Opéra Bastille (du 7 au 29/03/19).Le 21 février 2019, paraîtra un Dictionnaire intime de Roberto Alagna, écrit en collaboration avec Alain Duault (Le Passeur).…

access_time3 min.
«la superba» n'est plus

Montserrat Caballé en Norma (1973). (GETTY IMAGES) Et en Elena (Les Vêpres siciliennes,1974) (JACK MITCHELL/GETTY IMAGES)Neuf ans déjà qu’elle chantait, en troupe, à Bâle, (Mimi, Tosca, Aida, Chrysothemis…), puis à Brème (Violetta, Tatiana, Rusalka), avec des apparitions sans lendemain à Vienne (Salomé), à Milan (1 Fille-Fleur), au Liceu (Elvira, Arabella), à Mexico (Manon, Amelia)… Cinquante rôles à son répertoire, sans percer. Vint le 20 avril 1965, à Carnegie Hall. Elle remplaça Mary-lin Horne quasiment au pied levé dans Lucrezia Borgia. Une étoile naquit ce soir-là, aussitôt mondiale. Contrats – Glyndebourne (La Maréchale), le Met (Marguerite), puis toutes les autres grandes maisons, qui se l’arrachèrent au rythme de deux à trois soirées par semaine – concerts innombrables, studios (RCA, puis EMI), et bientôt la vague irrépressible des disques pirates dont…

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éditions anniversaire

Bernard Foccroulle est aussi discret que passionné par « l’étroite relation que l’opéra produit, entre la beauté et le sens ». Après quinze ans à la Monnaie de Bruxelles et douze à Aix, il se livre ici au travers d’entretiens avec Chantal Cazaux, Sabine de Ville, Shirley Apthorp et Anton Fleurov. Évoquées, les hautes figures croisées sur scène (Chéreau, Kentridge, Lepage, Mitchell…) ou dans la fosse (Rattle, Boulez, Salonen…), avec ces spécificités aixoises, les résidences d’artistes, l’Académie, vivier créé par Stéphane Lissner, Aix en juin et Passerelles, pour ouvrir à un autre public, pour faire bouger les lignes. Et dire son attachement à la Méditerranée, comme creuset interculturel, à la circulation des productions aixoises à travers le monde, mais aussi sa peur d’un art global commercialisé et aseptisé… En…

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