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category_outlined / Actualité et politiques
L'Express Grand FormatL'Express Grand Format

L'Express Grand Format Mai 2015

L'Express Grand Format donnent un éclairage en profondeur sur un thème politique, géopolitique, historique... à partir d'articles déjà parus dans L'Express et leur mise en perspective.

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Groupe Express Roularta
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DANS CE NUMÉRO

access_time3 min.
ils ont montré la voie

Au commencement était le verbe, celui d’un général « à titre provisoire » et inconnu, qui embrassait seul le destin et l’honneur de son cher et vieux pays. Peu entendirent l’appel de l’homme de Londres, et moins encore se levèrent aussitôt pour dire NON avec lui. Non à la résignation, non à l’humiliation et à la défaite. A quatre de ces « déserteurs du renoncement », la nation reconnaissante rendra hommage, ce mois-ci, en les accueillant au Panthéon, aux côtés de Jean Moulin, figure mythique, après de Gaulle, du sursaut aussi magnifique qu’héroïque. Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion, Jean Zay et Pierre Brossolette illustrent la diversité de la Résistance, tant par la nature de leur engagement et de leurs actes que par leur origine, leur parcours avant la guerre —…

access_time11 min.
l’histoire enfin libérée

Jusque dans les années 1970, les Français avaient le sommeil serein. La fable gaullocommuniste les berçait : ils avaient été unanimement opposés à l’hydre nazie et à ses sicaires vichystes. Les uns combattaient au grand jour entre Londres et l’Afrique, les autres, en clandestins, dans la France captive, mais tous étaient unis derrière la figure tutélaire du général de Gaulle. Si le doute les saisissait, ils pouvaient se rasséréner en visionnant La Bataille du rail (1946) et Paris brûle-t-il? (1966), où René Clément célébrait en boucle leur héroïsme. La légende dorée se brisa dans les années 1970, peu après que le général de Gaulle se fut effondré à la Boisserie. Au nom d’une « réconciliation nationale » bien particulière, Georges Pompidou accordait la grâce du milicien Paul Touvier, tandis que la…

access_time8 min.
ceux de la première heure

L’Anabase, épopée antique, a été la plus grande retraite de l’Histoire, la retraite des hommes forts au regard droit. Mais ils étaient dix mille qui firent la Grèce de légende. Charles de Gaulle a réalisé l’Anabase tout seul. La France n’était plus une épée, seulement une cohue indéfinissable à laquelle il a redonné un nom. Etrange baptême radiophonique, célébré dans l’intimité des ondes, le 18 juin 1940. « This is the BBC » L’accent oxfordien, sublime d’artifice en cet instant du monde, tombait comme un monocle de l’œil d’un dandy. Combien étions-nous aux aguets ? Je ne sais. Mais il y avait soudain quelque chose de stimulant dans le désastre : un appétit d’inconnu, ou l’attente d’une promesse. L’inconnu, c’était lui. Ainsi que la promesse. Dans un faubourg du Caire…

access_time2 min.
les dessous d’un appel

Si l’on tient l’appel du 18 juin 1940 pour l’acte fondateur de la Résistance, on a toujours négligé les circonstances de sa rédaction et de sa diffusion. Or, rien n’est simple à Londres ce jour-là et de Gaulle, qui n’est jamais que le sous-secrétaire d’Etat d’un gouvernement démissionnaire et qui n’a de légitimité que celle dont il se dit investi, ne s’impose pas encore aux Anglais, pressés par d’autres urgences, comme un interlocuteur prioritaire. Tout juste est-il un pion en réserve, qu’ils pourront utiliser le cas échéant pour faire pression sur le gouvernement français, replié à Bordeaux, si celui-ci se révèle trop complaisant au diktat de Hitler. Dans son ouvrage (1), François Delpla reprend dans le détail des jours qui précèdent et suivent le 18 juin la genèse et les…

access_time4 min.
les débuts chaotiques de la france libre

Aujourd’hui, Charles de Gaulle apparaît comme le plus grand des Français du XXsiècle. Mais en 1940, qui est-il ? Le « grand Français » de cette année terrible, c’est plutôt Philippe Pétain, le « vainqueur de Verdun », le patriote, l’unificateur, le thaumaturge, l’homme de la paix. De Gaulle, qui entend continuer sa guerre, est un exilé, un rebelle, un diviseur. En dehors des milieux politiques et des cercles militaires, qui connaît l’éphémère sous-secrétaire d’Etat à la Défense nationale ? Personne – ou presque – n’a entendu le discours du 18 juin. Si celui-ci devient un acte fondateur, c’est que, le 27 juin, son auteur est reconnu comme chef des Français libres par Churchill, qui aurait préféré accueillir Reynaud, Mandel ou Blum. Le Premier ministre est lui-même fragile politiquement. Ses adversaires,…

access_time6 min.
ils étaient quelques-uns

C’est un ouvrage de chevalerie : les très grandes heures de la France libre. Le récit, par ses acteurs, du miracle politique que fut la refondation de la France, de sa République, de son honneur par une poignée de rebelles rassemblés autour d’un général qui rompit les rangs avec pour seule arme la force du verbe. Vingt ans après l’Appel du 18 juin, en 1960, de Gaulle demande à Roger Stéphane de réaliser une série d’entretiens avec ses compagnons. Il n’était pas le plus mal placé pour cette tâche. Deux arrestations, vingt-sept mois de prison, deux évasions, un passage dans le maquis de Georges Guingouin (lire page 68), la libération de l’Hôtel de Ville, à Paris, des discussions nocturnes sans fin avec Malraux pendant les combats d’Alsace, la mort de son…

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