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Le PointLe Point

Le Point

12 septembre 2019

L'hebdomadaire français d'information de référence.Avec rigueur, conviction et ouverture, Le Point analyse et prolonge en toute indépendance l'actualité politique, économique, sociale et culturelle en France et dans le monde.

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
SEBDO
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DANS CE NUMÉRO

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macron, stendhal et hugo

Où allons-nous ? Nous ne le savons pas mais nous y allons à pleins gaz, sans regarder derrière ni devant. Partout sur la planète, nous vivons la même révolution (numérique). Autrement dit, des têtes vont tomber : dans ces périodes-là, tout est toujours possible, même le pire. D’où l’utilité publique des lanceurs d’alerte, qui font souvent penser à des voyageurs malgré eux, tirant sur la sonnette d’alarme d’un TGV dont les freins ont lâché. Marine Le Pen sera élue présidente de la République en 2022 : au terme d’une analyse plutôt convaincante, Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire du PS et excellent connaisseur de la carte électorale, est arrivé à cette conclusion. Il est convaincu qu’Emanuel Macron, qui est toujours rejeté, quoi qu’il fasse, par « 70 % d’une sourde opposition hétérogène…

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comment parler aux russes

C’est un débat qui commence toujours mal. Chez nous, les pro-Russes le sont souvent pour de mauvaises raisons : fantasme d’un modèle autoritaire et culte de l’homme fort, sans compter l’anti-américanisme (l’un des marqueurs de stupidité les plus sûrs). Les anti-Russes systématiques le sont aussi pour des motifs frelatés : préjugés primaires mais tenaces sur un pays qui serait par essence violent, expansionniste et propice à la tyrannie. Cela remonte à loin, comme le rappelle volontiers Hélène Carrère d’Encausse. L’ouvrage d’Astolphe de Custine intitulé « La Russie en 1839 » décrivait un peuple arriéré, gouverné par le knout. Mais Custine avait été devancé de deux siècles dans le genre par Adam Olearius, qui les décrivait comme des « bêtes », insistant sur la pratique de la sodomie. Tout cela ne…

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pensé à la rentrée

Yann Moite. * Chez Simenon, les oignons sentent bon. * Découvert, à la librairie Compagnie de la rue des Ecoles (Paris, 5e), qu’Irène Lindon avait réédité chez Minuit tous les beaux romans étranges de Tony Duvert (1945-2008). * Poète raté donne bon prosateur (Vladimir Nabokov, William Faulkner, Pierre Drieu la Rochelle, Henri Thomas). * « Arbitre enculé ! », injure homophobe ? Dans ce cas, il faut interdire tous les matchs de foot avec mesure rétroactive depuis la fondation de la Fifa (1904). * A Montmartre, manque d’Escalator. * Ils font de la muscu en salle et ne portent plus leurs valises dans les gares et les aéroports. Emmanuel Macron : sosie de Jean-Louis Trintignant dans « Le conformiste» (Bernardo Bertolucci, 1970). * La canicule à Paris : Bangkok moins les go-go bars. * Par grosse chaleur, le chien ne peut pas enlever ses poils. * Le XXe…

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la qualification du crime

Au stade où nous en sommes de l’histoire en forme d’autodomestication de notre espèce, le couple est une communauté d’égaux où il n’est plus tolérable que l’un impose sa loi à l’autre. Les violences conjugales sont très durement sanctionnées par le droit, charpente civilisatrice s’il en est. Depuis un quart de siècle, en France, tuer son conjoint est un crime plus grave que de tuer son voisin. C’est logique, et c’est heureux. Mais l’ouverture du Grenelle des violences conjugales a été l’occasion d’un étrange glissement sémantique traduisant un mauvais diagnostic posé sur la maladie qu’il entend traiter. Selon des figures féministes commentant ce dispositif, le Grenelle ne porterait pas sur les « violences conjugales », mais les « violences faites aux femmes ». De même, le terme de meurtre ou d’homicide…

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piketty : n’est pas marx qui veut

Quitte à me fâcher d’emblée avec tous ceux qui détestent, par a priori politique, le très à gauche économiste « star» Thomas Piketty et l’accusent de nourrir en France, avec ses chansons égalitaristes à succès, cette haine des riches dont le mouvement des gilets jaunes a permis de mesurer l’ampleur, son dernier ouvrage, « Capital et idéologie» (Seuil), vaut vraiment la peine d’être lu : très enrichissant, si l’on ose dire, et stimulant intellectuellement, impressionnant surtout d’érudition historique, avec en plus ce sérieux scientifique qui offre la garantie de statistiques et de graphiques fiables. Thomas Piketty ne fait pas partie de cette catégorie d’économistes que l’on voit régulièrement sur les plateaux de télévision parler avec autant d’aplomb que de superficialité de tous les sujets, capables d’avoir un avis définitif aussi bien…

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trump et le syndrome vietnamien

On ne peut pas bien terminer une mauvaise guerre. Les Etats-Unis l’ont appris à leurs dépens au Vietnam. Ils l’expérimentent de nouveau en Afghanistan. A Saigon, les derniers Américains ont fui en hélicoptère le 30 avril 1975, au moment où les forces communistes entraient en triomphe dans la capitale du Sud-Vietnam. L’humiliation pèse toujours, près d’un demi-siècle plus tard, sur la politique étrangère des Etats-Unis. Elle explique en partie leur difficulté à retirer leurs forces d’Asie centrale et du Moyen-Orient, en dépit de l’objectif affiché par Donald Trump depuis son installation à la Maison-Blanche. Le président américain se fiche comme de sa première émission de téléréalité du chaos que le départ de son armée laisserait derrière elle en Afghanistan. Jouer les gendarmes du monde, très peu pour lui. Une seule chose…

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