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Culture et Littérature
Point de Vue Histoire

Point de Vue Histoire HS Histoire Oct 2016

Tout savoir sur les plus grandes personnalités de l'Histoire.

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Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Royalement Votre Editions SAS
Fréquence:
Back issues only
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dans ce numéro

2 min.
l’inde envoûtante de victoria

Que l’on évoque l’Inde, et aussitôt viennent en tête les images envoûtantes laissées par les voyageurs et les écrivains français, britanniques ou indiens, relayées par les grands films hollywoodiens ou européens, Les Trois Lanciers du Bengale avec Gary Cooper ou encore Le tombeau hindou de Fritz Lang. Nous en avons alors une vision colorée, bigarrée, exotique, sensuelle avec ses danseuses, ses dieux, ses charmeurs de serpents, ses fauves ou encore ses éléphants, sans oublier ses palais féériques où vivent de très beaux et cruels maharajas… Tout cela ne reflète, bien sûr, en rien la réalité d’un immense sous-continent à l’histoire si riche et mouvementée. L’Inde britannique, celle de Victoria plus particulièrement, reste peu connue en France. Si le premier comptoir britannique en Inde est créé au tout début du XVII siècle, la conquête…

13 min.
le joyau de la couronne de l’inde des marchands à l’empire colonial

Le système hiérarchique hindou servait la cause britannique... L’objectif premier qui présida à la création des grandes Compagnies des Indes orientales était de commercer avec l’Asie, pourvoyeuse en épices. Les Provinces-Unies ouvrirent le bal en 1598 avec la création de cinq compagnies et Londres s’affola devant cet engouement dangereux si les Hollandais établissaient un monopole. La reine Elizabeth I répondit à la menace commerciale en signant la charte du 31 décembre 1600. Elle accordait un privilège de navigation vers l’Orient aux marchands londoniens pour une durée de quinze ans. La East India Company liait 218 personnes ensemble, sans pour autant les associer. Chaque membre était soumis à des décisions collégiales assurées par un gouverneur et une assemblée. Mais il était libre d’investir le montant de son choix et, une fois la…

15 min.
au cœur d’une mutation impériale la révolte des cipayes

Depuis le XVII siècle, l’EIC n’avait cessé de renforcer sa puissance en développant à partir de la seconde moitié du XVIII siècle un véritable empire territorial en s’appuyant sur un constant jeu d’immixtion dans les affaires des États du sous-continent indien. Soit en équipant et en formant les cadres et les artilleurs des armées autochtones – ce qui représentait une belle affaire commerciale –, soit en recrutant et en entraînant pour son compte « à l’européenne » des troupes indigènes qui peu à peu formèrent une véritable armée privée. Les Cipayes Ces hommes, les Sepoy (Cipayes), assuraient ainsi la défense des comptoirs de la Compagnie et, éventuellement, au grés d’alliances mouvantes, combattaient avec ou contre tel ou tel souverain indien. Le mot « sepahi » qui désigne ces soldats (guerriers piétons) est…

7 min.
victoria impératrice des indes le grand darbar ou la tradition réinventée

Le darb ā r, un outil politique pour les souverains moghols. Si c’est à Londres qu'eut lieu le sacre, une grande cérémonie s’imposait dans le lointain pays dont Victoria était désormais la souveraine incontestée. L’impératrice n'envisagea cependant pas d’effectuer un aussi long voyage pour rendre visite à ses sujets indiens, et se fit représenter par lord Lytton, son Vice-roi. Le prince de Galles, le futur Edouard VII fit de même le déplacement. Si une cérémonie résume à elle seule les principales caractéristiques du British Raj – modèle étatique hybride à la fois britannique et moghol – il s’agit indéniablement des grands darbar qui ont ponctué la présence coloniale anglaise en Inde de 1858 à 1947. La traditionnelle cérémonie du darbar La cérémonie de darbar (mot persan signifiant « audience publique », translitéré en anglais…

1 min.
représenter le darb ā r du 1 er janvier 1877

Pour immortaliser ce grand moment du darbar de Delhi, on choisit un peintre capable de représenter fidèlement l'événement. Le choix se porte sur Valentine Cameron Prinsep (1838-1904) issu d’une famille d’administrateurs en Inde et dont le père est un ami personnel de lord Lytton. Val Prinsep arrive pour acquitter sa mission en Inde dès le 5 décembre 1876. Sur cette toile, destinée à être le cadeau offert à la nouvelle impératrice par le vice-roi, par les membres du gouvernement des Indes et par de nombreux rajas, sont représentés les deux bâtiments érigés pour l'occasion : le pavillon hexagonal, destiné au vice-roi, rouge et or, et qu'encerclait un immense amphithéâtre bleu, blanc et or d'une longueur d'environ deux cent cinquante mètres. Y figurent avec un grand soin apporté aux détails des costumes…

1 min.
quand le times s’enflamme

« Plus d'une fois aujourd'hui l'Angleterre tournera les yeux vers cet Orient extrême auquel son destin a été si mystérieusement associé. Au bout d'un continent, elle voit un Empire qui se débat dans les derniers spasmes peut-être de son agonie ; près de l'autre bout, elle contemple la mise en place d'un nouvel Empire, et qui lui appartient […]. Les représentants nominaux des vieilles Puissances, qui se pressent aujourd'hui dans les plaines de Delhi pour faire hommage à l'Empire britanniques des Indes, sont les fragments de cet Empire moghol qui, environ il y a un siècle, a cessé de vivre autre chose qu'une existence nominale. […] Les personnages magnifiques, que nos dépêches matinales en provenance de Delhi disent avoir vu planter leurs tentes autour du vice-roi britannique, qui lui font…