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Rolling Stone FranceRolling Stone France

Rolling Stone France 1966

Culte, original et créatif, Rolling Stone anticipe les modes, digère les tendances et les met en perspective. Il trouve ainsi sa place parmi les magazines musicaux et multiculturels en envisageant la musique comme moteur de société. L'édition française s'attache, entre légende et modernité, à décrypter les tendances marquantes d'une ""galaxie rock"" toujours en expansion. Profitez de notre offre d’abonnement exceptionnelle : 6 numéros pour le prix de 5 !

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
POSITIVE MEDIA
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DANS CE NUMÉRO

access_time5 min.
mon année 1966 par donovan

Je ne peux pas décrire l’année 1966 à travers un souvenir, une anecdote, car en y repensant, je la vois comme un mandala… Une succession d’images, de révolutions, de faits. En 1966, les Rolling Stones percutent le sommet des charts anglais avec “Paint It Black” et les Beatles sortent leur premier single depuis six mois : un disque saturé de guitares et de textures venant d’Inde, réfléchissant les deux visages de la psychédélie. Sur la face A, “Paperback Writer” est un coup de génie de Paul McCartney : une satire du Swinging London interprétée avec un humour acéré. Sur l’autre, “Rain”, de John Lennon, est une chanson sombre et profonde sur l’illumination, le mystère… On l’entend chanter pour la première fois sur une bande passée à l’envers, ce qui apporte…

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la guerre des mondes

En 1966, tout est en train de changer. on l’avait certes déjà dit de 1965, avec ses grands mouvements sociétaux – notamment aux États-Unis avec l’adoption du Civil Rights Act promulgué par le président Johnson, qui a fait des Afro-Américains des citoyens à part entière pour la première fois depuis la fondation du pays. Mais l’année 1966 va, elle, connaître une explosion culturelle sans précédent, liée à la prise de conscience d ’une jeunesse occidentale qui refuse globalement de vivre dans un monde dirigé par ceux qui ont emmené la planète au bord du gouffre, quelque vingt-cinq ans auparavant. Et qui continuent de plus belle… En 1966, c’est encore et toujours la guerre froide, deux idéologies qui s’affrontent : le bloc communiste avec l’URSS à sa tête, et le “monde libre”…

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du côté du swinging london

Tous les gens qui viennent de liverpool se prennent pour des comiques et nous n’y faisions pas exception. Ça nous a permis de tenir le coup”, déclarait George Harrison dans Living in the Material World, le documentaire posthume réalisé par Martin Scorsese en 2011. “Tenir le coup” ces mots prononcés par le guitariste des Fab Four sont peutêtre ceux qui caractérisent le mieux l’attitude que nombre de groupes anglais, quelle que soit leur ville d’origine, vont adopter en cette année 1966. Beatles, Rolling Stones, Who, Kinks, Small Faces, Pretty Things, Yardbirds, Them, Hollies, Herman’s Hermits, Moody Blues, Troggs… Rarement ils ont été autant exposés, sous pression, que durant ces douze mois où se joueront parfois leur existence, ou plus simplement le destin de chansons et d’albums hors du commun. À la…

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de eric clapton with god on our side

En ce début d’année 1966, eric clapton est un homme épanoui. Après son séjour frustrant et infructueux au sein des Yardbirds, il a rejoint les Bluesbreakers, la formation de John Mayall, au printemps de l’année précédente, et a emménagé dans une petite chambre sous les combles de son pavillon de banlieue. John, plus âgé et plus expérimenté, est comme un grand frère pour lui – et surtout, il possède une collection de disques blues absolument phénoménale. Howlin’ Wolf, Muddy Waters, John Lee Hooker, Otis Spann et des guitaristes comme Earl Hooker, Hubert Sumlin ou Buddy Guy, dont Eric étudie le moindre solo à ses heures perdues – qui, il faut l’avouer, sont assez rares. Car chez Mayall, on travaille. Beaucoup. On joue un peu partout en Angleterre au moins six soirs…

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au coeur du blues boom

Il est l’une des composantes essentielles de la mise en forme du rock des années 60, et il connaît en 1966 une profonde évolution. Le blues boom, qu’on peut décrire comme l’assimilation de cet idiome profondément noir par le grand public jeune et blanc, trouve ses origines, de ce côté-ci de l’Atlantique, dans un mouvement underground né dans les clubs londoniens du quartier de Soho. On peut le faire démarrer au début de la Seconde Guerre mondiale lorsque le jeune Alexis Korner, né à Paris et récemment débarqué à Londres sous les bombes de la Luftwaffe, entend à la radio une chanson du génial pianiste noir de boogie-woogie Jimmy Yancey. Jeune ado, Korner est marqué à jamais, et n’aura de cesse d’approfondir sa connaissance de cette musique alors ignorée du mainstream…

access_time3 min.
donovan

Début juin 1966, de retour à londres, donovan est un homme heureux, ravi des concerts donnés à Los Angeles où a été enregistrée la moitié de Sunshine Superman, son nouvel album. “Il y avait plein de jeunes hippies, racontera-t-il trois mois après son passage à l’université de Cornell. J’ai joué du sitar avec un joueur de bongo. Le son était bon. C’était avant que je prenne un groupe. Il y avait aussi beaucoup de monde lors de la première soirée au Trip (un célèbre club sur West Hollywood, ndlr) : Anthony Newley, Sonny & Cher, The Mamas And The Papas, Peter… Bob Dylan est même venu !” À la fin du mois, le single “Sunshine Superman”, aux slides aussi électriques qu’hypnotiques, se classe no 1 des ventes outre-Atlantique, en prélude…

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