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Rolling Stone FranceRolling Stone France

Rolling Stone France No. 82

Culte, original et créatif, Rolling Stone anticipe les modes, digère les tendances et les met en perspective. Il trouve ainsi sa place parmi les magazines musicaux et multiculturels en envisageant la musique comme moteur de société. L'édition française s'attache, entre légende et modernité, à décrypter les tendances marquantes d'une ""galaxie rock"" toujours en expansion. Profitez de notre offre d’abonnement exceptionnelle : 6 numéros pour le prix de 5 !

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
POSITIVE MEDIA
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DANS CE NUMÉRO

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édito

REMARQUESon avait bouclé le dernier numéro de l’année dans la douleur, pas mécontents d’en finir avec cette saleté de 2015, encore hantés par les ignobles attentats du 13 novembre. Mais tout de même assez fiers d’avoir publié ce beau dossier dans lequel les musiciens de Blackstar nous racontaient leurs sessions new-yorkaises avec David Bowie. Alors, comment décrire ce qu’on a éprouvé, au matin du 11 janvier, en appre-nant la nouvelle de sa mort, deux jours seulement après la sortie de l’album ? On en était encore à ressasser les disparitions de Scott Weiland, John Trudell, Lemmy Kilmister (nom de Dieu, Lemmy !), et voilà qu’on devait faire face à celle de l’un des plus grands artistes que le rock ait jamais enfanté… qui avait tellement contribué à élever cette musique…

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correspondance

Étoile testamentaire Au moment du lancement, le 20 novembre, du single “Blacks-tar”, on se disait : comment nom-mer ce morceau-odyssée traversé de spasmes rythmiques bizarres, agrémenté d’un sax free-jazz et imprégné d’harmonies proches du rite post-tribal ? (…) Nous étions intimidés, émus, de revoir Bowie (fantomatique depuis une décennie) dans le clip, et ravis de se dire que nous repartions pour un tour (inattendu) avec lui. Puis vint “Lazarus”, qui jetait un voile de confusion, un voile de solennité inquiète –majesté des cordes, vo-caux tire-larmes (“Look up here, I’m in heaven”) – sur cette impres-sion de départ, avec ce sax volti-geur… Puis sortit enfi n Blackstar. Preuve était faite, avec cette pièce maîtresse, que Bowie était im-mortel (oui, c’est alors ce que l’on pensait). Jusqu’à ce 11 janvier au matin, quand…

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le coeur d’un aigle

ON ÉTAIT EN 1972 ET “TAKE IT Easy” était dans les charts. Les Eagles venaient jouer à San Diego, où je travaillais pour un journal underground local. J’ai chopé Gary, mon pote d’école photographe, et j’ai mis au point un plan : on allait se faufiler dans les loges et faire une interview de ce nouveau groupe. J’adorais leurs harmonies et le style assuré de leur premier hit. Glenn Frey a présenté le groupe : “On est les Eagles, de Californie du Sud.” Ils ont été explo-sifs dès le début, commençant le concert par une interprétation a cappella de “Seven Bridges Road”. Puis ce nouveau groupe qui pétait la forme s’est immédiatement lancé dans son hit. Il n’y avait rien de “laid-back”(relax, décon-tracté, ndt) chez eux. Pas de “on garde le…

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the long run

EN LOUISIANE, LE 29 juillet 2015, Glenn Frey était sur le point de monter sur scène pour le dernier rappel du dernier concert de la tournée History of the Eagles. Il semblait de bonne humeur – et avait toutes les raisons de l’être. Bernie Leadon, un membre fondateur des Eagles qui les avait quittés en 1975, avait rejoint le groupe pour ces concerts. Sur le chemin de la scène, Frey a pris Leadon dans ses bras et lui a dit à quel point il était heureux de jouer à nouveau avec lui – puis il a ajouté : “Ce n’est pas la fin.” Malheureusement, pourtant, ça l’a été : ce concert s’est avéré être la dernière apparition scénique de Frey. Le 18 janvier, Glenn, qui souffrait de polyarthrite rhuma-toïde depuis plus…

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lemmy kilmister

2015L ors de la cérémonie organisée en guise d’ultime adieu dans l’une des chapelles du Forest Lawn Memorial Cemetery, sur les hauteurs de Hollywood, le 9 janvier dernier, nombreux étaient les amis et collè-gues de Ian Fraser Lemmy Kilmister à se succéder au pupitre. Là, à quelques pas de l’urne funéraire entou-rée d’une bouteille de bourbon, des bottes et du chapeau du bonhomme et de deux photos des line-up principaux de Motörhead (le premier avec le guita-riste “Fast” Eddie Clarke et le batteur “Philthy Animal” Taylor – lui-même disparu quelques semaines plus tôt –, le second avec Phil Campbell et Mikkey Dee, respectivement dans les mêmes rôles) et deux amplis Marshall bien calés dans le dos, chacun y allait de ses quelques mots d’hommage. Émouvants pour certains, amusants pour les…

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lemmy kilmister et motörhead en cinq actes

Overkill Overkill, 1979 Dès l’entrée en matière, la batterie façon lapin Duracell, “Overkill” vous prend à la gorge et ne vous lâche plus. La guitare cisaillée et les éructations en boucle de Lemmy n’y sont pas pour rien. Ace of Spades Ace of Spades, 1980 Plus encore qu’“Overkill”, c’est le titre emblématique du groupe, celui qui va attirer une horde de fans, indéfectibles pour la plupart. Fut un temps, on parlait de “speed metal”. On comprend pourquoi. Killed by Death No Remorse, 1984 Sorti en single pour “présenter” le groupe au marché américain avant d’apparaître sur la compilation No Remorse, “Killed by Death” montre un Motörhead plus mid-tempo, mais tout aussi efficace. Born to Raise Hell Bastards, 1993 Une virée ouvertement “boogie”, écrite par Lemmy pour le groupe allemand Skew Siskin avant qu’il ne décide de se la garder ! La…

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