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Rolling Stone FranceRolling Stone France

Rolling Stone France No. 101

Culte, original et créatif, Rolling Stone anticipe les modes, digère les tendances et les met en perspective. Il trouve ainsi sa place parmi les magazines musicaux et multiculturels en envisageant la musique comme moteur de société. L'édition française s'attache, entre légende et modernité, à décrypter les tendances marquantes d'une ""galaxie rock"" toujours en expansion. Profitez de notre offre d’abonnement exceptionnelle : 6 numéros pour le prix de 5 !

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
POSITIVE MEDIA
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DANS CE NUMÉRO

access_time3 min.
la dernière idole

L’ELVIS FRANÇAIS, COMME L’A QUALIFIÉ LA PRESSE internationale au lendemain de sa disparition afin de donner une idée de la notoriété de Johnny Hallyday, était plus qu’un chanteur, mais un monument. Et à l’heure où radios et télévisions rivalisaient de superlatifs pour raconter sa vie en ce triste samedi ensoleillé, jour des obsèques populaires de la dernière idole – une véritable marée humaine allant de la place de l’Étoile, qui n’a jamais autant mérité son nom, à l’église de la Madeleine, plusieurs kilomètres plus loin –, on se souvient. On se souvient de sa gueule, de ses tubes imparables, de son incroyable charisme, de sa puissance animale. Mais aussi de son Amérique inventée et même fantasmée, de son rock’n’roll et de ses Harley. Ce n’était pas un succédané d’American Dream qu’il…

access_time10 min.
la dernière idole

“JE N’ ÉCOUTE JAMAIS MES ANCIENS disques. Une fois que j’ai terminé un album, je passe à autre chose.” Cette phrase, on l’aura happée, ou zappée, au hasard d’un docu-fleuve assez fascinant retraçant la vie de Johnny Hallyday diffusé en 2000, au tournant du nouveau millénaire, comme on disait à l’époque. L’idole des jeunes et des moins jeunes était alors sur le point de donner un méga-concert au Champ de Mars – devant quelque cinq cent mille personnes et dix millions de téléspectateurs qui assistèrent au show en direct –, avait décidé de se produire également sur la scène de l’Olympia pour deux mois (à guichets fermés), retour ô combien symbolique, quarante ans après ses débuts, tandis que sa maison de disques de l’époque, Universal, entamait la réédition de ses…

access_time5 min.
le pénitencier

EN 1964, LA GRANDE MODE CHEZ les yéyés consiste à adapter en français les plus grands hits anglo-saxons. Et en cette saison, le grand tube, c’est l’adaptation du traditionnel américain “House of the Rising Sun” par les Animals dans une version électrique qui a fait le tour de la planète. Pour ce faire, le groupe d’Eric Burdon a déjà légèrement édulcoré les paroles contant la vie d’une jeune prostituée de La Nouvelle-Orléans, exerçant au bordel La Maison du soleil levant, fille de l’alcoolique et soeur de cocaïnomane. Sur son premier album, en 1962, Bob Dylan était resté davantage fidèle au texte d’origine. Évidemment, tout cela dans la bouche de Johnny reste inenvisageable. D’autant plus qu’après une tournée dantesque avec Joey & The Showmen où l’idole a défendu sur scène son rêve…

access_time8 min.
boire à la source

JOHNNY MORT, ON DIRAIT un oxymore. Un truc aussi improbable qu’inévitable. Comme Presley, Jackson, Prince ou Bowie, toutes proportions françaises gardées. Une idole, ça se déboulonne, ça ne meurt pas. Bref, Johnny n’est plus et ça fait bizarre. Six décennies qu’il nous était familier et qu’on le savait, sinon immortel, immarcescible. En soixante années de carrière, du Teppaz au MP3, il nous a tout fait, et on s’y est fait. Blouson noir, bidasse, cow-boy, hippie, motard, haltérophile, pilote de rallye, Elvis, Hamlet, Jésus Christ, Mad Max, Rambo et on en oublie. Mais Jean- Philippe, toujours. Un vieux gosse de la balle, grand ado buriné, fauve candide à la maladresse charismatique, entre frasques et défroques, virées et revirements, femmes et fans. Animal de scène et bête de somme, adulé et caricaturé,…

access_time5 min.
itinéraire d’un enfant du rock

Le Roi de France: c’est ainsi qu’une compilation britannique (RPM, 2010) adoube notre Johnny 1er, regroupant ses remarquables enregistrements rock-pop-soul d’entre 1966 et 1969 supervisés par Giorgio Gomelsky au studio Olympic de Denmark Street avec Jimmy Page (alors membre des Yardbirds), les Small Faces, Peter Frampton, Brian Auger et la moitié de ses propres Blackburds, Micky Jones et Tommy Brown, mais aussi ceux à New York avec le backing band d’Otis Redding en tournée (King Curtis, Jimmy Johnson, Tommy Cogbill, Roger Hawkins et Spooner Oldham). Johnny, les Anglais l’attestent donc, pour les Français, le rock, c’est lui, le French Elvis. Au point que s’il ne s’en était pas entiché en le voyant dans Loving You, le rock serait peut-être encore, pour le grand public français, une musique étrangère. Sa version de…

access_time9 min.
métamorphose

La transformation de notre Johnny B. Goode à nous, Elvis franco-belge découvert borderline yéyé à l’orée des Golden Sixties, puis transfiguré rock qui déchire par la magie des guitaristes anglais, en “nouvel homme”, interprète sensible et convaincant de chansons françaises, est survenue, comme tant de mues, suite à la période la plus maigre et la plus discutée de sa carrière. Au début des années 80, fatigué de trop de Johnny Circus, ses ventes de disques et de places de concerts baissent, et l’idole des jeunes en est réduite à se faire écrire des chansons par Bill Deraime (et pire). Johnny se confronte en fait, depuis le départ de Mick Jones pour New York au milieu des années 70, à un problème d’identité : bon, toute la musique elle vient de…

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