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Science & Vie

Science & Vie HS No. 282

Premier magazine européen de diffusion de la science, Science & Vie consacre en réalité plus de 120 pages chaque mois à analyser et à décrypter les principales avancées de la connaissance. Dans notre monde formidablement riche en mutations les progrès scientifiques jouent plus que jamais un rôle de premier plan. A l'écoute de tout ce qui se découvre, s'invente, se discute, se construit, nos journalistes scientifiques mettent tout leur talent de vulgarisateurs au service de nos 3 millions de lecteurs qui souhaitent mieux comprendre et anticiper les transformations de la vie par la science. Nos articles sont abondamment illustrés, clairs, nets et précis.

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Reworld Media Magazines
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12 Numéros

Dans ce numéro

1 min.
de prodigieuses avancées

En 1950, Science & Vie publiait un hors-série consacré à la chirurgie, titré « Dernières conquêtes ». Dans nos colonnes, le célèbre biologiste et écrivain Jean Rostand imaginait qu’il devienne un jour « possible de retirer du corps humain un organe vieilli, usé, pour le placer dans un appareil à perfusion, tout comme l’on met aujourd’hui un individu malade dans un hôpital. Ainsi aurait-on le moyen de soumettre l’organe à des traitements plus énergiques que ceux qu’il est possible d’appliquer au corps dans sa totalité. Une fois la “pièce détachée” remise en état et en bon fonctionnement, on la réintégrerait dans le corps en rétablissant les connexions vasculaires par fines sutures.» Quel visionnaire! Car si les techniques de greffe d’organes ont considérablement progressé, les dernières avancées en la matière ressemblent…

11 min.
la chirurgie à travers les âges

PRÉHISTOIRE Des trépanations faites au silex L’aventure de la chirurgie a largement précédé l’invention du bistouri. Entre le VI et le II millénaire avant notre ère, les hommes du Néolithique européen opéraient déjà au silex ! D’après les traces retrouvées par les archéologues, des amputations de l’humérus étaient occasionnellement pratiquées et les trépanations, particulièrement répandues. « L’ouverture de la boîte crânienne relevait d’une opération de médecine traditionnelle, qui visait à guérir ou tout au moins à soulager des sujets atteints de traumatismes crâniens, de migraines tenaces, de certains troubles psychiques ou neurologiques », détaillait Alain Beyneix en 2015, dans la revue L’Anthropologie. Le plus étonnant, c’est que ces trépanations étaient souvent réussies. Dans 70 % des cas, l’os du crâne trépané s’est reformé (comme en témoignent les trous se refermant sur ce…

13 min.
réparer le cœur sans l’ouvrir

Chirurgie cardiaque. Le terme évoque encore des opérations à thorax ouvert, sous anesthésie générale et durant plusieurs heures. Avec, parfois, le cœur mis au repos et relayé par une machine qui oxygène le sang et le fait circuler dans le corps. Une fois réveillé, le patient met plusieurs semaines à s’en remettre. Mais si ces lourdes opérations sont encore nécessaires dans certains cas, il est de plus en plus souvent possible de réparer le cœur en ne faisant qu’un minuscule trou au niveau de la cuisse! Celui-ci suffit à faire entrer, dans une artère ou dans une veine, des cathéters (longs tubes minces et souples) qui se faufilent jusqu’à l’organe vital pour qu’y soient délivrés les soins nécessaires. Une excellente nouvelle à l’heure où les maladies du cœur sont la…

15 min.
des patients opérés éveillés

Aller aux confins de l’esprit humain, sonder les secrets du fonctionnement de notre cerveau. Avec une minutie sans égale des neurochirurgiens chevronnés sont de plus en plus nombreux à plonger leurs instruments dans notre organe vital. Avec, pour les guider, une question fondamentale: quelle fraction de cerveau puis-je amputer chez mon patient sans détruire ce qu’il est? S’ils ont le pouvoir, tout autant que le devoir, de se la poser, c’est qu’il s’agit de traiter, parfois à titre préventif, de graves tumeurs cérébrales ou des crises d’épilepsie rétives aux traitements. Afin de donner à leur patient le maximum de chances de survie, les chirurgiens doivent ôter, sans séquelle ou presque, des portions de cerveau parfois aussi grosses qu’une orange. Pour comprendre comment ils réalisent de tels prodiges, nous sommes allés, fin…

8 min.
opérés avant même d’être nés

Il y a encore quelques décennies, la chose paraissait tout simplement inenvisageable. Opérer un fœtus dans le ventre de sa mère! Alors que ses organes sont minuscules, que sa vie ne tient qu’à un fil et qu’il est si difficile à atteindre… Pourtant, la chirurgie in utero réalise aujourd’hui des prouesses. «Même si c’est une discipline relativement jeune, encore en cours d’évaluation, elle a déjà permis de sauver plusieurs centaines de foetus dans le monde », se réjouit Alexandra Benachi, chirurgienne prénatale à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart. Aussi audacieuse que révolutionnaire, cette chirurgie qui vise à réparer des malformations graves ne cesse de voir son champ d’application s’étendre. Mais elle reste exceptionnelle. « Actuellement, en France – l’un des pays les plus impliqués et les plus dynamiques dans ce domaine –,…

6 min.
les 4 principales interventions

SAUVER LES POUMONS GRÂCE À UN BALLON Indication : cette opération traite la hernie diaphragmatique congénitale, un défaut de fermeture du diaphragme qui entraîne l’envahissement du thorax par le contenu abdominal et empêche le développement des poumons. En France, ce trouble atteint environ 300 foetus par an. Seuls 15 d’entre eux sont opérés chaque année. Principaux hôpitaux impliqués : en France, cette intervention est proposée à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart depuis 2010, par la professeure Alexandra Benachi. En Europe, elle est pratiquée à l’hôpital universitaire de Louvain (Belgique) par le professeur Jan Deprest, qui a réalisé la première intervention de ce type dans le monde, en 2002. Principe : l’intervention a lieu vers la 28 semaine de grossesse, sous anesthésie locale. Elle consiste à introduire dans la trachée du foetus un petit ballon…