DÉCOUVRIRBIBLIOTHÈQUE
Science
Science & Vie

Science & Vie Special No. 48

Premier magazine européen de diffusion de la science, Science & Vie consacre en réalité plus de 120 pages chaque mois à analyser et à décrypter les principales avancées de la connaissance. Dans notre monde formidablement riche en mutations les progrès scientifiques jouent plus que jamais un rôle de premier plan. A l'écoute de tout ce qui se découvre, s'invente, se discute, se construit, nos journalistes scientifiques mettent tout leur talent de vulgarisateurs au service de nos 3 millions de lecteurs qui souhaitent mieux comprendre et anticiper les transformations de la vie par la science. Nos articles sont abondamment illustrés, clairs, nets et précis.

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Reworld Media Magazines
Fréquence:
Monthly
Lire plus
Offre spéciale : Économisez 40% sur votre abonnement Zinio avec le code: DIGITAL40
J'ACHÈTE CE NUMÉRO
3,70 €(TVA Incluse)
JE M'ABONNE
30,99 €(TVA Incluse)
12 Numéros

dans ce numéro

2 min.
les temps changent

Durant les périodes calmes, il suffit d’entretenir son élan, de poursuivre sur sa lancée. Mais à d’autres époques, plus mouvementées, des contraintes émergent qui appellent à des changements de cap, voire à des ruptures. C’est précisément ce qui attend l’industrie de l’aéronautique et du spatial. Car l’essor continu du transport aérien réclame des changements profonds, et urgents. Ses émissions de gaz à effet de serre sont de moins en moins tolérées, et tolérables. À tel point que le climat est en train de se venger, en modifiant la donne aussi bien au sol (mouvements anti-avion, taxes sur les carburants…) que dans les airs, avec des conditions météo inédites bouleversant les plans de vol. Même constat dans l’espace où, cinquante ans après le “grand bond de l’humanité” sur la Lune, les rêves…

7 min.
deux années de défis

CONQUÊTE TECHNOLOGIQUE 31 janvier 2018 PREMIER VOL-TEST DU DRONE-TAXI D’AIRBUS L’idée d’utiliser un drone pour transporter en taxi une ou deux personnes sur quelques kilomètres se concrétise avec les premiers tests grandeur nature, comme ici avec l’Alpha One de Vahana, filiale d’Airbus. Pour son premier vol d’essai (sans passager), cet appareil électrique monoplace de 745 kg à hélices orientables a réussi à voler pendant 53 secondes, atteignant une altitude de 5 m en n’utilisant que 8 % des capacités de sa batterie. Un début prometteur. AVIATION MILITAIRE 11 mars 2018 LA RUSSIE TESTE UN MISSILE ULTRARAPIDE Vladimir Poutine annonce avoir testé avec succès un missile hypersonique pouvant atteindre Mach 20 (soit 20 fois la vitesse du son). Une “nouvelle arme invincible”, selon Moscou, dont la célérité pourrait prendre en défaut tous les boucliers antimissiles actuels. Baptisé Kinjal,…

13 min.
tout va bien… ou presque

Comment l’aviation va-t-elle évoluer dans les années à venir? À première vue, le baromètre est au beau fixe: les prévisions à 15 ans du trafic aérien s’annoncent radieuses, les compagnies moissonnent les bénéfices et les avionneurs engrangent les commandes. Pourtant, à y regarder de plus près, tout n’est pas si rose sur la planète aéronautique. La hausse du trafic entraîne déjà l’engorgement de certains aéroports, ainsi qu’une pénurie de pilotes. Le crash du Boeing 737 MAX d’Ethiopian Airlines, le 10 mars, cinq mois après un accident similaire, remet la question de la sécurité sur le devant de la scène. Et le Brexit, dont les modalités devraient être connues cet automne, pourrait avoir de lourdes conséquences pour certains acteurs du transport aérien. Vous voulez tout comprendre des grandes tendances qui vont…

6 min.
la pollution des avions rattrapée par le climat

L’avion pollue. C’est presque une lapalissade, tant le transport aérien est devenu, dans l’esprit de tous, l’ennemi climatique numéro 1. Quitte à oublier de se demander dans quelle mesure exactement il pollue, et avec quelles conséquences. Certes, tout le monde a bien conscience que les moteurs d’avions brûlent du kérosène, un dérivé du pétrole, et que cela produit des effets néfastes. Mais encore? Le premier impact, le plus connu et décrié, concerne le climat. Il est en fait le résultat de plusieurs mécanismes différents, dont les effets se cumulent. Selon le climatologue Olivier Boucher du Laboratoire de météorologie dynamique de l’Institut Jussieu à Paris, “l’avion touche le climat tout d’abord par le CO2 qu’il émet, de la même manière qu’une voiture lorsqu’elle consomme du carburant. Mais aussi par les traînées blanches…

5 min.
les vols confrontés aux aléas météo

Si l’avion impacte le climat de manière non négligeable, celui-ci risque de lui rendre la pareille avec force! Car dans les décennies à venir, les dérèglements climatiques feront peser sur le secteur de l’aviation de lourdes menaces. Et parfois de façon inattendue, car ce n’est pas de l’air que viendra le premier danger. Par exemple, qui dit réchauffement dit montée des eaux du globe. Non seulement à cause de la fonte des glaces, mais aussi et surtout parce que plus l’eau est chaude, plus le volume qu’elle occupe augmente. Le niveau des océans est déjà monté de 23 cm depuis les années 1880, et ce chiffre est assuré d’au moins doubler d’ici à 2100, selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique. Les scénarios les plus pessimistes entrevoient même une hausse moyenne…

1 min.
les tarmacs à l’heure des vagues de chaleur

Le dérèglement climatique se traduira, selon les experts, par des pics de chaleur plus extrêmes. Sans effet aux altitudes de croisière, où la fraîcheur est assurée, ces hausses peuvent lourdement affecter les performances des aéronefs lorsqu’ils sont au sol. ▪ Plus la température augmente, moins l’air devient dense. La poussée des réacteurs et des hélices devient alors moins efficace. ▪ La baisse de densité de l’air affecte également la portance (force de sustentation provoquée par l’écoulement de l’air autour de l’aile), qui est réduite. ▪ La chaleur peut faire dysfonctionner les équipements de certains appareils. Comme l’avion régional Bombardier CRJ, cloué au sol lors de la vague de chaleur (48 °C) de Phoenix en Arizona, en juin 2017. L’avionneur canadien les a, depuis, fait recertifier pour une température de plus de 50 °C. ▪…