Sport Auto France HS No. 28

Magazine de passion, Sport Auto transmet l’émotion que suscitent les voitures d’exception.

Pays:
France
Langue:
French
Éditeur:
Editions Mondadori Axel Springer (EMAS)
Fréquence:
Monthly
4,80 €(TVA Incluse)
39,89 €(TVA Incluse)
12 Numéros

dans ce numéro

2 min
du circuit à la route

Un moteur sophistiqué, du caractère, du luxe et des performances: quatre traits essentiels pour définir une Ferrari. Dans la foulée de la naissance de la marque et d’un succès au Grand Prix de Rome au printemps 1947 (il y a soixante-dix ans, donc), les premières productions Gran Turismo de Maranello étaient pourtant plus proches de la voiture de course contrariée que d’un modèle de série apte à un usage routier. Dévoilée en novembre 1948 au Salon de Turin en même temps que la 166 mm (pour Mille Milles), la 166 Inter, qui abritait sous son capot un V12, était étroitement dérivée du modèle 166 de compétition. L’habillage classique réalisé par Touring, l’un des grands carrossiers italiens de l’après-guerre, fait illusion. Avec sa sobre élégance, la 166 se civilise et ouvre…

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5 min
première de cordée

Apparue en 1947, la première Ferrari est bien née. C’est indéniable. Après un simple faux pas lors de ses débuts, elle s’est jouée ensuite de ses rivales et a déjà offert à la jeune marque six victoires. Il est temps de passer la vitesse supérieure. Pendant l’hiver, la cylindrée du V12 passe de 1 500 à 2 000 cm3 et donne naissance au modèle 166 Corsa développant 130 ch. Doté d’une carrosserie plus que sommaire (des garde-boue de moto pour couvrir les roues et deux phares rapportés sur le museau), ce spider qui peut ainsi aisément se transformer en monoplace, est avant tout destiné aux courses de vitesse pure. Dans le même temps, Ferrari décide de lancer une version 166 Sport, un peu plus civilisée (115 ch) et mieux adaptée…

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2 min
simple intérimaire

Pratiquement invincible pendant la saison 1949, la barquette 166 MM cède la place en 1950 au coupé 195 S. Propulsé par le V12 « Colombo » dont la cylindrée a été portée à 2341 cm3 , il dispose d’un remarquable poids/puissance (170 ch pour 750 kg) qui fera merveille sur les routes des Mille Milles. Réalisant le doublé dans la prestigieuse épreuve en avril, il s’imposera encore dans les plus grandes courses routières de l’année, telles la Coupe des Dolomites ou le Tour de Calabre. À l’automne, une version routière de la 195 est mise en chantier, rapidement développée et présentée en janvier suivant au Salon de Bruxelles. Alimenté par un seul carburateur double corps (au lieu de trois sur la 195 S), le moteur s’est considérablement assagi, perdant au passage…

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4 min
timide embourgeoisement

Se réservant l’usage de ses nouvelles Sport à moteur 4 litres pour la saison 1951, Ferrari propose aux concurrents privés un nouveau modèle à moteur 2,5 litres disponible en versions spider ou coupé, qui prend l’appellation 212 Export. Après des débuts timides aux Mille Milles, les 212 accumulent ensuite les succès, triomphant notamment au Tour de Sicile et réalisant le triplé au Tour de France automobile. Fort de ces victoires et constatant le faible engouement pour sa 195, Ferrari décide d’accélérer le lancement de la version routière de sa 212. Dévoilée en octobre 1951 au Salon de Turin, la première Inter, habillée par Vignale, se présente sous la forme d’un coupé trapu et bas. La ligne pleine de caractère, à la limite de l’agressivité, avec sa large calandre grillagée de…

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5 min
la conquête de l’ouest

En seulement trois ans, Ferrari s’est hissé parmi les « Grands ». La demande de modèles de série est en hausse constante, ses Sport-prototypes ont déjà triomphé aux Mille Milles, aux 24 Heures du Mans et dans la plupart des grandes épreuves d’endurance du moment. Un bilan qui ferait le bonheur de la plupart des constructeurs débutants, mais pas celui d’Enzo Ferrari. Toute son ambition et sa volonté tendent vers un seul but : les Grands Prix, la formule reine, celle qui apporte la consécration suprême. Et là, rien à faire contre les Alfetta qui survolent toutes les épreuves internationales de vitesse depuis 1947 ne laissant aux monoplaces de Maranello que des accessits ou des succès « faciles » dans des courses mineures. Contraint de reconnaître l’implacable supériorité du fabuleux…

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3 min
« c’est pas l’amérique »

Destinée à succéder à la 212 Inter, la 250 Europa marque de manière significative la différence entre une Ferrari de course et une Ferrari de route. Première GT non dérivée d’un modèle de compétition, elle est dotée d’un nouveau châssis plus conventionnel et d’un empattement très long (2,80 mètres, soit 15 cm de plus que celui de la 340 America) qui lui permet ainsi de disposer d’un habitacle vaste et confortable. Elle inaugure également une nouvelle stratégie commerciale visant à proposer des modèles routiers spécifiques aux marchés européens et américains sans élévation des coûts, en utilisant des éléments identiques dans la production de modèles différents. Dans ce but, le châssis, la boîte de vitesses et le moteur à la cylindrée près sont semblables à ceux de la 375 America. Celui-ci,…

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