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La Revue du Vin de France

La Revue du Vin de France No. 646

Grâce à son savoir-faire et ses experts, La Revue du Vin de France vous apporte une information riche pour connaître, choisir et déguster les bons vins, constituer votre cave et multiplier les plaisirs de la découverte.

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Country:
France
Language:
French
Publisher:
Revue du Vin de France
Frequency:
Monthly
£5.87
£50.44
10 Issues

in this issue

3 min
la bonne fortune des hauts de talmont

C’est une étonnante réussite viticole dans un coin inattendu, les Charentes. Un assemblage de passion, de sens des affaires, une histoire d’amitié. Il y a quinze ans, deux Parisiens madrés amoureux de la cité de Talmont, face à l’estuaire de la Gironde, tombent d’accord pour pimenter leurs vieux jours : ils se jurent de faire du vin. Michel Guillard, cofondateur de la revue L’Amateur de Bordeaux et Jean-Jacques Vallée, un as du marketing qui tissa le succès de la marque Picard Surgelés sous trois présidents successifs, ont quelques économies et des idées, mais ne savent pas vinifier. Ils vont donc chercher un jeune vigneron du cru, Lionel Gardrat, établi à Cozes, avec un projet : produire un vin identitaire mais stylé, profilé pour les restaurants gastronomiques mais aussi susceptible de plaire…

1 min
une évidente influence bourguignonne

Chez Roland Piollot, l’influence bourguignonne est une évidence. Situé dans l’Aube, à Polisot, un petit village proche de l’Yonne, son vignoble est en effet planté sur des marnes kimméridgiennes. Pour révéler ces terroirs de la Côte des Bar, il choisit de “millésimer” chacun de ses cépages (pinot noir, chardonnay, meunier et pinot blanc, cépage emblématique du secteur, sauvé de l’arrachage) issus de parcelles uniques. Les fermentations malolactiques se font en fûts, parfois en cuves. Les vins vieillissent quatre à six ans sur lattes avant d’être dégorgés, sans dosage. Une interprétation sans fard pour des vins pleins de goût, aux aspérités vivantes de l’année. « Le bio a permis d’offrir des vins plus profonds », confie celui qui a fait certifier son domaine en 2010.…

1 min
sans famille dans le vin, ils se lancent quand même !

Eux ne proviennent pas de familles du vin, mais ces financiers rêvent une fin de carrière glorieuse en tant que néovignerons inspirés. L’an passé, deux cadors de la place ont franchi le pas en jetant leur dévolu sur deux pépites : Ivan Massonnat (P.A.I. Partners, important fonds financier) au domaine Belargus (Anjou) et Jean d’Arthuys (ex-M6, ex-Fonds stratégique d’investissement) à Terrebrune (Bandol). Ils suivent des figures comme le poids lourd de l’assurance Denis Kessler (qui a fait racheter Troplong Mondot, à Saint-Émilion, à la Scor), le banquier d’affaires Stéphane Droulers (depuis vingt ans à Fronsac, au château de Carles) ou l’ex-boss de la bourse de Londres (London Stock Exchange), le français Xavier Rolet, à l’origine du magnifique domaine du Chêne Bleu (Provence). Les financiers étrangers ne sont pas en reste : l’américain…

3 min
terroirs du roussillon un joyau catalan bien gardé

L’expérience a contrarié plus d’un Catalan, invité à situer les Côtes-du-Roussillon-Villages sur la carte des vins de France du designer David Gissen, élaborée à la façon d’un plan de métro. Pour le département des Pyrénées-Orientales, on peut monter à la station Maury et descendre au terminus Banyuls-Collioure, après être passé par Rivesaltes et Côtes-du-Roussillon. Aucune mention des Côtes-du-Roussillon-Villages rouges situées au nord du département, reconnues en appellation de vins secs en 1977. Manquent également à l’appel dix des quatorze AOP des Pyrénées-Orientales ! Ce constat apporte la preuve que le Roussillon n’a pas encore su capitaliser sur la complexité de ses terroirs. Le vignoble possède pourtant la plus riche diversité de sols et sous-sols de France sur une petite zone : gneiss, granites, schistes, argilo-calcaires… « Un patchwork au creux d’une…

1 min
magie du laisser faire ou rigueur œnologique ?

Face à des raisins très riches en sucre comme en personnalité, deux approches semblent s’opposer. Dans à peu près toutes les régions productrices, il y a les poètes et les techniciens, avec tous les intermédiaires possibles. Revenons au vin santo. Quoi de plus thaumaturgique que ces moûts enfermés dans des tonnelets qui, une fois scellés, ne seront ouverts que dix ans plus tard ? Il faut avoir confiance en sa bonne étoile, en celle du vin futur… On peut opposer cette approche qui, c’est vrai, aboutit parfois à des acidités volatiles décapantes, à la perfection formelle de certaines cuvées plus cadrées, aux muscats de Chivite ou d’Ordóñez par exemple. La fraîcheur aromatique de ces vins est transcendante, leur complexité n’est toutefois pas au niveau des muscats passerillés plus “bruns”, plus…

2 min
la tendance du marché

Champagne : les grandes cuvées ne connaissent pas la crise Profondément affectée par les effets économiques de la crise sanitaire, la Champagne clôt l’année 2020 sur des perspectives moroses, le recul des ventes devrait s’établir entre - 20 et - 30 %. Dans ce contexte, un segment garde la tête hors de l’eau, le haut de gamme, incluant les cuvées prestige et les cuvées millésimées. Aux enchères, celles-ci ne connaissent pas la crise. Qu’il s’agisse des grandes maisons ou des champagnes de vignerons, les ventes récentes attestent d’un appétit mondial pour ces grands flacons. Facteur clé du succès ? La rareté, bien sûr. C’est ce qui fait grimper les prix des introuvables flacons S de la maison Salon (1969 : 2456 €), du Clos d’Ambonnay (1995 : 2 579 €) ou du Clos…