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Rolling Stone France

Rolling Stone France HS No. 44

Culte, original et créatif, Rolling Stone anticipe les modes, digère les tendances et les met en perspective. Il trouve ainsi sa place parmi les magazines musicaux et multiculturels en envisageant la musique comme moteur de société. L'édition française s'attache, entre légende et modernité, à décrypter les tendances marquantes d'une ""galaxie rock"" toujours en expansion. Profitez de notre offre d’abonnement exceptionnelle : 6 numéros pour le prix de 5 !

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Country:
France
Language:
French
Publisher:
POSITIVE MEDIA
Frequency:
Monthly
£4.20
£33.62
10 Issues

in this issue

3 min
la lignée des gu itares de keith

“Micawber” : 1953 Fender Telecaster La guitare principale de Keith depuis Exile on Main Street doit son nom à un personnage de David Copperfield, de Charles Dickens. “Elle est aussi vieille que Dickens, a dit Richards en riant. Mais elle sonne toujours bien.” Il aime la ligne solide de la Telecaster patinée et ses tonalités polyvalentes, en particulier grâce à l’ajout d’un Humbucker. Richards joue sur “Micawber” en live sur des titres comme “Brown Sugar” et “Honky Tonk Women.” “Rien ne se passe mal avec elle, dit-il. Tu peux donner des coups sur la tête avec et elle reste accordée.” 1959 Gibson ES-355 En 1969, Richards et Mick Taylor se mettent à utiliser ces guitares Gibson de luxe demi-caisse, popularisées par B. B. King et Chuck Berry. Le son riche et rond de…

15 min
44 ans, toujours pirate

Extrait de Rolling Stone n° 512, 5 novembre 1987 TU JOUES AVEC LES ROLLING Stones depuis un quart de siècle. Penses-tu que le rock’n’roll a un effet aussi intense sur les jeunes aujourd’hui que quand tu avais 15 ans ? Non, je ne vois pas comment ce serait possible. Quand j’avais 15 ans, le rock’n’roll était tout nouveau et on était très conscients qu’on était dans une nouvelle ère. Totalement. C’était presque comme avant J.-C. et après J.-C., et 1956 était l’an I. Le monde était en noir et blanc, et soudain, il est passé à la couleur. Il y avait une raison d’être là, hormis le fait de savoir qu’il faudrait travailler et te traîner jusqu’à l’école tous les jours. Soudain, tout est passé en Technicolor. C’était une explosion internationale. Ce…

25 min
l’amour porte un stetson blanc

Extrait de Rolling Stone n° 356, 12 novembre 1981 “Je viens d’avoir un tête-à-tête avec Napoléon, dit Keith Richards, levant son verre en un salut moqueur. Mick a été malade. La grippe, je crois.” Dans une semaine va débuter la première tournée américaine des Rolling Stones aux États-Unis depuis trois ans, mais Richards semble indifférent à l’idée d’une nuit de répétition perdue. En bomber, T-shirt et jean noir, avec des boots de daim bleu dégringolant sur ses chevilles et une écharpe vert foncé nouée à la taille, il a l’air d’un adolescent déglingué, mais semble néanmoins en bonne santé et d’excellente humeur. Nous sommes dans la grande cuisine campagnarde de Long View Farm, complexe d’enregistrement isolé mais luxueux dans le Massachusetts rural, où les Stones se sont remis en forme tout le mois.…

52 min
l’exilé parle

Extrait de Rolling Stone n° 89, 19 août 1971 Keith joue dans un groupe de rock’n’roll. Anita est une reine du grand écran… Ils résident actuellement dans une imposante maison de marbre blanc que tout le monde qualifie de “décadente”. L’amiral anglais qui l’a construite a fait venir des arbres du monde entier par bateau. Il y a un oiseau exotique coloré dans une cage dans le jardin de devant et un lapin nommé Boots qui vit dans celui de derrière. Le chien, Oakie, dort où il veut. Les repas sont la seule réalité récurrente, et il n’est pas rare d’être vingt-trois à table. Il y a neuf mètres de hauteur sous plafond et, certains soirs, une lumière rose plane sur la baie et la ville voisine de Villefranche-sur-Mer, qui attend le retour…

11 min
les secrets de guitare de keith

KEITH RICHARDS SE souvient de la première fois où une guitare a pénétré son imagination. Enfant, il remarque une guitare classique posée sur un piano dans la maison de son grand-père, Gus, qui a joué du saxophone dans un groupe de bal des années 1930. “C’était quelque chose qu’on regardait, auquel on pensait, mais on n’y touchait pas”, a-t-il expliqué. Mais un jour, quand il a environ 10 ans, son grand-père lui offre l’instrument. Qui devient vite toute sa vie. “J’emportais cette guitare partout, raconte-t-il dans Gus & Me, son livre pour enfants de 2014. Je m’endormais avec mes bras autour d’elle.” Adolescent, Richards imite le rock’n’roll fougueux d’Eddie Cochran et Buddy Holly. Aux beaux-arts, à la fin des années 1950, il apprend le country blues brut de Big Bill Broonzy…

13 min
sympathie pour le bon diable

Nils Lofgren, du E Street Band “Keith a entendu autre chose” JE ME SOUVIENS D’ÊTRE AU COLLÈGE ET d’entendre “Satisfaction” pour la première fois. J’étais flippé par l’effet que ça a produit sur moi. C’est un mélange du riff et des accords en dessous. C’est si électrique et puissant. Mais il y a aussi cette guitare acoustique. C’est quelque chose d’incroyable, de viscéral. Keith a écrit des thèmes sur deux et trois notes plus puissants que n’importe quel grand solo. Il a joué la guitare lead et rythmique sur “Gimme Shelter.” Je ne pense pas que quelqu’un a créé une atmosphère aussi noire et sinistre que ça. Il y a une clarté entre ces deux guitares qui laisse un espace menaçant pour que Mick Jagger puisse chanter. J’ai entendu beaucoup de gens reprendre…