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Rolling Stone France

Rolling Stone France HS No. 32

Culte, original et créatif, Rolling Stone anticipe les modes, digère les tendances et les met en perspective. Il trouve ainsi sa place parmi les magazines musicaux et multiculturels en envisageant la musique comme moteur de société. L'édition française s'attache, entre légende et modernité, à décrypter les tendances marquantes d'une ""galaxie rock"" toujours en expansion. Profitez de notre offre d’abonnement exceptionnelle : 6 numéros pour le prix de 5 !

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Country:
France
Language:
French
Publisher:
POSITIVE MEDIA
Frequency:
Monthly
£4.20
£33.62
10 Issues

in this issue

19 min
rock’n’roll babylone

Sex & drugs & rock’n’roll… la Sainte Trilogie, comme on dit. Certes, si l’on avait voulu être tout à fait exhaustif, il aurait fallu y ajouter une bonne dose de scandales, quelques sordides histoires de fric et d’escroqueries, sans oublier un zeste d’ésotérisme, de superstitions et quelques managers véreux. Mais ça aurait sans doute entamé la formidable puissance évocatrice du slogan. Sex & drogues & rock’n’roll, pensez donc. Ce merveilleux motto qui vous est tombé sur la tête alors que vous étiez en train de vous débattre dans ce que Tom Wolfe appelle “l’enfer de l’adolescence” et que, soudain, a jailli d’une radio ‘LA’ chanson qui allait à jamais changer le cours de votre vie. Elvis, les Stones ou The Clash, l’époque n’a guère d’importance. Cette chanson-là n’appartenait pas au…

32 min
sexe, & scandales et rock’n’roll !!!

SHOCKING ! DEPUIS LES MOUVEMENTS “OBSCÈNES” DU PELVIS d’Elvis à la télé américaine (“Hound Dog”, 1956), le rock’n’roll – terme en lui-même aussi peu équivoque que possible – a toujours été associé à des scandales, notamment sexuels, qui ont fini par entrer dans la légende. Souvent rétrospectivement anodines, parfois assez peu ragoûtantes, ces anecdotes classées X témoignent de l’hédonisme forcené, pour ne pas dire de la dépravation totale, d’une poignée de musiciens riches et célèbres se comportant comme des aristocrates décadents. The dark side of rock ? PAR LA RÉDACTION DE ROLLING STONE 1 Jerry Lee Lewis INTERDIT aux moins de 13 ans “great balls of fire”, c’est le titre de l’un des plus gros hits de Jerry Lee Lewis – et aussi celui du film qui lui sera consacré en 1989 : un…

13 min
exhibitions électriques

FRÉQUEMMENT EMPLOYÉE DANS LES rhythm and blues des années 1930 pour signifier “faire l’amour”, l’expression argotique “rock’n’roll” sent le sexe depuis l’origine : dans son rythme (les quatre temps inciteraient à la fornication), dans ses paroles (“C’est moi le roi de la ruche, j’arrête pas de jouer du dard”, chantait déjà Slim Harpo dans “I’m a King Bee” en 1957), dans son iconographie (Yoko Ono et John Lennon en tenues d’Eve et d’Adam sur la pochette de Two Virgins en 1968, censurée en raison de son caractère jugé pornographique), dans sa gestuelle… Le rock ne pense qu’à ça et confère souvent à ses interprètes une aura sexuelle surdimensionnée : “À l’école, personne n’a envie de connaître le boutonneux. Mais dès qu’il est dans un groupe, il a des milliers de…

14 min
brigade des stups

“Une tradition s’était transmise de génération d’artistes en génération d’artistes : Mick Jagger avait été initié au cannabis par Paul McCartney qui l’avait été par Bob Dylan, qui l’avait été par le rockcritic Al Aronowitz, qui l’avait été par Allen Ginsberg, qui l’avait été par des marins portoricains dans un bordel de La Nouvelle-Orléans en 1945”, expliquait très justement Barry Miles dans sa biographie consacrée à Paul McCartney en 1998. Que ce soit sous la forme de résine (haschisch) ou de feuilles (herbe, également dénommée marijuana), les produits stupéfiants issus du chanvre (cannabis, en latin) ont donc flirté avec l’organisme des musiciens rock – et de jazz bien avant eux – depuis le début, et même taquiné leur muse au point de modifier sensiblement leur son. Si les Beatles n’ont…

13 min
juke-box, escrocs et rock’n’roll

LES TROIS MAJORS AMÉRICAINES des fifties – RCA Victor, Decca et Columbia, racheté par CBS en 1958 – ont complètement raté l’émergence du rock’n’roll. Elles se sont rattrapées plus tard, Decca en signant les Stones (après avoir fait l’impasse sur les Beatles, tout de même), Columbia en mettant la main sur Dylan, puis surtout Joplin, Santana et consorts à la fin des sixties, et RCA, dès 1956, en rachetant le contrat d’Elvis à Sam Philips, le patron de Sun. Mais au départ, les seuls à donner sa chance à ce tte musique, qu’on n’imaginait pas durer plus de quelques saisons, ont été des petits indépendants comme Sam Philips, Syd Nathan (James Brown) ou Leonard Chess (Chuck Berry, Bo Diddley, etc.). Beaucoup de ces petits entrepreneurs étaient à la fois des visionnaires et…

22 min
hot rocks !

The Beatles YESTERDAY AND TODAY 1966 Nous sommes au mois de mars 1966 et les Beatles se retrouvent dans un studio de photo du quartier de Chelsea, à Londres, pour réaliser la pochette d’un nouvel album destiné au marché américain. Le photographe Robert Whitaker a l’idée (assez saugrenue) de faire poser les Fab Four vêtus de blouses de bouchers au beau milieu de morceaux viande saignants et de poupées nues, plus ou moins décapitées. Publié en juin, Yesterday and Today et sa “butcher’s cover” tiré à 750 000 copies, provoque un tollé qui contraint le label Capitol à détruire des milliers d’exemplaires de l’album. Inutile de préciser que les exemplaires de l’édition originale s’arrachent aujourd’hui à prix d’or. MAMA’S AND THE PAPA’S If You Can Believe Your Eyes And Ears 1966 ON SE DEMANDE ENCORE…