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Rolling Stone France

Rolling Stone France HS No. 33

Culte, original et créatif, Rolling Stone anticipe les modes, digère les tendances et les met en perspective. Il trouve ainsi sa place parmi les magazines musicaux et multiculturels en envisageant la musique comme moteur de société. L'édition française s'attache, entre légende et modernité, à décrypter les tendances marquantes d'une ""galaxie rock"" toujours en expansion. Profitez de notre offre d’abonnement exceptionnelle : 6 numéros pour le prix de 5 !

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Country:
France
Language:
French
Publisher:
POSITIVE MEDIA
Frequency:
Monthly
£4.20
£33.62
10 Issues

in this issue

2 min
les meilleures reprises de dylan de tous les temps

Jimi Hendrix ALL ALONG THE WATCHTOWER Hendrix fait exploser l’apocalypse annoncée par Dylan au cours du dernier couplet à l’aide d’un riff de gratte aussi puissant qu’une tempête. Dylan en conviendra : “Cela m’a bouleversé.” The Byrds MR. TAMBOURINE MAN La première chanson de Dylan à atteindre le sommet des charts pop en juin 1965. Leur incandescent bourdonnement fit jaillir les mots de Dylan telle une expérience psychédélique Stevie Wonder BLOWIN’ IN THE WIND Sur cette version de 1966, Wonder réussit à intégrer du gospel à une chanson folk elle-même basée sur un spiritual anti-esclavage. Them IT’S ALL OVER NOW, BABY BLUE Interprétée par un tout jeune Van Morrison d’à peine 20 ans, la version de 1966 revisitée par le groupe Them transforme ce largage intellectuel en un braillement pochard. Jim James & Calexico…

9 min
entre les lignes

Bob Dylan, Prix Nobel de littérature 2016 ? N’en déplaise aux grincheux, cette prestigieuse distinction a de quoi réjouir à plusieurs titres. Tout d’abord, elle prouve que Dylan bouge encore, et sans qu’il ait fomenté quoi que ce soit, qu’il a encore la capacité, sur son seul nom, de diviser, ce que nous nommerons schématiquement d’un côté les puristes et de l’autre, les progressistes. Voilà qui n’est pas sans rappeler son passage à l’électrique sous les huées en 1965. Toujours imprévisible, il a par ailleurs brillé par son absence le sacro-saint jour de la remise du prix, représenté à Stockholm par Patti Smith. Comment d’ailleurs aurait-il pu en être autrement ? Ne s’est pas senti à la hauteur de la distinction ? N’a pas eu envie d’affronter le cirque médiatique…

10 min
tourner sans fin

J ’AIME L’ORIGINALITé D’êTRE SUR LA ROUTE. C’EST LA VRAIE VIE, en temps réel”, déclarait Dylan à Rolling Stone en 2007. Un temps qui file vite, au rythme d’une inlassable tournée contredisant la surenchère scénique et les effets spéciaux de ses camarades rock stars des années 60. Dylan tourne comme le faisaient jadis les troubadours. Il ne joue pas forcément ses chansons les plus connues pour un public nostalgique, et lorsqu’il lui arrive de le faire, elles ne ressemblent que de très loin aux versions qui les ont rendues célèbres. Difficile de trouver un autre équivalent dans le rock’n’roll et la pop : seuls les musiciens jazz se permettent d’improviser. Et seule compte la performance… qui fait rarement l’unanimité ! Certains parlent d’épiphanie, d’autres de cauchemar à rallonge à la…

13 min
les temps changent tout le temps

ON NE VA PAS CONTINUER éTERNELLEMENT DE POLémiquer sur le fait de savoir si Bob Dylan, artiste au caractère plutôt chafouin, personnage pas vraiment communicatif comme le sont souvent les réels écrivains, méritait qu’on lui décerne ou non le Prix Nobel de littérature : Le débat est définitivement clôt, les aigreurs de certaines sommités auto-revendiquées ne tiennent vraiment pas la route. Oui, il le méritait et plutôt deux fois qu’une… Car au siècle passé – durant la dernière décennie, son implication profonde en tant qu’auteur aura été nettement moins cruciale, à part bien sûr dans la rédaction de Chroniques, volume 1, son recueil de souvenirs resté jusqu’ici sans suite – personne n’aura autant que lui n’aura donné envie de s’attarder sur les mots, de s’intéresser à leur sens, de se faire…

2 min
chroniques

Après Tarantula, publié en 1971, Dylan prend de nouveau la plume en 2004 afin de s’épancher sur son parcours. Et évidemment, il écrit là où on ne l’attend pas. Le titre, déjà : Chroniques, volume 1. Selon le Petit Robert, le mot “chronique” désigne “un recueil de faits historiques, rapportés dans l’ordre de leur succession”. Si Robert Zimmerman est bien aujourd’hui un personnage historique, la chronologie des faits relatés suit, elle, une logique toute “dylanienne” : le livre commence par la signature de son premier contrat chez Columbia en 1961 et se termine par la renégociation du même contrat en 1962, le manager Albert Grossman ayant fait son apparition dans l’intervalle ! Entre ces deux repères, Dylan dérègle le temps, murit dans Greenwich Village, rencontre Woody Guthrie, converse avec son…

8 min
coup de feel

QU’EST-CE QUI SE PASSE ? C’éTAIT OCCUPé DEPUIS DIX minutes. Tu préfères parler à ta meuf ou quoi ?” Panique en Alabama, ou plus exactement à l’Écran sonore d’Europe 1, studio où j’étais quelques instants auparavant sur le point d’interviewer Bob Dylan par téléphone. – “Non, non, m’sieur, j’vous jure, c’était pas occupé. On a été coupés, je ne comprends pas. On attendait que vous rappeliez, c’est tout.” C’est que pour l’obtenir, cette interview qui doit couronner une Bob Dylan Story dans le cadre du parrainage de sa tournée de l’été 1981 par Europe 1, il m’a fallu préalablement soumettre au management une soixantaine de pages, rédigées puis traduites en anglais, soient trois jours et trois nuits sans sommeil, rivé à ma machine à écrire, face au jardin de ma…