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Rolling Stone France

Rolling Stone France Punk

Culte, original et créatif, Rolling Stone anticipe les modes, digère les tendances et les met en perspective. Il trouve ainsi sa place parmi les magazines musicaux et multiculturels en envisageant la musique comme moteur de société. L'édition française s'attache, entre légende et modernité, à décrypter les tendances marquantes d'une ""galaxie rock"" toujours en expansion. Profitez de notre offre d’abonnement exceptionnelle : 6 numéros pour le prix de 5 !

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Country:
France
Language:
French
Publisher:
POSITIVE MEDIA
Frequency:
Monthly
£4.20
£33.62
10 Issues

in this issue

11 min
damné punk

Brian James… S’il y a quelqu’un qui peut raconter les débuts du punk à Londres, c’est bien lui. Guitariste à haute énergie des Damned, qui enregistrèrent à l’automne 1976 le premier classique du genre, le 45T “New Rose”, il fut au centre de l’action, se produisant au Punk Festival du 100 Club organisé par Malcolm McLaren et participant au catastrophique (la plupart des dates étant annulées) Anarchy Tour de décembre 1976. Mais lassé du (mauvais ?) tour que prenaient les événements, préférant son bon vieux rock de base au cirque médiatique et aux épingles à nourrice, il prit la tangente, allant accompagner son héros Iggy Pop ou formant The Lords of The New Church avec Stiv Bators, autre légende punk. En 2013, James a publié un solide nouvel album, The…

13 min
punk : un mot à histoires

Automne 1976 (premier festival punk à Londres/premier 45T des Damned), automne 2016 : même pour le fan de base se limitant au “One, Two, Three, Four” d’introduction des morceaux des Ramones, le calcul est facile à faire… Cela fait tout juste quarante ans que le mot punk est entré dans le vocabulaire commun du rock, d’abord par la petite porte, celle d’un petit club du New York downtown, le CBGB, puis par celle, tout aussi exiguë, d’un magasin de fringues bizarres tenu par un nostalgique des pavés de Mai-68, devenu manager d’un groupe londonien révolutionnaire hors du commun. Les verrous ont ensuite sauté, Damned, Buzzcocks ou autres The Clash se sont approprié les lieux, y faisant souffler un vent de révolte, gravant sur les murs (de briques pour les photos de…

8 min
buzzcocks : la voix du nord

Parce qu’ils ne se contentaient pas de brailler et de cogner sommairement, les Buzzcocks de Manchester amenèrent l’art et l’introversion dans le punk-rock. Leurs singles furent populaires, leurs albums riches en idées novatrices et en sonorités audacieuses. En 1976, ils découvrirent les Sex Pistols, cela changea tout pour eux, en 1994 le public de Nirvana les découvrit et fut sacrément secoué par l’énergie déployée, aujourd’hui ils sont encore sur la route et continuent d’enchanter. L’histoire sans fin d’un groupe, et de son leader Pete Shelley, qui composa à la fois des hymnes punk et des classiques pop intemporels. Même si aujourd’hui, Pete Shelley bedonnant ressemble un peu à Gérard Jugnot avec de la barbe, même si la r ythmique, batteur et bassiste, n’est plus depuis longtemps celle d’origine, les Buzzcocks continuent…

14 min
joe strummer, juste avant le clash

Si l’on se souvient de 1977 comme de l’année où le grand public a découvert le punk grâce à la sortie des principaux albums sur des majors et, surtout, à la récupération tous azimuts du “mouvement” par les médias, l’âge d’or était alors déjà terminé. Il avait culminé en 1976, année particulièrement fertile et créative, faite de découvertes, de révélations et de conversions. Car les punks ne sont pas sortis de nulle part. Il ne s’agissait pas d’une génération spontanée. S’ils méprisaient tant les hippies, c’était bien souvent pour faire table rase d’un passé encombrant. Et s’ils essayaient de se démarquer des pub rockers apparus au même moment, la frontière les séparant était souvent très floue. À bien des égards, l’année 1976 de Joe Strummer, appelé à devenir une figure…

17 min
the clash white riot

Comme l’explique magnifiquement Lester Bangs dans son celèbre Psychotic Reactions and Carburetor Dung, il y a plusieurs raisons à l’attachement viscéral que son public a pour The Clash, raisons toujours aussi valables et attachement toujours aussi indéfectible, plus de trente ans après sa disparition définitive. Un attachement né pour l’essentiel en 1977, quand le groupe incarnait la quintessence du punk. La première de ces raisons tient au fait que, quand la plupart des groupes apparus à ce moment là se contentaient “d’enfiler un collier de chien et un blouson de cuir, et de vomir partout en gueulant qu’ils voulaient sniffer de la colle et planter des couteaux dans votre dos… et que tout le monde était nul et qu’on en avait rien à battre”, The Clash, eux, “donnaient l’impression qu’ils…

10 min
15 singles punk qui ont changé l'histoire du rock

Les 45 tours furent un peu le nerf du soubresaut de 1976-77. A partir du moment où les Damned, l’emblématique Richard Hell (pour le côté new-yorkais sombre) et les Sex Pistols enregistrèrent les leur, tous ceux qui allaient ensuite jouer un rôle majeur ou mineur dans le déferlement en cours sortirent – au moins – un single marquant. Tous les mois, un nouveau mini classique instantané se faisait entendre, un groupe prouvait son existence, parfois brève, avec une chanson formidable. Un 45T ce n’était pas encombrant, ça pouvait s’enregistrer facilement (le fameux DIY !) et à l’époque ça ne coûtait vraiment pas cher à l’acheteur : moins d’une petite livre sterling parfois. The Damned “NEW ROSE/HELP” Stiff Records OCTOBRE 1976 1 Les Damned avaient rencontré Nick Lowe, le producteur de leur premier single…