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Vogue Paris

Vogue Paris 985

Le magazine des tendances de ce qui fait la mode des femmes. Le magazine qui réinvente de manière chic, élégante créative, passionnée, extraordinaire les tendances d'aujourd'hui et de demain.

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Country:
France
Language:
French
Publisher:
Les Publications Conde Nast SA
Frequency:
Monthly
£3.36
£16.81
10 Issues

in this issue

1 min
le point de vue de vogue

Écorce cuir noir, oeil charbonneux, cheveux indisciplinés éclairés d’un pendentif en or, le mannequin Grace Elizabeth en couverture de ce numéro est une incarnation de l’inoxydable «less is more», ou comment exhaler un maximum d’effet avec le minimum d’artifices. Rien de tel pour mettre en lumière la personnalité. Ce que vous invite à faire ce premier Vogue du printemps. À personnalités multiples, styles multiples. D’une allure «flower power» très british à un dressing du soir lamé ardent électrisé au mythique Carlyle, uptown New York, en passant par la silhouette déliée de cascades de bijoux de Loulou de la Falaise, idéal de Parisienne aux yeux du monde, les femmes s’affirment, sensibilités défiltrées, excentricités ou rigorismes assumés. Sa voix acidulée, son sourire porte-bonheur et sa présence 100 % charme dans le paysage «pop culturel»…

2 min
ethan james green

Votre entrée dans la photo de mode ? J’ai commencé par photographier mes amis et ma famille. Esther, ma cousine et principale «collaboratrice» à l’époque, posait, se chargeait du stylisme et cousait parfois elle-même des vêtements pour nos shootings. Mon plan de départ était d’aller dans une école d’art de Detroit, mais j’ai découvert que je pouvais travailler comme mannequin: j’ai jugé que ce serait plus utile d’apprendre le métier en fréquentant les studios et je me suis envolé vers New York. Votre plus lointain souvenir lié à la mode ? Une pub pour les grands magasins J.C. Penney avec la chanson I’m Too Sexy. Votre mentor ? Le photographe David Armstrong, qui restera sans doute à jamais ma plus grande source d’inspiration. Une image de mode qui vous a marqué ? Il y en a beaucoup,…

5 min
mood

Le snobisme: le lettrage Stuart Weitzman La marque a décliné tout L’ALPHABET sous forme de lettres incrustées de cristaux à clipser sur n’importe lesquels de ses sacs ou de ses souliers. Deux versions de strass: transparent ou noir de jais. Et un conseil (que nous n’avons pas respecté): s’en tenir à une seule lettre par chaussure – la maison estime que 4 × 4,5 cm de brillance suffisent sur chaque pied. La robe: la crinoline Comme des Garçons Une extravagance reprenant un tableau d’Arcimboldo, élément d’une collection mêlant peinture flamande, mangas et graffiti, comme dans un remix échevelé de l’iconographie des 500 dernières années. Le show s’est achevé sur quelques notes d’une mélodie funéraire; chacun en tirera ses propres conclusions, Rei Kawakubo n’ayant pas pour habitude de disserter elle-même sur ses défilés. Le lieu:…

1 min
les arts   plastiques

Révélations intimes Piège de cristal La possibilité d’un sac En toute transparence Just want to have fun Cabas résille…

11 min
margiela surexposé

«Je vous en prie, asseyez-vous. Martin était sur la chaise en face de vous pas plus tard qu’hier soir.» Ainsi nous accueille Alexandre Samson, le responsable des collections contemporaines du Palais Galliera et commissaire de l’exposition qui nous intéresse, sachant pimenter cette introduction en évoquant le passage du créateur qui ne se montre jamais et qu’on a donc raté à quelques heures près. Ce matin-là, le montage commence à peine, mais les pièces sont sélectionnées et la scéno arrêtée. «Vous voyez le panneau peint en gris et blanc, là-bas ? C’est un essai pour l’expo. Les ouvriers vont recouvrir les murs sans protéger la moquette, pour qu’elle soit maculée de taches de peinture. Martin aime l’idée d’une scénographie façon chantier, très brute, ce qui n’est pas surprenant, quand on connaît…

9 min
memories

JUIN 1960, NEW YORK, 9 RUE W GREENWICH VILLAGE Noire comme un sous-marin en Lurex brillant, la façade très bourgeoise du Lion, établissement situé au n° 62, est éclairée par deux lanternes de fiacre et un lutrin vitré qui contient le menu. Une frêle poupée aux yeux de biche à la Cléopâtre et choucroute effondrée – exactement Amy Winehouse avant l’heure – pousse la porte à petits carreaux de verre. Elle s’appelle encore Barbara (avec un a entre le second b et le r), elle a à peine 18 ans. Voilà déjà trois ans qu’elle vit en beatnik dans des appartements de rencontre. Barbara attend son tour. Son allure invraisemblable: blouson en plastique rouge et argent, long chemisier élisabéthain glissé dans une salopette, grosse casquette de conducteur de locomotive, attire l’oeil…