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Vogue Paris

Vogue Paris 987

Le magazine des tendances de ce qui fait la mode des femmes. Le magazine qui réinvente de manière chic, élégante créative, passionnée, extraordinaire les tendances d'aujourd'hui et de demain.

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Country:
France
Language:
French
Publisher:
Les Publications Conde Nast SA
Frequency:
Monthly
£3.36
£16.81
10 Issues

in this issue

1 min
le point de vue de vogue

La jeune fille de dos, silhouette en I d’une grâce émouvante ponctuée d’un cou de cygne, qui admire des diamants dans une vitrine s’appelle Audrey Hepburn, le film Breakfast at Tiffany’s et la robe fourreau noire sublime de simplicité est signée Hubert de Givenchy. Pour la petite histoire, j’étais dans une salle obscure la première fois que j’ai été confrontée à la classe éclatante du style Givenchy. Et je n’ai sans doute pas été la seule tant Hepburn aura joué à la perfection son rôle fidèle de muse du couturier au fil de ses chefs-d’œuvre (Sabrina, Charade, Funny Face…), de ses apparitions publiques ou privées. Lié à elle par une indéfectible amitié, Givenchy n’aurait pu rêver plus belle et photogénique ambassadrice. Qu’incarnait-elle au fond? Une silhouette aussi évidente et minimaliste qu’un coup…

3 min
malina joseph gilchrist

Vos premiers pas dans la mode? J’ai emménagé à New York après l’université et j’ai décroché un job de productrice au Elle américain grâce à un ami agent de mannequins. Je n’avais aucune expérience de ce milieu, mais quoi de plus formateur que de gérer des shootings? De fil en aiguille, je suis arrivée à la rédaction mode du magazine et je n’ai pas cessé de travailler pour la presse depuis. Y a-t-il des stylistes ou des photographes qui vous ont donné envie d’exercer ce métier? Il y en a énormément, mais je crois que tout a plutôt commencé avec les designers, pendant les années 90. Jean Paul Gaultier, Martin Margiela, Helmut Lang, Tom Ford, Comme Des Garçons, Prada, John Galliano, Alexander McQueen… Mon histoire d’amour avec la mode leur est due. L’icône de…

6 min
l’obsession : le regard noir

Les annonces :Jacquemus HOMME et AMI FEMME En janvier, Simon Porte Jacquemus avait affolé instagram avec un hashtag #newjob sujet à moult spéculations. Le mystère a été dissipé le 26 février à la fin de son show automne-hiver 2018-2019 lorsqu’il est venu saluer avec un hoodie explicatif : contrairement à ce que certains pensaient, Jacquemus ne prend pas les rênes d’une maison, mais se lance dans la mode masculine – volonté apparemment liée au fait qu’il soit tombé amoureux d’un inspirant garçon. Il ne reste plus très longtemps à attendre : la première collection devrait être présentée en juin. À l’inverse, AMI dévoilera sa ligne «L’Homme pour Femme» cet été. Cela faisait déjà un moment que les filles en vue allaient piocher dans le vestiaire masculin signé Alexandre Mattiussi… Bonne nouvelle, les…

1 min
c’est vogue

La vie enbandoulière Douces franges Tout en boucle La bride sur les clous…

9 min
la jeunesse va-t-elle sauver ou tuer le luxe?

«La jeunesse a toujours raison, qui l’écoute est sage.» Cette célèbre citation de Stefan Zweig reflète la façon dont, depuis quelques saisons, les grandes maisons de luxe semblent totalement affolées par le risque de ne pas savoir séduire, parler et vendre à ceux qu’on appelle les millennials. Point vocabulaire, d’abord : les millennials au sens strict, encore appelés «génération Y», sont tous les jeunes nés entre 1981 et 2000, c’est-à-dire les garçons et les filles qui ont connu la révolution numérique dès leur adolescence (d’où le terme «digital natives»). Et ils sont désormais talonnés par la génération Z, née à partir de 2000, qui commence déjà, elle aussi, à consommer du luxe. Point chiffres ensuite. Pour ceux qui en douteraient, les millennials ont un poids économique énorme. La dernière grosse étude, réalisée…

9 min
l’ami américain

Lunettes à épaisse monture, chemise, pantalon et baskets de couleur noire, Douglas Kennedy nous attend de pied ferme. Emploi du temps serré, promo au cordeau. Déjà seize ans qu’il séjourne dans la capitale française. D’abord dans un appartement à Saint-Germain-des-Prés, «un peu cliché», avoue-t-il, puis près du Canal Saint-Martin, «un quartier bobo, certes, mais qui reste réel, populaire». Il nous propose immédiatement, «en bon Américain», un café. On décline, un verre d’eau suffira. S’ensuit une longue conversation en français, langue qu’il maîtrise parfaitement, sur le canapé de son salon au design irréprochable : sobriété chromique, table Saarinen, étagères généreusement servies de livres. C’est sur ce même canapé qu’il écrit chaque jour ses quatre pages rituelles. Dans un coin, une cuisine où s’alignent des bouteilles de whisky du monde entier et…