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Movies, TV & Music
Rock and Folk

Rock and Folk 615

Le rock n’est pas mort, tous les mois Rock& Folk vous le répète, et prend la défense de vos oreilles : coups de gueule, coups de cœur, l’équipe passe les bacs en revue et met sur le grill ceux qui font l’actu rock. Confiez vos oreilles à Philippe Manœuvre et constituez-vous LA discothèque idéale. Avec Rock & Folk, vivez en rock !

Country:
France
Language:
French
Publisher:
Editions Lariviere SAS
Frequency:
Monthly
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12 Issues

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3 min.
au creux de la mini-vague

Le Bowie dont on parle là, est un peu, vu d’ici, comme celui des compromis. Celui qui, pour la première fois, semble faire passer son art après son image. Celui qui, pour la première fois, n’anticipe pas l’époque mais s’y fond, semblant la subir. Indulgent, un peu, avec son talent. Mais, et malgré lui, son importance est majeure car, précisément, il incarne cette époque, ce moment où les premiers médias planétaires, à grands coups de clips et de dollars aussi, faisaient baisser le niveau d’exigence musical au profit de l’image. Le succès passera désormais par la télévision, plus par la radio. C’est de ce Bowie-là dont il est question, celui de “Let’s Dance”, pour faire vite. A-t-il trahi? Fut-il, pour la première fois, artistiquement paresseux? Fut-il avide, Bowie? Assurément non. Mais…

7 min.
courrier des lecteurs

Lenny gravite Il est trop marrant, Lenny Kravitz. Oui, celui-là même qui avait construit un jardin pour nous. J’aime autant vous dire qu’à la nuit tombée et quand on s’est tous mis à bien cailler, on trouvait tous complètement crétin d’avoir construit le jardin avant la maison. Faut dire que c’est beaucoup moins de boulot. Alors, on ne le savait pas vraiment philosophe de haut vol mais on n’est guère surpris d’apprendre qu’il n’est pas exactement non plus un scientifique de première bourre. Car le gars se dit prêt à penser que la Terre, donc, serait plate. Ça prête à sourire, certes, mais dans le même temps, sa spéculation peut se révéler hyper réjouissante pour tous les amoureux de la musique. Car en effet, à supposer qu’elle continue de tourner et…

5 min.
télégrammes

“OK, je ne suis pas le premier à faire une pochette blanche, mais celle des Beatles est sortie il y a un certain temps”ANTON NEWCOMBE AMOR Ce nouveau groupe, composé de Paul Thomas (batteur de Franz Ferdinand), Luke Fowler, Richard Young et Michael Francis Duch, annonce un premier disque, “Sinking Into A Miracle”, pour le 7 décembre. ART BRUT Après 7 ans de silence, les Britanniques reviennent avec “Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!” le 23 novembre. THE BEATLES Pour les 50 ans de “The Beatles”, communément appelé White Album, une édition anniversaire (Deluxe, Super Deluxe et 2 LP) entièrement supervisée par Giles Martin, verra le jour le 22 novembre. DAVID BOWIE A l’occasion du passage de l’exposition “David Bowie Is”, la ville de New York rend hommage à l’icône disparue en décorant la station métro Broadway-Lafayette de…

11 min.
michael imperioli

“Le Velvet Underground est merveilleux mais je préfère Lou Reed en solo” L’HOMME VIENT DE PUBLIER UN EXCELLENT PREMIER ROMAN. Il possède une filmographie bien fournie, à la télévision, au cinéma. Mais, toute sa vie, quoi qu’il fasse, Michael Imperioli restera associé à sa participation à l’une des plus grandes œuvres de l’humanité: “Les Soprano”. L’acteur, de 1999 à 2007, interprétait dans la série HBO le personnage tragicomique de Christopher Moltisanti, faux neveu et vrai protégé de Tony Soprano, le chef de cette famille mafieuse dépressive du New Jersey. Imperioli, charmant et disert, est à Paris pour parler de “Wild Side”, premier ouvrage en forme de roman initiatique qui narre les aventures d’un adolescent new-yorkais au mitan des années 70 et dont le voisin d’immeuble se nomme Lou Reed. La qualité…

5 min.
kurt vile

“Peur en avion” VOILA PLUS DE DIX ANS que Kurt Vile creuse son sillon en publiant des albums au style cotonneux singulier. Chez lui, guitares électriques et acoustiques, claviers brumeux et effets vaporeux se dissolvent dans les haut-parleurs comme un Lexomil sous la langue. L’Américain possède un son et ne souhaite pas en changer avec ce septième long-format, “Bottle It In”, où l’ancien membre de War On Drugs a encapsulé ses dernières rêveries, au fil de morceaux tantôt concis et classiques, tantôt étirés sur plus de dix minutes. Rencontre parisienne avec un garçon aux cheveux long et idées longues. Mon banjo ROCK&FOLK: L’album aborde vos turpitudes personnelles. Il est question, dès la première chanson, d’un mal de dos atroce. Titres suivants: peur de l’avion, pilules, angoisses, amour malheureux, via cette reprise de “Rollin’…

4 min.
slaves

“Je me sens en sécurité quand je crie” LE TROISIEME ALBUM, SOUVENT, EST DECRIT COMME CELUI DE LA MATURITE. Le cliché répond à une certaine logique, l’artiste, fatalement, étant devenu plus vieux. En ce qui concerne Slaves — Laurie (basse, guitare, chant) est désormais papa et Isaac (batterie, chant) arbore un gainage abdominal encore plus impressionnant qu’avant — cette maturité est surtout symbolisée par une volonté de revenir aux sources, tant dans le son que dans l’énergie, mais avec une ambition et un recul plus importants que sur “Are You Satisfied?” (2015). Pour cela, Slaves a fait appel à son producteur historique, Jolyon Thomas. Et cela fonctionne: même équipe, même son, résultat supérieur. On essaie de s’éclater ROCK&FOLK: Il est question d’amour et de peur dans le titre de l’album. Est-ce que cela…