EXPLOREMY LIBRARY
Movies, TV & Music
Rock and Folk

Rock and Folk No. 632

Le rock n’est pas mort, tous les mois Rock& Folk vous le répète, et prend la défense de vos oreilles : coups de gueule, coups de cœur, l’équipe passe les bacs en revue et met sur le grill ceux qui font l’actu rock. Confiez vos oreilles à Philippe Manœuvre et constituez-vous LA discothèque idéale. Avec Rock & Folk, vivez en rock !

Country:
France
Language:
French
Publisher:
Editions Lariviere SAS
Frequency:
Monthly
Read More
BUY ISSUE
₹ 485.24
SUBSCRIBE
₹ 4,654.07
12 Issues

in this issue

2 min.
monstres & cie

“Les êtres physiques imaginés par les mythologies et par les légendes, dragons, minotaures, harpies, divinités à formes étranges étaient des monstres. Les Centaures étaient des monstres. La Chimère était un monstre. Polyphème était un monstre”, écrit le Littré. Le rock’n’roll, comme l’art ou la religion, a créé ses propres légendes. Ses monstres. En ce sens, fantastique, Ian Dury en était un. Bouffon déformé par la maladie. Les genoux broyés, brisés, la gouaille cockney aux lèvres, Doc Martens aux pieds et qui regarde la normalité dans les yeux. Voulant inverser son destin prolo et conquérir le monde, pourquoi pas. Le rock business permettait ça. Roitelet régnant sur quelques dégénérés intéressés, sur une cour des miracles en blouson de cuir. “La Galerie Des Monstres”, ce film muet de 1924, “Freaks” de Tod Browning, bien sûr,…

9 min.
courrier des lecteurs

Nouvelle étoile Pourvu que Kevin Parker ne se mette jamais en tête de passer un tour dans un télécrochet. Ca gâcherait tout ce qui contribue actuellement à rendre ses tourments de l’âme audibles. Ce qui me semble être en effet plus primordiale. Et décisif. Puisque le chant c’est ça. De l’engagement. De l’implication. Du coeur. Et de la vulnérabilité. John Lydon: “Je ne supporte pas l’idée qu’on puisse vous imposer une façon de chanter. American Idol, X Factor, toutes ces émissions où il faut faire des pirouettes vocales exigées par les professeurs de chant (…). C’est de la pure connerie. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas chanter simplement ce qu’on sent? (…) L’important, c’est ce que vous ressentez dans l’instant, c’est de communiquer quelque chose. Quand j’entends chanter quelqu’un, je me…

6 min.
télégrammes

“Zappa, c’était délirant, autre chose que Philippe Katerine”ROBERT CHARLEBOIS ART BRUT Les rockers britanniques ont mis en ligne la version allemande de “My Little Brother” (“Mein Kleiner Bruder”) pour commémorer les 15 ans de leur premier album “Bang Bang Rock & Roll”. BANDIT BANDIT Le duo montpelliérain fredonnera ses mélodies ombrageuses au Point Ephémère (Paris) le 24 mars. BAUHAUS Le groupe de rock gothique anglais fera escale à Paris, au Grand Rex, le 6 avril. THE BEATLES L’écrivain et collectionneur Andrew Wild décortique dans son nouvel ouvrage chaque album solo des Fab Four, chanson par chanson, jusqu’en 1980. “The Solo Beatles 1969-1980, Every Album, Every Song” sera en vente le 27 mars. BLACK LIPS Le groupe d’Atlanta est de retour en Europe pour une vingtaine de dates. Il sera notamment à Paris (Petit Bain) le 30 mars, à Lille (Aéronef)…

12 min.
bertrand bonello

“La soul et le punk sont finalement assez proches” S’IL NE DEVAIT RESTER QU’UNE TRANCHE DE MUSIQUE DU CINÉMA DE BERTRAND BONELLO, ce serait peut-être un plan sur trois filles, en bord de route, sur un trottoir de banlieue délabré. Trois prostituées, bientôt rejointes par une quatrième, qui descend d’une Twingo violette que l’on voit s’enfuir sous un pont. Lentement, les yeux défoncés d’une tristesse séculaire, la jeune femme avance vers la caméra au son de la voix rocailleuse de Lee Moses, chanteur de soul et d’amours brisées. “Bad Girl”, hurle-t-il, plein de chagrin, unissant par les aspérités de son timbre des siècles de douleur, du Deep South esclavagiste au Paris contemporain à celui de 1899 et 1900, où se plante “L’Apollonide — Souvenirs De La Maison Close”, sorti en 2011…

5 min.
juniore

“Un monsieur anglais est venu nous voir” “REVERB À PLAQUE, REVERB À RESSORTS, j’en ai une dizaine. Ça, c’est la reverb de King Tubby qui, à la base, était utilisée pour les autoradios de voiture des années 60. Tout ça est branché constamment quand j’enregistre avec Juniore…” Samy Osta, bassisteclaviériste masqué et producteur du trio parisien, passe en revue le matériel entreposé dans son studio du dixième arrondissement. C’est au milieu des orgues à transistors et des compresseurs à gros boutons que Juniore enregistre sa musique. Réduit au format trio depuis deux ans, le groupe sort un deuxième album, “Un, Deux, Trois”, qui dit beaucoup avec très peu de choses: un orgue, une basse, une batterie (tenue par Swanny Elzingre), la guitare et la voix d’Anna Jean, le tout, donc, baigné…

4 min.
jonathan wilson

“Ce que faisait Sam Phillips au studio Sun” AVEC SON NOUVEL ALBUM, “DIXIE BLUR”, Jonathan Wilson revient à ses racines et signe un grand album d’americana introspective. Guitariste de Roger Waters, producteur pour quelques collègues songwriters (Bonnie Prince Billy, Conor Oberst, Father John Misty) où sa patte, assez moderne, a souvent été synonyme de succès, l’Américain a, cette fois, enregistré un disque à l’ancienne, avec quelques gâchettes de Nashville. Avant de lancer sa tournée, il s’est confié sur cette nouvelle orientation. Retour aux racines ROCK&FOLK: Après “Rare Birds”, vous donnez à votre musique une direction qu’on n’attendait pas forcément. Jonathan Wilson: Je ressentais le besoin d’un changement artistique, de quelque chose de différent. C’était nécessaire aussi, parce que mon studio était en travaux et qu’il me fallait aller ailleurs. Enregistrer à Nashville m’est apparu…