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Cultura e Letteratura
Les Veillées des chaumières

Les Veillées des chaumières

No. 3463

Le partage, la présence, la complicité et l'amitié. Toutes ses pages sont consacrées à la lecture, à la poésie, aux histoires…

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Paese:
France
Lingua:
French
Editore:
Reworld Media Magazines
Frequenza:
Weekly
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26 Numeri

in questo numero

2 minuti
journée du câlin : il n’y a pas de mal à se faire du bien

Kevin Zaborney aurait pu n’être connu que de ses camarades du Michigan, où il réside. Titulaire d’une licence en psychologie et d’un master en théologie, il décide au sortir de ses études de promouvoir le câlin. « J’avais appris qu’un câlin, contact physique plein d’empathie, fait diminuer la tension artérielle, ralentit le rythme cardiaque, apaise la douleur et produit de l’endorphine, hormone du bien-être, confiait-il récemment. Il ne restait qu’à propager ce geste. » Entrepreneur social, en 1986, il crée son association, le National Hugging Day (to hug en anglais signifie « prendre dans ses bras »). Relayée surtout par des médias curieux, l’initiative fait boule de neige et l’accolade se répand comme une traînée de poudre. On se tombe dans les bras aux États-Unis, en Australie, en Angleterre, en l’Allemagne…

7 minuti
à chantilly, le temps a suspendu son vol…

Qui a lu La Belle au bois dormant se souvient de la fée plongeant le château dans le sommeil afin de protéger la princesse endormie pour cent ans, jusqu’à l’arrivée de son prince. À Chantilly, c’est le prince qui, par l’entremise d’un testament exigeant, a forcé le temps à s’arrêter afin de préserver le souvenir des jours heureux. En 1884, quand le duc d’Aumale lègue son domaine à l’Institut de France, ce veuf de 62 ans a vu mourir ses sept enfants. «Il décide de figer Chantilly, qu’il n’avait jamais cessé de modifier et d’embellir, dans l’état qui sera le sien au jour de sa mort. Quand il était jeune homme, Pompéi et Herculanum avaient marqué son imagination : son domaine est une œuvre d’art dont il est l’auteur, il…

19 minuti
l’atelier de mon père

L’atelier de mon père était immense. Très haut de plafond, avec des poutres et des murs en pierre, il ressemblait à une grange, avec une verrière imposante qui lui conférait un côté atelier d’artiste, et faisait largement entrer la lumière. De grandes portes de bois s’ouvraient sur la grand-place du petit village. Les habitations s’enroulaient autour de l’église. Le long de la rue principale s’égrenaient maisons et commerces: les deux boulangeries, la pâtisserie, les trois épiceries, la boucherie, la quincaillerie, la cordonnerie, la mercerie, la pharmacie, l’hôtel-restaurant et une multitude de petits cafés où il aurait été malvenu de ne pas s’arrêter. L’atelier était donc encadré par deux cafés, où l’on se devait de se rendre alternativement afin de ménager les susceptibilités. Mon père mettait un point d’honneur à les faire…

1 minuti
aux hirondelles

De l’aile effleurant mon visage,Volez, doux oiseaux de passage,Volez sans peur tout près de moi !Avec amour je vous salue ;Descendez du haut de la nue,Volez, et n’ayez nul effroi ! Des mois d’or aux heures légères,Venez, rapides messagères,Venez, mes sœurs, je vous attends !Comme vous je hais la froidure,Comme vous j’aime la verdure,Comme vous j’aime le printemps ! Vous qui des pays de l’auroreNous arrivez tièdes encore,Dites, les froids vont donc finir !Ah ! contez-nous de jeunes choses,Parlez-nous de nids et de roses,Parlez-nous d’un doux avenir ! Parlez-moi de soleil et d’ondes,D’épis flottants, de plaines blondes,De jours dorés, d’horizons verts ;De la terre enfin réveillée,Qui se mourait froide et mouilléeSous le dais brumeux des hivers. […] Ô très heureuses hirondelles !Si comme vous j’avais des ailes,J’irais me baigner d’air vermeil ;Et, loin de…

1 minuti
cordes sensibles

Nous avons tous des passe-temps, des passions auxquelles nous nous adonnons pendant nos moments de loisir, le tricot pour les unes, le bricolage pour les autres, la lecture, la peinture, les collections… j’arrête là, la liste serait trop longue. Mon violon d’Ingres à moi, c’est la guitare. Oh, je n’irais pas jusqu’à donner un concert, je joue pour moi et quelquefois pour des amis pas trop exigeants sur l’interprétation! J’éprouve une grande satisfaction à déchiffrer les notes sur une portée, je n’y vois rien de rébarbatif, elles sont pour moi comme des oiseaux sur les fils télégraphiques, et quand elles s’envolent, elles m’entraînent vers un monde enchanté qu’il faut traduire avec les doigts sur des cordes. Se livrer aussi à l’inspiration, comme pour l’écriture, c’est magique. Plaquer quelques accords, laisser l’esprit…

4 minuti
lettre de charles baudelaire à marie daubrun

Dans son recueil Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire dédie plusieurs de ses poèmes à Marie Daubrun (1828-1901). C’est à cette actrice de la Gaîté, qui tient son premier grand rôle dans La Belle aux cheveux d’or en 1847, qu’il adresse L’Invitation au voyage, « Songe à la douceur d’aller là-bas, vivre ensemble… ». L’Irréparable, Le Poison, Rêverie, Ciel brouillé… lui sont aussi dédiés. Cette lettre non datée témoigne de cet amour pour la jeune femme, célébrée aussi par le poète Théodore de Banville. Madame, Est-il bien possible que je ne doive plus vous revoir ? Là est pour moi la question importante, car j’en suis arrivé à ce point que votre absence est déjà pour mon cœur une énorme privation. Quand j’ai appris que vous renonciez à poser et qu’involontairement j’en serais…