En mai 2017, nous alertions sur le risque d’addiction lié aux antalgiques codéinés (S&V n°1196, p.40), dont certains étaient en vente libre. Trois mois plus tard, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) décidait qu’ils ne seraient plus disponibles que sur ordonnance. Mais voilà qu’en janvier dernier, c’est un autre antalgique, le tramadol, qui a été mis sous surveillance. À partir du 15 avril 2020, ce médicament ne pourra plus être prescrit que pour 3 mois, contre 12 mois jusqu’alors. Le médecin devra donc plus régulièrement évaluer si son renouvellement est nécessaire. “Comme la codéine, le tramadol est un opiacé, et de ce fait, il peut entraîner une dépendance”, explique Nathalie Richard, directrice adjointe à l’ANSM. Néanmoins, poursuit-elle, “le contexte est un peu différent. En…