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Science & VieScience & Vie

Science & Vie HS No. 285

Premier magazine européen de diffusion de la science, Science & Vie consacre en réalité plus de 120 pages chaque mois à analyser et à décrypter les principales avancées de la connaissance. Dans notre monde formidablement riche en mutations les progrès scientifiques jouent plus que jamais un rôle de premier plan. A l'écoute de tout ce qui se découvre, s'invente, se discute, se construit, nos journalistes scientifiques mettent tout leur talent de vulgarisateurs au service de nos 3 millions de lecteurs qui souhaitent mieux comprendre et anticiper les transformations de la vie par la science. Nos articles sont abondamment illustrés, clairs, nets et précis.

:
France
言語:
French
出版社:
Societe Mondadori Magazines France
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この号

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une histoire sans cesse réécrite

Il y a 40 000 ans, Homo sapiens explorait la planète presque entière, ornait de fresques les parois des grottes, taillait des pierres et chassait des mammouths. Surtout, il côtoyait d’autres humanités: des dénisoviens et des néandertaliens, dont on sait aujourd’hui qu’ils ont même échangé des gènes avec notre espèce. Il y a 40 000 ans, c’était il y a seulement… 2 000 générations. Nos grands-parents au deux-millième degré – ce n’est finalement pas si lointain ! – vivaient cette expérience extraordinaire, dont les paléoanthropologues sont désormais capables de retrouver les traces. En employant soigneusement les nouveaux outils de la paléogénétique, les nouvelles méthodes de datation et, surtout, en restant à l’affût de nouveaux gisements fossiles, ils réécrivent constamment notre histoire, jusqu’à ses plus lointaines racines. Et le récit de…

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le temps de la terre

Le système solaire, et la Terre avec lui, s’est formé voici 4,5 milliards d’années (Ga), soit un peu plus de 9 milliards d’années après la naissance de l’Univers. Assez vite (il y a 3,8 milliards d’années), alors que la planète s’est couverte d’eau, la vie apparaît, à l’état cellulaire. Des plaques continentales se forment, qui se mettent à dériver, changeant peu à peu la morphologie de la planète. Il y a 2 milliards d’années, les premières cellules à noyaux (eucaryotes) se forment, puis la vie se développe et se diversifie, surtout à partir du Cambrien (– 570 millions d’années). On sait aujourd’hui que l’histoire de la vie et celle de la Terre sont imbriquées, qu’elles ont coévolué : les êtres vivants ont façonné la Terre autant qu’elle leur a permis d’apparaître…

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le temps de la vie

Tous les êtres vivants ont un seul et même ancêtre commun, apparu il y a environ 3,8 milliards d’années. Les descendants de cet ancêtre ont emprunté des chemins évolutifs différents, qui aboutissent à la foison d’espèces présentes aujourd’hui sur terre. C’est la taxonomie, c’està-dire la branche de la biologie qui regroupe les espèces dans différentes catégories (ou « taxons »), qui s’applique à classer et à décrire ces espèces. L’une d’entre elle est HOMO SAPIENS, qui, comme indiqué ci-dessous, est défini comme un hominine, les hominines faisant partie des homininés (avec les chimpanzés, dont la branche s’est séparée de la nôtre il y a 7 millions d’années), qui sont des hominidés (comme les gorilles), donc des hominoïdes (qui incluent les orangs-outans), qui sont eux-mêmes membres du groupe des primates. Si l’on…

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le temps de l’humanité

À ses débuts, la paléoanthropologie donnait de l’évolution humaine une vision très linéaire : HOMO ERECTUS avait évolué pour devenir HOMO NEANDERTHALENSIS, qui lui-même était à l’origine d’HOMO SAPIENS. Chaque fossile trouvé était alors considéré (non sans difficulté) comme un chaînon manquant entre deux espèces de la lignée humaine. Le paradigme a complètement changé aujourd’hui. On sait désormais que notre histoire est bien plus complexe (certaines branches se sont éteintes, d’autres se sont enchevêtrées) et remonte beaucoup plus loin que ce que l’on imaginait au XIX siècle. L’humanité est devenue un véritable « buisson ». Il faudrait d’ailleurs plutôt parler d’humanités au pluriel ! Car s’il n’en reste qu’une aujourd’hui, de nombreuses espèces d’humains se sont côtoyées et ont échangé au cours de leurs migrations. Les fossiles retrouvés jusqu’à présent font…

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sur la trace de nos ancêtres

D'où venons-nous? La question a-t-elle seulement un sens? Lorsque l’on s’interroge sur les origines de l’homme, de qui parle-t-on? De sapiens, apparu il y a quelques centaines de milliers d’années? Du genre Homo, surgi vers 3millions d’années? De toute la lignée humaine? En général, on fait commencer notre préhistoire à la bifurcation avec les autres grands singes, il y a au moins 8 millions d’années. «Mais la limite entre les dernières populations de singes non humains et les premières populations de la lignée humaine est très compliquée à définir », avertit Roberto Macchiarelli paléoanthropologue à l’université de Poitiers. Pour les scientifiques, la pratique de la bipédie ou la morphologie des dents (notamment la réduction des canines) sont des caractéristiques qui permettent néanmoins de faire une distinction entre l’homme et les…

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trois candidats au titre d’ancêtre

Sahelanthropus tchadensis (ci-contre) DÉCOUVERTE En 2001, au Tchad, par l’équipe de Michel Brunet. Baptisé Toumaï, son crâne est daté à 7 millions d’années. MORPHOLOGIE Capacité crânienne : env. 360 cm³ Taille : de 1 m à 1,15 m Poids : 35 kg Alimentation : végétarienne RESTES RETROUVÉS Ossements d’au moins 6 individus. Orrorin tugenensis DÉCOUVERTE En 2000, au Kenya, par l’équipe de la Française Brigitte Senut et du Britannique et Kényan Martin Pickford. Il est daté à 5,9 millions d’années. MORPHOLOGIE Capacité crânienne : inconnue Taille : de 1,10 m à 1,35 m Poids : de 35 à 55 kg Alimentation : végétarienne, peut-être omnivore RESTES RETROUVÉS Ossements appartenant à au moins 5 individus. Ardipithecus DÉCOUVERTE En Éthiopie, en 1992 par l’Américain Tim White pour A. ramidus, et en 1999 pour A. kadabba par l’Éthiopien Yohannes Hailé-Sélassié. Ils sont datés à 5 millions d’années. MORPHOLOGIE Capacité crânienne : 300 à 350 cm³ Poids : environ…

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